Liban: trois membres du Hezbollah et sept civils tués dans une frappe israélienne

Les secouristes et la défense civile retirent les décombres d'un bâtiment qui a été attaqué mercredi soir par une frappe aérienne israélienne, dans la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban (AP)
Les secouristes et la défense civile retirent les décombres d'un bâtiment qui a été attaqué mercredi soir par une frappe aérienne israélienne, dans la ville de Nabatiyeh, au sud du Liban (AP)
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Publié le Jeudi 15 février 2024

Liban: trois membres du Hezbollah et sept civils tués dans une frappe israélienne

  • Les trois membres du Hezbollah se trouvaient au rez-de chaussée de l'immeuble visé dans la ville de Nabatiyé, relativement épargnée par les violences jusque là
  • Les échanges de tirs quotidiens à la frontière entre Israël et le Hezbollah, allié du Hamas palestinien, depuis le début de la guerre à Gaza ont gagné en intensité mercredi

BEYROUTH: Une frappe israélienne sur le sud du Liban mercredi soir a fait dix morts, sept civils membres d'une même famille et trois membres du Hezbollah dont un responsable pourchassé par Israël, selon une source de sécurité.

Les trois membres du Hezbollah se trouvaient au rez-de chaussée de l'immeuble visé dans la ville de Nabatiyé, relativement épargnée par les violences jusque là, et la famille qui a été décimée au premier étage, selon cette source.

Parmi les trois membres de la formation islamiste figure Ali al-Debs, un responsable militaire qui avait été blessé le 8 février par une frappe de drone israélien sur sa voiture dans cette même ville, a précisé la source.

Un photographe de l'AFP sur place a constaté que le rez-de-chaussée et le premier étage du bâtiment avaient été soufflés.

Selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), "un drone muni d'un missile guidé" a visé l'immeuble.

Les secouristes avaient dans un premier temps retiré les corps d'un homme, de ses deux filles, de sa soeur et de son petit-fils, selon l'ANI.

Ceux de son épouse et de sa nièce ont été ensuite retrouvés, portant le nombre de morts de la famille à sept.

Un enfant de trois ans avait pu être retiré vivant des décombres par les secouristes et hospitalisé.

Le Hezbollah a de son côté annoncé la mort de trois de ses membres, dont Ali al-Debs, sans préciser où ils avaient été tués.

Les échanges de tirs quotidiens à la frontière entre Israël et le Hezbollah, allié du Hamas palestinien, depuis le début de la guerre à Gaza ont gagné en intensité mercredi.

L'ONU a évoqué "escalade dangereuse" des violences qui font craindre un embrasement régional.

Dix civils au total ont été tuées dans des frappes israéliennes mercredi, le bilan civil le plus lourd en plus de quatre mois de violences.

Une femme, son fils et son beau-fils avaient été tués dans une autre frappe israélienne sur le village de Sawaneh.

Le Hezbollah avait de son côté annoncé la mort de deux de ses combattants.

Du côté israélien, une soldate a été tuée dans un tir de roquette depuis le Liban.

En plus de quatre mois, au moins 259 personnes, en majorité des combattants du Hezbollah et d'autres formations qui lui sont alliées mais également 40 civils, ont été tuées dans le sud du Liban, selon un décompte de l'AFP. Côté israélien, dix soldats et six civils ont été tués, selon l'armée.

 

 


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.