Riyad s'engage à atteindre les normes mondiales les plus élevées en matière de droits de l'homme

Hala bent Mazyad al-Tuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l'homme (Photo, SPA).
Hala bent Mazyad al-Tuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l'homme (Photo, SPA).
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Publié le Mardi 23 janvier 2024

Riyad s'engage à atteindre les normes mondiales les plus élevées en matière de droits de l'homme

  • Selon Mme Al-Tuwaijri, les réformes ont été mises en place aux niveaux législatif, judiciaire, exécutif et procédural
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a lancé une initiative visant à protéger les enfants dans le monde virtuel en 2020

LONDRES: Hala bent Mazyad al-Tuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l'homme, a fait part de l'engagement du Royaume à respecter les normes mondiales les plus élevées en matière de promotion et de protection des droits de l'homme, dans le cadre de sa Vision 2030.

Mme Al-Tuwaijri a réitéré cet objectif dans sa déclaration d'ouverture de l'examen périodique universel du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève lundi, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

«Le gouvernement de l’Arabie saoudite attache une grande importance et prend au sérieux le mécanisme de l'Examen périodique universel», a déclaré Mme Al-Tuwaijri. 

Elle a souligné que l’Arabie saoudite a présenté des rapports nationaux et mis en place des mécanismes efficaces pour suivre la mise en œuvre des recommandations.

Mme Al-Tuwaijri a également souligné les efforts déployés par le Royaume pour impliquer les parties prenantes et accueillir des délégations de haut niveau des entités concernées.

Elle a expliqué que l'Arabie saoudite avait soutenu et mis en œuvre la majorité des recommandations présentées au cours des trois cycles d'examen précédents, soit 85% des 450 recommandations.

Cadre juridique et institutionnel efficace

Mme Al-Tuwaijri a indiqué que Riyad avait apporté des améliorations significatives et qualitatives dans divers domaines des droits de l'homme dans le cadre de la Vision saoudienne 2030.

Elle a ajouté que ces réformes étaient conformes aux normes internationales et fondées sur le principe selon lequel les êtres humains devraient être le point central, le sujet et les bénéficiaires du développement.

Elle a souligné que les réformes avaient été mises en œuvre aux niveaux législatif, judiciaire, exécutif et procédural, en tenant compte de tous les droits de l'homme et des préoccupations connexes. Cela démontre l'application du principe selon lequel les droits de l'homme sont complémentaires et indivisibles.

Elle a insisté sur la création d'un cadre juridique et institutionnel efficace pour promouvoir et protéger les droits de l'homme.

Des efforts ont également été déployés afin d’améliorer le respect des normes régionales et internationales en matière de droits de l'homme, conformément aux obligations contractées par l’Arabie saoudite dans le cadre des conventions.

Mme Al-Tuwaijri a fait état de 50 réformes concernant les droits des femmes et a évoqué les efforts déployés pour lutter contre la violence à l'égard des femmes et des filles, notamment la modification de la loi sur la protection contre les abus en 2022.

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a lancé une initiative visant à protéger les enfants dans le monde virtuel en 2020. 

En outre, l'enseignement en Arabie saoudite est obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ans.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.