Une augmentation du nombre de millionnaires en Arabie saoudite prévue dans la prochaine décennie, selon un rapport

D’après le Brics Wealth Report réalisé par Henley & Partners, le Royaume occupe aujourd’hui la sixième place au sein du bloc pour ce qui est du nombre de personnes fortunées (Photo, Fournie).
D’après le Brics Wealth Report réalisé par Henley & Partners, le Royaume occupe aujourd’hui la sixième place au sein du bloc pour ce qui est du nombre de personnes fortunées (Photo, Fournie).
Short Url
Publié le Jeudi 01 février 2024

Une augmentation du nombre de millionnaires en Arabie saoudite prévue dans la prochaine décennie, selon un rapport

  • L’Arabie saoudite devrait connaître une augmentation de 105% de la richesse moyenne par personne
  • L’agence de conseil a ajouté que l’Arabie saoudite comptait actuellement 58 300 millionnaires

RIYAD: Selon une nouvelle étude, l’Arabie saoudite devrait connaître une augmentation de 105% de la richesse moyenne par personne au cours des dix prochaines années, celle-ci s’élevant actuellement à 54 000 dollars (1 dollar = 0,92 euro).

D’après le Brics Wealth Report réalisé par Henley & Partners, le Royaume occupe aujourd’hui la sixième place au sein du bloc pour ce qui est du nombre de personnes fortunées.

L’agence de conseil a ajouté que l’Arabie saoudite comptait actuellement 58 300 millionnaires, dont 195 centimillionnaires et 22 milliardaires, ce qui représente une hausse significative de 32% depuis 2013.

Les centimillionnaires, définis comme des personnes ayant un patrimoine supérieur à 100 millions de dollars, font partie de ce groupe démographique plus aisé.

Le rapport indique que l’Inde occupe la première place sur la liste des richesses par habitant, avec une augmentation prévue des actifs de 110% au cours des dix prochaines années. Ces actifs s’élèvent actuellement à 6800 dollars.

En outre, la richesse moyenne par habitant aux Émirats arabes unis devrait s’accroître de 95% d’ici à 2033, suivie par la Chine et l’Éthiopie, qui devraient enregistrer des hausses respectives de 85% et 75%.

De même, l’Afrique du Sud devrait connaître une augmentation de 60% de sa richesse moyenne par habitant, tandis que l’Égypte devrait voir cette richesse progresser de 55% d’ici à 2033.

«Ces pays présentent des conditions économiques divergentes : l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis jouissent d’économies robustes, tandis que l’Égypte est confrontée à des défis économiques systématiques», a déclaré Robert Mogielnicki, chercheur résident principal à l’Arab Gulf States Institute à Washington.  

«Il existe également des différences majeures dans les positions respectives de chaque pays dans l’ordre international et dans la manière dont les acteurs gouvernementaux de haut niveau poursuivent leurs intérêts politiques et diplomatiques sur la scène mondiale», a-t-il ajouté.

Le document révèle par ailleurs que la richesse totale investissable actuellement détenue par les Brics s’élève à 45 000 milliards de dollars, et que la population de millionnaires dans ces pays devrait augmenter de 85% au cours des dix prochaines années. 

À l’heure actuelle, les pays des Brics comptent 1,6 million de personnes dont les actifs investissables dépassent le million de dollars, dont 4716 centimillionnaires et 549 milliardaires.

Selon les résultats de l’étude, le patrimoine privé en Chine a connu une croissance substantielle de 92% au cours de la dernière décennie. Le géant asiatique compte aujourd’hui 862 400 millionnaires, dont 2352 centimillionnaires et 305 milliardaires.

La Chine est suivie de près par l’Inde, où la richesse privée a grimpé de 85% au cours des dix dernières années. Le pays compte actuellement 326 400 millionnaires, dont plus de 1000 centimillionnaires et 120 milliardaires.

Depuis 2013, le nombre de millionnaires aux Émirats arabes unis a bondi de 77%, le pays comptant désormais un total de 116 500 millionnaires.

«Sur le plan économique, les nations non occidentales — avec les Brics à l’avant-garde — font entrer le monde dans une nouvelle réalité : un statu quo économique, social et monétaire émergent qui bouleverse ce que le monde a accepté comme normal pendant près de huit décennies», commente Jeff D. Opdyke, expert en finances personnelles et en investissements, dans le rapport.

Toutefois, le nombre de millionnaires en Afrique du Sud a diminué de 20% depuis 2013, tandis qu’en Iran, il a chuté de 38% au cours de la même période.

La capitale chinoise, Pékin, a décroché la première place avec le plus grand nombre de personnes fortunées, avec 125 600 millionnaires, dont 347 centimillionnaires et 42 milliardaires.

Après Pékin, Shanghai et Dubaï occupent les deuxième et troisième places, avec respectivement 123 400 et 72 500 millionnaires.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Short Url
  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

--
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Short Url
  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Short Url
  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.