Prague et Budapest empêchent l'UE de sanctionner les colons israéliens violents

Les efforts de l'UE pour imposer des sanctions aux colons israéliens qui attaquent les Palestiniens en Cisjordanie sont au point mort en raison des objections de la Hongrie et de la République tchèque, selon des diplomates. (Photo, AFP/Archives)
Les efforts de l'UE pour imposer des sanctions aux colons israéliens qui attaquent les Palestiniens en Cisjordanie sont au point mort en raison des objections de la Hongrie et de la République tchèque, selon des diplomates. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Samedi 10 février 2024

Prague et Budapest empêchent l'UE de sanctionner les colons israéliens violents

  • Les deux alliés indéfectibles d'Israël ont clairement indiqué jeudi devant une commission de l'UE qu'ils n'étaient pas prêts à laisser la proposition aller de l'avant pour l'instant
  • Certains ont déclaré qu'un compromis pourrait être trouvé ultérieurement pour permettre la mise en œuvre des mesures, peut-être après l'adoption de nouvelles sanctions de l'UE à l'encontre du Hamas

BRUXELLES/PARIS: Un effort de l'UE pour imposer des sanctions aux colons israéliens qui attaquent les Palestiniens en Cisjordanie est au point mort en raison des objections de la Hongrie et de la République tchèque, selon des diplomates.

Les deux alliés indéfectibles d'Israël ont clairement indiqué jeudi devant un comité de l'UE qu'ils n'étaient pas prêts à laisser la proposition aller de l'avant pour le moment, ont révélé quatre diplomates, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat au sujet des délibérations internes de l'UE.

Certains ont déclaré qu'un compromis pourrait être trouvé ultérieurement pour permettre la mise en œuvre des mesures, peut-être après l'adoption de nouvelles sanctions de l'UE à l'encontre du Hamas, le groupe militant palestinien responsable de l'attaque du 7 octobre contre Israël qui a déclenché la crise actuelle au Proche-Orient.

Alors que l'attention internationale s'est concentrée sur cet assaut transfrontalier depuis Gaza et sur la guerre qu'Israël y a menée par la suite, les responsables européens ont également exprimé leur inquiétude croissante face à la montée de la violence contre les Palestiniens en Cisjordanie.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont exprimé des préoccupations similaires et ont déjà imposé des sanctions à plusieurs colons qu'ils considèrent comme responsables de la violence.

Le Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a déclaré en décembre qu'il proposerait des mesures similaires.

Mais les sanctions de l’UE exigent l’unanimité des États membres et le bloc n’a pas encore trouvé d’accord − reflet de divisions plus larges au Moyen-Orient, certains pays de l’UE soutenant fermement Israël tandis que d’autres penchent davantage vers les Palestiniens.

Les propositions en cours de discussion imposeraient des sanctions à une douzaine de personnes ou d'organisations, selon des diplomates. L'UE n'a pas précisé le contenu de ces sanctions, mais des responsables ont indiqué qu'elles incluraient des interdictions de voyager dans l'UE.

L'UE a déjà imposé des sanctions au Hamas à la suite des attentats du 7 octobre et des diplomates affirment que d'autres sanctions sont en cours.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a déclaré mercredi que ce n'était «certainement pas le moment» de sanctionner les colons israéliens, a rapporté l'agence de presse nationale MTI. Budapest estime que l'UE devrait se concentrer sur l'aide à apporter à Israël pour vaincre le Hamas et libérer les otages.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Lipavsky, a déclaré que son pays ne s'opposait pas «fondamentalement» aux sanctions contre les colons incitant à la violence, mais qu'il ne souhaitait pas qu'elles s'ajoutent aux mesures prises contre le Hamas.

«Un acte de terrorisme n'est pas à mettre sur le même plan que des actes commis par des colons», a-t-il précisé. «Il n'y a pas de lien entre ces deux types d'actes.»

La France, qui a insisté sur les sanctions à l'encontre des colons et qui devrait prochainement introduire des interdictions nationales de voyager à l'encontre de deux ou trois personnes, espère qu'une fois ses mesures mises en place, les partenaires européens seront plus enclins à aller de l'avant.

«Une fois que nous aurons pris nos mesures, nous verrons comment les autres réagissent», a soutenu une source diplomatique française.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."