BP choisit la continuité en nommant Murray Auchincloss comme nouveau patron

Murray Auchincloss (Photo, AFP).
Murray Auchincloss (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 janvier 2024

BP choisit la continuité en nommant Murray Auchincloss comme nouveau patron

  • M. Auchincloss avait été nommé directeur général par interim après la démission de M. Looney
  • Avant de devenir DG par intérim, M. Murray, un canadien de 53 ans, était directeur financier de BP où il avait auparavant occupé plusieurs fonctions de haute direction

LONDRES: Le géant pétrolier BP a confirmé Murray Auchincloss comme directeur général permanent, choisissant un homme du sérail en gage de continuité pour remplacer Bernard Looney, parti dans l'urgence et la controverse en septembre.

M. Auchincloss avait été nommé directeur général par interim après la démission de M. Looney. Le groupe avait estimé que son ex-patron, accusé d'avoir caché des "relations personnelles" avec plusieurs collègues, avait commis une "faute grave".

La nomination de M. Auchincloss fait suite à "un processus robuste et concurrentiel de recherche, mené par le conseil d'administration sur les quatre derniers mois" et a porté sur des candidatures variées dont certaines externes, selon un communiqué.

Le président du conseil d'administration Helge Lund a décrit M. Auchincloss comme un "candidat remarquable et le dirigeant qu'il faut pour BP".

Avant de devenir DG par intérim, M. Murray, un canadien de 53 ans, était directeur financier de BP où il avait auparavant occupé plusieurs fonctions de haute direction.

Après des études de finance à Calgary, il avait démarré sa carrière chez Amoco au Canada en 1992, puis a grimpé les échelons après la fusion du groupe américain avec BP en 1998.

"Peu de gens connaissent BP mieux" que M. Auchincloss, a poursuivi M. Lund, en louant sa "profonde compréhension des opportunités et défis présentés par la transition énergétique".

Le nouveau patron s'est quant à lui dit honoré de prendre la tête de BP, dont la stratégie va rester la même, a-t-il affirmé.

L'action de BP reculait de 1,14% à 447,15 pence vers 11H00 GMT, dans un marché en forte baisse et sur fond de fort repli des cours pétroliers.

Gouffre avec les pairs américains 

"M. Auchincloss a du travail à faire pour restaurer la confiance des investisseurs et rattraper l'écart de valorisation avec son rival Shell, sans parler du gouffre avec ses pairs américains", a commenté Derren Nathan, analyste chez Hargreaves Lansdown.

L'analyste estime toutefois que même si les prix pétroliers chutent encore plus, à 60 dollars le baril contre plus de 70 dollars actuellement, "BP devrait avoir de la marge de manoeuvre pour continuer à augmenter le dividende et racheter autour de 4 milliards de dollars de ses actions chaque année".

M. Looney, resté moins de quatre ans aux commandes de la "major" pétrolière, s'était notamment distingué en arrivant à la tête du groupe en insufflant une stratégie de neutralité carbone, sur laquelle il avait finalement donné un coup de frein l'an dernier.

La nomination annoncée mercredi "représente un statu quo pour une entreprise qui ne parvient toujours pas à s'éloigner des combustibles fossiles au rythme requis", a dénoncé l'ONG Greenpeace dans un communiqué.

Le géant britannique des hydrocarbures avait enregistré au troisième trimestre un bénéfice net de 4,9 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros) après une perte un an plus tôt, mais son résultat hors éléments exceptionnels, indicateur le plus suivi par les marchés, a été divisé par plus de deux, à 3,3 milliards.

Pour Russ Mould, analyste de AJ Bell, le marché est probablement déçu en partie que BP ait opté pour "un candidat de la continuité" plutôt que pour une personnalité extérieure qui aurait "secoué un peu les choses et revigoré une entreprise à la traîne de ses concurrents américains ces dernières années".

Dans ses nouvelles fonctions, M. Auchincloss touchera un salaire annuel de 1,45 million de livres mais l'essentiel de sa rémunération sera son bonus.

BP avait indiqué en décembre que M. Looney devrait renoncer à plus de 32 millions de livres de rémunération potentielle.

L'ancien dirigeant avait reconnu "n'avoir pas été totalement transparent" et "le conseil d'administration a déterminé que cela constituait une faute grave", selon un communiqué du groupe en décembre.

M. Looney avait par conséquent été "licencié sans préavis.

D'après plusieurs articles de presse dont le Daily Telegraph, la compagne de M. Auchincloss est une employée de BP mais cette relation a été divulguée au conseil d'administration et n'enfreint donc pas la politique interne.

Un porte-parole de BP n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire de l'AFP sur ce point.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".