Nouvelle-Calédonie: deux morts et quatre blessés dans une fusillade

Le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie Louis Mapou (au centre) arrive pour participer à une réunion avec les dirigeants politiques calédoniens et les membres du groupe de travail "nickel" à l'Hôtel Matignon à Paris le 6 septembre 2023. (Photo Julien de Rosa AFP)
Le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie Louis Mapou (au centre) arrive pour participer à une réunion avec les dirigeants politiques calédoniens et les membres du groupe de travail "nickel" à l'Hôtel Matignon à Paris le 6 septembre 2023. (Photo Julien de Rosa AFP)
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Publié le Dimanche 18 février 2024

Nouvelle-Calédonie: deux morts et quatre blessés dans une fusillade

  • La fusillade a éclaté en marge d'une fête locale vers 1H00 du matin (heure locale), dans la tribu de Touaourou, en proie à un conflit clanique depuis décembre 2022
  • Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a décrété un couvre-feu de 18H00 à 6H00 du matin jusqu'au 22 février dans cette commune de 1.600 habitants

NOUMÉA, France : Une fusillade a fait deux morts et quatre blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans une tribu de la commune de Yaté, dans le sud de l'île principale de l'archipel de Nouvelle-Calédonie, a-t-on appris auprès du parquet de Nouméa.

La fusillade a éclaté en marge d'une fête locale vers 1H00 du matin (heure locale), dans la tribu de Touaourou, en proie à un conflit clanique depuis décembre 2022.

«Deux hommes de 48 et 57 ans ont été mortellement touchés au thorax. Quatre autres personnes ont été blessées, certaines à l'arme blanche», a précisé le procureur de la République Yves Dupas dans un communiqué.

Des cocktails Molotov ont également été utilisés. Une enquête pour homicide volontaire et violences en réunion a été ouverte. Sept personnes ont été placées en garde à vue dimanche.

Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a décrété un couvre-feu de 18H00 à 6H00 du matin jusqu'au 22 février dans cette commune de 1.600 habitants.

La vente de boissons alcoolisées et le transport d'armes sont interdits jusqu'au 3 mars et «un important dispositif de gendarmerie restera déployé sur place», a indiqué Louis Le Franc, «qui condamne avec la plus grande fermeté ces actes particulièrement graves et souhaite voir émerger rapidement une solution à ce conflit clanique».

De son côté, la mairie de Yaté a décidé de fermer les écoles et internats lundi.

Le conflit a débuté fin 2022 et «avait conduit le parquet à engager des poursuites pour violences et dégradations en 2023 et dernièrement en janvier 2024. Plusieurs médiations ont été menées afin d'apaiser les tensions, sans effet tangible jusqu’à présent», selon Yves Dupas.

Le président du gouvernement calédonien, l'indépendantiste Louis Mapou, lui-même originaire de Yaté, a ainsi «rencontré les protagonistes à plusieurs reprises depuis le 1er février», écrit-il dans un communiqué publié dimanche.

«L'origine de ce conflit ne saurait justifier le nombre de blessés et la mort de deux pères de famille. J'appelle donc à l'apaisement et à la responsabilité des chefs de clan, des autorités coutumières et de tous ceux qui peuvent œuvrer à un retour au calme», conclut Louis Mapou.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.