Atterrissage en urgence à Miami d'un Boeing 747 cargo après une panne moteur

Le logo Boeing Co. est affiché à l'extérieur des bureaux de l'entreprise près de l'aéroport international de Los Angeles (LAX) à El Segundo, en Californie, le 18 janvier 2024. (Photo de Patrick T. Fallon / AFP)
Le logo Boeing Co. est affiché à l'extérieur des bureaux de l'entreprise près de l'aéroport international de Los Angeles (LAX) à El Segundo, en Californie, le 18 janvier 2024. (Photo de Patrick T. Fallon / AFP)
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Publié le Vendredi 19 janvier 2024

Atterrissage en urgence à Miami d'un Boeing 747 cargo après une panne moteur

  • L'agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) a confirmé dans un communiqué l'incident survenu vers 03H30 GMT vendredi sur ce vol à destination de Porto Rico et a lancé une enquête
  • Boeing est déjà sous le coup d'une enquête de la FAA sur une possible défaillance au niveau de ses contrôles de qualité

WASHINGTON: Un Boeing 747 cargo de la compagnie aérienne américaine Atlas Air a atterri en urgence tard jeudi à Miami (sud-est des Etats-Unis), après un problème sur l'un de ses moteurs peu après son décollage, a indiqué vendredi la compagnie à l'AFP.

L'avion "a atterri en toute sécurité après avoir fait face à un dysfonctionnement d'un moteur peu après son départ", a indiqué un porte-parole d'Atlas Air dans un communiqué.

"L'équipage a suivi toutes les procédures standards de sécurité et est revenu en sécurité à l'aéroport de Miami", a-t-il ajouté, précisant que la compagnie aérienne allait enquêter sur les causes de cette panne.

L'agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) a confirmé dans un communiqué l'incident survenu vers 03H30 GMT vendredi sur ce vol à destination de Porto Rico et a lancé une enquête.

Dans un rapport d'incident publié sur son site internet, elle a précisé qu'une inspection menée après le vol avait repéré un "trou de la taille d'une balle de softball (environ un pamplemousse, NDLR) au-dessus du moteur numéro 2".

L'agence de sécurité des transports (NTSB) a également ouvert une enquête. Elle a simplement fait savoir qu'elle "rassembl(ait) des informations pour évaluer et déterminer l'ampleur de l'enquête" à réaliser.

De son côté, l'avionneur Boeing a assuré "soutenir (son) client" et dit qu'il allait "collaborer à l'enquête de la NTSB sur cet incident".

Enquêtes multiples

GE Aerospace, fabricant des quatre moteurs Genx-2B montés sur le 747 cargo d'Atlas Air, "fournit une assistance technique à la FAA et à la (NTSB) dans leurs enquêtes sur l'incident", a indiqué à l'AFP un porte-parole de cette filiale du conglomérat américain General Electric, assurant que la sécurité était leur "première priorité".

D'après le site Airfleets.net, l'appareil a été mis en service en octobre 2015.

Boeing est déjà sous le coup d'une enquête de la FAA sur une possible défaillance au niveau de ses contrôles de qualité, à la suite d'un incident survenu le 5 janvier.

Une porte condamnée s'est détachée ce jour-là de la carlingue d'un Boeing 737 MAX 9 lors d'un vol d'Alaska Airlines reliant Portland (Oregon) à Ontario (Californie). L'incident a fait quelques blessés légers et l'avion a pu atterrir sans encombre à son aéroport d'origine.

La FAA a ordonné le maintien au sol jusqu'à nouvel ordre des Boeing 737 MAX 9 aux Etats-Unis.

Il s'agit du premier problème majeur survenu en vol sur un Boeing depuis les accidents mortels du 737 MAX 8 en 2018 et en 2019, qui ont fait 346 morts et qui ont entraîné une longue immobilisation de tous les avions de la famille des 737 MAX -- avion-vedette de Boeing -- dans le monde.

Mais l'avionneur cumule les péripéties depuis quelques mois sur ce modèle notamment sur le fuselage, signalant en particulier un problème sur la cloison étanche arrière. Fin décembre, il prévenait d'un risque de "boulon desserré" sur le système de contrôle du gouvernail.

Vers 18h45 GMT, l'action Boeing gagnait 0,82% à la Bourse de New York.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.