Liban: un responsable local du Hezbollah blessé dans une frappe israélienne

Des personnes se rassemblent près d'un véhicule visé par une attaque de drone israélien dans la ville de Bint Jbeil, près de la frontière avec Israël, le 12 février 2024. (AFP).
Des personnes se rassemblent près d'un véhicule visé par une attaque de drone israélien dans la ville de Bint Jbeil, près de la frontière avec Israël, le 12 février 2024. (AFP).
Short Url
Publié le Mardi 13 février 2024

Liban: un responsable local du Hezbollah blessé dans une frappe israélienne

  • Israël a mené au cours des cinq derniers jours trois frappes ciblées qui ont blessé des responsables libanais ou palestiniens
  • Samedi, un responsable du Hamas palestinien avait été blessé et deux personnes ont été tuées dans un raid qui visait sa voiture dans un village à une quarantaine de kilomètres de la frontière

BEYROUTH: Un responsable local du mouvement islamiste libanais Hezbollah a été gravement blessé lundi dans une frappe israélienne qui a visé sa voiture dans le sud du Liban, a annoncé une source de sécurité libanaise à l'AFP.

"Une frappe israélienne a visé, dans la localité de Bint Jbeil, un responsable local du Hezbollah qui a été gravement blessé", a déclaré cette source.

Selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), "un drone ennemi a visé une voiture près de l'hôpital de Bint Jbeil", ville située près de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP sur place a pu voir la voiture ciblée, gravement endommagée et dont le toit était percé d'un trou.

Dans l'après-midi, le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a indiqué dans un communiqué qu'"un des avions avait visé une voiture dans la région de Maroun el-Ras dans laquelle se trouvaient des membres du Hezbollah".

Selon lui, plusieurs infrastructures du parti ont été détruites à Aadeisé et Khiam, ainsi que "deux bâtiments militaires et un site militaire" à Maroun el-Ras, Tayr Harfa et al-Jebbaine.

A Tayr Harfa, deux personnes ont été grièvement blessées dans une frappe israélienne contre une maison, selon l'ANI.

Six combattants tués

Dans la soirée, l'ANI a également fait état de frappes israéliennes contre la localité de Tallousé, à environ quatre km de la frontière.

Le Hezbollah a annoncé la mort lundi de quatre de ses combattants "sur la route de Jérusalem", expression utilisée pour désigner ses membres tués par des tirs israéliens. Deux étaient originaires de Tallousé, selon le Hezbollah.

Le parti a en outre revendiqué sept nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes frontalières.

De leur côté, les "Brigades al-Qods", la branche militaire du Jihad islamique palestinien, dont des combattants sont présents au Liban, ont annoncé dans un communiqué lundi soir que deux de leurs membres ont été tués "à la frontière avec la Palestine occupée, dans le sud du Liban".

Israël a mené au cours des cinq derniers jours trois frappes ciblées qui ont blessé des responsables libanais ou palestiniens.

Samedi, un responsable du Hamas palestinien avait été blessé et deux personnes ont été tuées dans un raid qui visait sa voiture dans un village à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Jeudi dernier, un responsable du Hezbollah pro-iranien avait été gravement blessé dans une attaque similaire dans une ville relativement éloignée de la frontière.

Le Hezbollah avait par la suite tiré une trentaine de roquettes sur des objectifs militaires dans le nord d'Israël.

Depuis le lendemain de l'attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, le Hezbollah bombarde des positions militaires israéliennes à la frontière, en soutien au mouvement islamiste palestinien, son allié.

L'armée israélienne réplique en bombardant des cibles dans le sud du Liban, frontalier du nord d'Israël.

En plus de quatre mois, au moins 242 personnes, en majorité des combattants du Hezbollah, ont été tuées dans le sud du Liban, selon un décompte de l'AFP. Côté israélien, 15 personnes ont été tuées, selon l'armée.


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Short Url
  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Short Url
  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Short Url
  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com