Loi immigration: les experts redoutent une décision «politique» du Conseil constitutionel

Des manifestants brandissant des banderoles protestent lors d'un rassemblement contre la nouvelle loi française sur l'immigration, à Bordeaux, le 21 janvier 2024.  (Photo Philippe Lopez AFP)
Des manifestants brandissant des banderoles protestent lors d'un rassemblement contre la nouvelle loi française sur l'immigration, à Bordeaux, le 21 janvier 2024. (Photo Philippe Lopez AFP)
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

Loi immigration: les experts redoutent une décision «politique» du Conseil constitutionel

  • Parmi les dispositions qui pourraient disparaître d'un texte à la coloration très droitière, celles prévoyant de limiter l'accès des étrangers en situation régulière à certaines prestations sociales
  • Les juristes s'attendent à ce que le Conseil censure partiellement le texte, surtout une «trentaine» de dispositions qui pourraient être considérées comme des amendements sans lien avec l'objet initial du texte

PARIS : La décision très attendue du Conseil constitutionnel jeudi sur le projet de loi immigration pourrait comporter une «dimension politique», s'est inquiétée lundi une coalition de juristes qui a transmis ses observations aux Sages, auxquels les experts demandent une «censure totale» du texte.

Adopté en décembre notamment avec les voix du Rassemblement national (RN), le projet de loi décrié par la gauche et le réseau humanitaire est suspendu à cette décision avant d'être promulgué par le président Emmanuel Macron, qui avait lui-même saisi le Conseil.

«L'emballage (de la décision) sera du droit, mais il est fort probable qu'une dimension politique soit prise en compte» par l'autorité constitutionnelle, a estimé lors d'une conférence de presse Serge Slama, professeur de droit public à l'université Grenoble-Alpes, qui a coordonné l'initiative de juristes et universitaires ayant transmis des contributions aux Sages.

Pour lui, le Conseil constitutionnel a été «instrumentalisé» et «piégé par le gouvernement, qui a laissé passer des dispositions qu'il savait inconstitutionnelles», comme l'avait reconnu l'ex-Première ministre Elisabeth Borne à l'issue du compromis voté au Parlement.

«Notre demande est la censure totale» pour des questions procédurales, en raison de l'«intervention de Matignon et de l'Elysée pendant les discussions» au Parlement, mais cela reste «peu probable», convient-il.

Les juristes s'attendent plutôt à ce que le Conseil censure partiellement le texte, surtout une «trentaine» de dispositions qui pourraient être considérées comme des «cavaliers législatifs», à savoir des amendements sans lien avec l'objet initial du texte.

Parmi les dispositions qui pourraient disparaître d'un texte à la coloration très droitière, celles prévoyant de limiter l'accès des étrangers en situation régulière à certaines prestations sociales, qui en plus d'être «sans lien avec le contrôle de l'immigration» introduisent, sur le fond, «une rupture d'égalité» contraire à la Constitution, a illustré Lola Isidro, maîtresse de conférence en droit à l'université Paris-Nanterre.

Pour ces experts, la contestation du texte ne s'arrêtera pas à la décision du Conseil constitutionnel: certaines dispositions, qui ne seront pas censurées, pourront faire l'objet d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), que pourra soulever une personne qui subira les conséquences de la loi.

Les dispositions pourront également faire l'objet d'un «contrôle de conventionnalité», car «on peut très bien avoir une disposition conforme à la Constitution mais contraire aux conventions internationales», qui prévalent sur le droit français, a expliqué Lisa Carayon, maîtresse de conférence à l'université Sorbonne Paris Nord.

Au total, 47 des 86 articles sont contestés par les diverses saisines des Sages.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".