L'Iran entre en campagne pour élire un organe clé de la République islamique

Une femme brandit un portrait du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors du 45e anniversaire de la révolution islamique à Téhéran, le 11 février 2024. (AFP).
Une femme brandit un portrait du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors du 45e anniversaire de la révolution islamique à Téhéran, le 11 février 2024. (AFP).
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Publié le Mercredi 14 février 2024

L'Iran entre en campagne pour élire un organe clé de la République islamique

  • Ce scrutin au suffrage universel se tiendra le même jour que les législatives, dont la campagne officielle débutera une semaine avant.
  • "La campagne pour la 6e Assemblée des experts a débuté aujourd'hui et durera 15 jours", a indiqué l'agence officielle Irna

TEHERAN : L'Iran est entré en campagne mercredi pour élire le 1er mars l'Assemblée des experts, un organe clé chargé de désigner le Guide suprême, la plus haute autorité de la République islamique.

"La campagne pour la 6e Assemblée des experts a débuté aujourd'hui et durera 15 jours", a indiqué l'agence officielle Irna.

Ce scrutin au suffrage universel se tiendra le même jour que les législatives, dont la campagne officielle débutera une semaine avant.

Il s'agit des premières élections nationales depuis le vaste mouvement de contestation qui a secoué l'Iran après la mort en septembre 2022 de Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans décédée après avoir été arrêtée pour non-respect du strict code vestimentaire du pays.

L'Assemblée des experts est une spécificité de l'Iran depuis la Révolution islamique de 1979. Ses 88 membres sont élus au scrutin direct pour huit ans.

Tout Iranien âgé de plus de 15 ans peut participer à l'élection, à laquelle se présentent 144 candidats ayant passé le processus d'approbation mené par le Conseil des Gardiens, sur les quelque 500 prétendants au début.

Parmi les personnalités disqualifiées, figure l'ancien président modéré Hassan Rohani, qui souhaitait rester membre de l'assemblée, dans laquelle il est élu depuis 1999.

M. Rohani, président de 2013 à 2021, a dénoncé "l'approche anticonstitutionnelle" de la "minorité totalitaire au pouvoir". Depuis son départ du poste, il s'est montré critique envers le gouvernement dominé par les conservateurs et des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, notamment après le mouvement de contestation de 2022.

Selon la Constitution, l'Assemblée des experts supervise l'activité et élit à vie le Guide suprême. Elle a aussi le pouvoir de le démettre si elle estime qu'il n'est plus en mesure de remplir ses fonctions.

Ce poste est occupé par l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 84 ans, qui a succédé en 1989 au fondateur de la République islamique, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, après son décès.

L'Assemblée des experts, actuellement présidée par l'ultra-conservateur Ahmad Jannati, 96 ans, a toujours été sous le contrôle de religieux conservateurs.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.