WGS: Les réformes politiques et économiques permettent à la Libye de «respirer à nouveau», affirme le Premier ministre

Le pays nord-africain demeure instable depuis l'éruption de violence en 2011. (Photo fournie)
Le pays nord-africain demeure instable depuis l'éruption de violence en 2011. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 14 février 2024

WGS: Les réformes politiques et économiques permettent à la Libye de «respirer à nouveau», affirme le Premier ministre

  • Intervenant lors du Sommet mondial des gouvernements (WGS) à Dubaï, Abdel Hamid Dbeibah a dit aux délégués que la reconstruction du pays avançait à grands pas
  • «Nous annonçons que nous serons le dernier gouvernement de transition, si Dieu le veut», a annoncé le Premier ministre, qui a indiqué que des élections nationales seraient organisées

LONDRES: Le Premier ministre libyen par intérim a déclaré mercredi qu’il s’attendait à être le dernier chef d’un gouvernement de transition dans le pays et que les réformes politiques et économiques commençaient à prendre forme.

Intervenant lors du Sommet mondial des gouvernements (WGS) à Dubaï, Abdel Hamid Dbeibah a dit aux délégués qu’il voulait «que la Libye respire de nouveau» et que la reconstruction du pays avançait à grands pas.

«Nous avons travaillé à la restructuration de l’éducation, des infrastructures, de l’énergie et de la santé. Pendant près de dix ans, l’électricité était constamment coupée en Libye, mais nous avons déployé des efforts considérables pour résoudre ce problème et, aujourd’hui, elle n’a pas été coupée une seule minute depuis un an et demi», a ajouté le Premier ministre. 

Le pays nord-africain demeure instable depuis l’éruption de violence en 2011, le renversement et la mort du dictateur de longue date Mouammar Kadhafi, et la guerre civile qui s’en est suivie.

Depuis 2021, M. Dbeibah dirige depuis Tripoli le Gouvernement d’union nationale (GNA) soutenu par l’ONU et reconnu par la communauté internationale, mais il doit faire face à l’opposition du Gouvernement de stabilité nationale (GSN), basé dans l’est du pays.

Il a affirmé au présentateur koweïtien Ammar Taqi que la reconstruction politique et économique du pays se poursuivait malgré les divisions et les troubles. Il a par ailleurs rejeté certaines accusations extérieures selon lesquelles la Libye était devenue une terre de terroristes.

Le Premier ministre a remercié les «pays amis», notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Turquie, d’avoir rouvert leurs ambassades et leurs consulats à Tripoli, et a appelé les autres pays à faire de même pour contribuer au processus de reconstruction, évoquant les «excellentes conditions de sécurité» qui règnent dans la capitale.

M. Dbeibah a également mentionné que des élections nationales seraient organisées. Le président de la Chambre des représentants de Libye, Aguila Saleh, a récemment indiqué qu’elles seraient «cruciales» pour résoudre les problèmes auxquels la Libye est actuellement confrontée.

S’adressant aux participants au sommet, M. Dbeibah a déclaré: «Nous annonçons que nous serons le dernier gouvernement de transition, si Dieu le veut. Nous voulons des lois justes qui ne soient pas adaptées à un groupe particulier. Nous serons le premier gouvernement à remettre le pouvoir à celui que le nouveau Parlement choisira et à celui qu’il choisira comme président du pays.»

En outre, il a réaffirmé mercredi la décision qu’il avait prise l’année dernière de mettre fin aux subventions aux carburants en Libye d’ici au milieu ou à la fin de l’année et d’offrir à la place une aide directe en espèces aux citoyens. Il a récemment qualifié ces subventions de «fardeau pour le budget de l’État» et a souligné, lors du WGS, qu’elles représentaient jusqu’à 40 % du budget national.

Il a noté que, depuis la découverte du pétrole en Libye, les citoyens ont pu bénéficier d’un approvisionnement en carburant, le litre d’essence en Libye coûtant actuellement trois centimes. Toutefois, il a ajouté que pas moins de 60% du carburant produit en Libye sortait clandestinement du pays, ce qui représentait des milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro) de pertes pour l’économie libyenne.

Selon M. Dbeibah, le succès de cette politique dépend de la capacité à convaincre les Libyens qu’ils se porteraient mieux sans subventions et à garantir l’amélioration de leurs salaires. «Nous avons décidé de remplacer les subventions aux carburants en versant cette aide directement dans les poches des Libyens», a-t-il précisé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".