Gabon: L'épouse de l'ex-président Bongo victime de «traitements dégradants», son fils de «torture», selon leur avocat

L'ex-président gabonais Ali Bongo Ondimba et son épouse Sylvia Bongo Ondimba arrivent à l'abbaye de Westminster, dans le centre de Londres, le 6 mai 2023, avant les couronnements du roi Charles III de Grande-Bretagne et de Camilla, reine Consort de Grande-Bretagne (Photo, AFP).
L'ex-président gabonais Ali Bongo Ondimba et son épouse Sylvia Bongo Ondimba arrivent à l'abbaye de Westminster, dans le centre de Londres, le 6 mai 2023, avant les couronnements du roi Charles III de Grande-Bretagne et de Camilla, reine Consort de Grande-Bretagne (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 10 février 2024

Gabon: L'épouse de l'ex-président Bongo victime de «traitements dégradants», son fils de «torture», selon leur avocat

  • M. Bongo a été renversé par un coup d'Etat militaire le 30 août 2023
  • Mme Bongo, inculpée notamment de «blanchiment de capitaux» est incarcérée depuis mi-octobre

PARIS: L'épouse franco-gabonaise de l'ex-président Ali Bongo Ondimba, Sylvia Bongo Ondimba Valentin, incarcérée depuis octobre au Gabon, est victime de "traitements dégradants", et son fils Noureddin Bongo Valentin a été "torturé", a affirmé vendredi leur avocat François Zimeray à l'AFP.

M. Bongo a été renversé par un coup d'Etat militaire le 30 août 2023, les putschistes emmenés par le général Brice Oligui Nguema reprochant à son entourage proche, principalement Mme Bongo et son fils, d'avoir dirigé le pays en sous-main et d'avoir pillé le Gabon en détournant massivement des fonds publics.

"Noureddin a été torturé. Il a été électrocuté au Taser, frappé avec une ceinture et pire encore. Et Sylvia Bongo a subi des traitements dégradants, comme des jets d'eau glacé pour la contraindre à signer des documents", a déclaré Me Zimeray, ancien ambassadeur de France pour les Droits de l'Homme.

Mme Bongo, inculpée notamment de "blanchiment de capitaux" est incarcérée depuis mi-octobre. Noureddin Bongo est inculpé et incarcéré notamment pour "corruption" et "détournements de fonds publics".

A Libreville, le parquet sollicité par l'AFP sur ces accusations de Me Zimeray, n'avait pas répondu vendredi soir. Des sources judiciaires proches de l'enquête ont cependant précisé que les avocats gabonais de Mme Bongo et son fils assistent leurs clients durant leurs convocations par les magistrats, mais ne peuvent les voir en prison.

"La justice n'est pas la vengeance", s'est insurgé Me Zimeray qui dénonce la "séquestration" de Sylvia Bongo "en dehors de tout cadre légal, sans pouvoir se défendre, en violation des droits fondamentaux que le Gabon a ratifiés".

Populaire chez l'immense majorité des Gabonais pour avoir mis fin à 55 ans de "dynastie Bongo", le général Brice Oligui Nguema, leader du putsch, a été proclamé président de transition par l'armée deux jours après le coup d'Etat.

Ali Bongo avait été élu en 2009 à la mort de son père Omar, qui dirigeait le pays depuis plus de 41 ans. Il a été placé en résidence surveillée le jour du putsch mais déclaré libre de ses mouvements une semaine après.

Les militaires ont semblé le mettre rapidement hors de cause considérant qu'il avait été "manipulé" notamment par son épouse et leur fils, qui l'isolaient du pouvoir et imitaient sa signature après un grave AVC en 2018.

Les accusations de Me Zimeray sont "un enfumage", s’est agacé à Libreville auprès de l’AFP Anges Kevin Nzigou, avocat gabonais et défenseur renommé des Droits de l'Homme.

"Il se dit beaucoup de choses sur la situation carcérale de Mme Bongo et son fils par des personnes qui (...) disent elles-mêmes n'avoir pas pu les voir", a ajouté Me Nzigou, un opposant de premier plan au régime Bongo et qui se dit aujourd'hui également opposant au nouveau pouvoir.

L'avocat gabonais a défendu des personnalités autrefois proches de M. Bongo et emprisonnées après son AVC, comme l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat Brice Laccruche Alihanga, accusé alors de corruption. Il a été remis en liberté provisoire en octobre, manifestement très affaibli après quatre années à l’isolement total en prison.

M. Laccruche, qui assure avoir été emprisonné sur les ordres de Sylvia et Noureddin Bongo notamment, a affirmé récemment au magazine Jeune Afrique qu’il avait été "torturé" en prison.

"Je l’avais dénoncé à maintes reprises sans que cela n’émeuve le moins du monde Mme Bongo et son fils, à qui cette situation ne déplaisait pas du tout !", a ironisé Me Nzigou.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.