«Engagement constructif»: L'Afghanistan tend la main à ses voisins

Le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, s'exprime lors d'une conférence des envoyés spéciaux de différents pays intitulée "Initiative de coopération régionale de l'Afghanistan" au ministère des Affaires étrangères à Kaboul, le 29 janvier 2024. (Photo par Wakil Kohsar AFP)
Le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, s'exprime lors d'une conférence des envoyés spéciaux de différents pays intitulée "Initiative de coopération régionale de l'Afghanistan" au ministère des Affaires étrangères à Kaboul, le 29 janvier 2024. (Photo par Wakil Kohsar AFP)
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

«Engagement constructif»: L'Afghanistan tend la main à ses voisins

  • Le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a réuni des envoyés spéciaux de Chine, de Russie, d'Iran, ainsi que des représentants du Pakistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirgizstan, Kazakhstan, Inde, Indonésie et Turquie
  • Muttaqi a demandé aux pays invités à Kaboul de présenter «les réalités de l'Afghanistan» d'aujourd'hui à la conférence de l'ONU en février à Doha, pour que les pays y participant choisissent «un engagement constructif» avec l'Afghanistan

KABOUL, Afghanistan : L’Afghanistan, dont le gouvernement taliban n'est reconnu par aucun pays au monde, a organisé lundi une conférence avec onze pays, essentiellement de sa région, pour «développer la coopération en vue d'un engagement constructif».

Le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, a réuni des envoyés spéciaux de Chine, de Russie, d'Iran, ainsi que des représentants du Pakistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirgizstan, Kazakhstan, Inde, Indonésie et Turquie.

Une coopération permettrait de «faire face aux menaces» dans la région, a déclaré Muttaqi à la presse en référence au terrorisme, et d'apporter une «connectivité qui apporterait un développement économique» bénéfique pour tous.

Depuis le retour au pouvoir en août 2021 des talibans qui appliquent une interprétation de la charia, la loi islamique, ultra-rigoureuse, ce pays pauvre est très isolé et vit sous sanctions internationales.

«L'Emirat islamique d'Afghanistan respecte les choix, les structures de gouvernement et les modèles de développement des autres pays et attend en retour que les autres respectent ses choix», a lancé Muttaqi.

«Aujourd'hui, nous prenons notre destin en main», a poursuivi le chef de la diplomatie.

«L'Afghanistan, qui a traversé de longs conflits et a atteint la paix, la sécurité et la stabilité, n'a pas besoin d'un nouvel envoyé spécial de l'ONU», a-t-il dit.

En décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU avait voté une résolution demandant la nomination d'un envoyé spécial pour l'Afghanistan, un poste que Kaboul avait rejeté comme étant «non nécessaire».

Mais le ministre des Affaires étrangères a demandé aux pays invités à Kaboul de présenter «les réalités de l'Afghanistan» d'aujourd'hui à la conférence de l'ONU en février à Doha, pour que les pays y participant choisissent «un engagement constructif» avec l'Afghanistan, qui «ne cherche la confrontation avec personne».


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.