L'Iran ne voit pas de «justification» à la présence américaine au Moyen-Orient

Le président iranien Ebrahim Raïssi (Photo, AFP).
Le président iranien Ebrahim Raïssi (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 février 2024

L'Iran ne voit pas de «justification» à la présence américaine au Moyen-Orient

  • S'adressant aux ambassadeurs en poste à Téhéran à l'approche du 45e anniversaire de la Révolution islamique, célébré le 12 février, M. Raïssi a de nouveau appelé à ce que les problèmes du Moyen-Orient soit «résolus par les dirigeants de la région»
  • Pour lui, «la présence des forces américaines dans notre région n'a aucune justification»

TEHERAN: Le président iranien Ebrahim Raïssi a déclaré mercredi qu'il n'y avait pas de "justification" au maintien de troupes américaines au Moyen-Orient, où elles représentent "une menace pour la sécurité".

S'adressant aux ambassadeurs en poste à Téhéran à l'approche du 45e anniversaire de la Révolution islamique, célébré le 12 février, M. Raïssi a de nouveau appelé à ce que les problèmes du Moyen-Orient soit "résolus par les dirigeants de la région".

"Nous avons prouvé que nous étions les meilleurs amis des pays voisins et de la région", a-t-il précisé.

Pour lui, "la présence des forces américaines dans notre région n'a aucune justification".

"La présence américaine en Irak, en Syrie et en Afghanistan ne constitue pas un facteur de sécurité, elle est une menace pour la sécurité. Partout où les Américains ont été présents, ils ont été la source du mal", selon lui.

M. Raïssi s'exprimait alors que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken effectue une nouvelle visite au Moyen-Orient pour tenter d'avancer vers un nouvel accord de trêve à Gaza, incluant la libération d'otages, à l'heure où la guerre entre Israël et le Hamas palestinien entre dans son cinquième mois.

"Nous croyons que les Occidentaux et les Etats-Unis ne devraient pas intervenir dans l'avenir de la Palestine, mais que la Palestine devrait déterminer son propre sort", a affirmé M. Raïssi.

Téhéran a dénoncé les frappes américaines ayant visé ces dernières semaines en Syrie et en Irak des groupes armés soutenus par l'Iran, notamment en riposte à l'attaque meurtrière contre une base américaine le 28 janvier en Jordanie.

Le président iranien a en outre dénoncé "l'iranophobie" et "l'islamophobie" aux Etats-Unis, un pays avec lequel l'Iran n'entretient pas de relations diplomatiques depuis 1980, à la suite de la Révolution islamique de 1979.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.