Le cinéma français pleure sa doyenne, Micheline Presle, partie à 101 ans

L'actrice française Micheline Presle est photographiée sur scène lors du 45ème Festival du film de Karlovy Vary (KVIFF), le 7 juillet 2010, à Karlovy Vary (Photo, AFP).
L'actrice française Micheline Presle est photographiée sur scène lors du 45ème Festival du film de Karlovy Vary (KVIFF), le 7 juillet 2010, à Karlovy Vary (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 22 février 2024

Le cinéma français pleure sa doyenne, Micheline Presle, partie à 101 ans

  • Née à Paris en août 1922, Micheline Presle «s'est éteinte paisiblement vers 18H00 à la Maison nationale des artistes de Nogent-sur-Marne» (Val-de-Marne)
  • «Micheline Presle était une figure emblématique du cinéma français», a salué l'Académie des César

PARIS: Le cinéma français pleure sa doyenne: l'actrice Micheline Presle, décédée mercredi à 101 ans, aura accompagné des générations de spectateurs et côtoyé les figures du 7e art du XXe siècle, d'Alain Resnais à Jacques Demy en passant par Claude Autant-Lara.

Née à Paris en août 1922, Micheline Presle "s'est éteinte paisiblement vers 18H00 à la Maison nationale des artistes de Nogent-sur-Marne" (Val-de-Marne), a annoncé son gendre Olivier Bomsel à l'AFP. Les obsèques se dérouleront dans l'intimité, a-t-il ajouté.

L'actrice, élégante et amatrice de mode, restera pour beaucoup Marthe, la camarade de jeu de Gérard Philipe dans "Le Diable au corps" (1947) de Claude Autant-Lara, adapté du roman de Raymond Radiguet. Ou la star des samedis soirs dans le feuilleton télé "Les Saintes Chéries", institution de l'ORTF des années 1960.

Bien au-delà, avec sa mort, une page du cinéma se tourne: sa carrière compte au total plus de 150 films, dont quelques-uns à Hollywood, se laissant porter par ses rencontres, de George Pabst à Alain Resnais en passant par Abel Gance, Jacques Demy ou Joseph Losey.

Longtemps l'une des trois stars préférées des Français, avec Danielle Darrieux et Michèle Morgan, elle était l'une des rares actrices établies qui donnèrent beaucoup à des cinéastes débutants.

"Tristesse infinie. La France est orpheline de sa sainte chérie. A 101 ans, Micheline était belle, d'une simplicité, d'une vivacité, curieuse de tout, chantant à ravir, riant, l'œil vif. Aimant aimer", a réagi auprès de l'AFP l'ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob.

«Figure emblématique»

"Micheline Presle était une figure emblématique du cinéma français", a salué l'Académie des César, à deux jours de sa 49e cérémonie et vingt ans après lui avoir remis un César d'honneur.

"Le cinéma est sans aucun doute la plus belle histoire de ma vie", avait lancé à l'époque l'actrice sur la scène, après avoir rendu hommage aux "jeunes cinéastes" auxquels elle disait devoir sa "survie" et "beaucoup de ses joies".

Avec une mention spéciale à Jacques Becker, qui l'a rendu célèbre avec "Falbalas", juste après guerre, tout comme "Boule de suif" de Christian-Jaque.

Sa fille Tonie Marshall, seule réalisatrice à avoir jamais reçu un César, pour "Venus Beauté (institut)" (1999), dans lequel Micheline Presle apparaissait, est décédée en mars 2020.

La dernière apparition de Micheline Presle devant la caméra remonte à 2018: pour son spectacle autobiographique "Fashion Freak Show", mis en scène par Tonie Marshall, Jean Paul Gaultier avait fait appel à elle pour incarner dans une séquence vidéo sa grand-mère, elle-même à l'origine de la passion du couturier pour la mode, quand il était enfant.

En-dehors du cinéma, Micheline Presle était membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité. "Nous perdons une fervente militante (...) et une amie", a réagi l'association sur le réseau social X (ex-Twitter).


Goodbye Julia, grand gagnant des Prix de la critique pour les films arabes à Cannes

La 8e édition des Prix de la critique pour les films arabes s’est déroulée en marge du Festival de Cannes. (Instagram)
La 8e édition des Prix de la critique pour les films arabes s’est déroulée en marge du Festival de Cannes. (Instagram)
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  • Le documentaire hybride Les Filles d’Olfa, de la réalisatrice tunisienne Kaouther ben Hania, a remporté trois prix
  • Inchallah un fils, d’Amjad al-Rasheed, a remporté le prix de la meilleure actrice pour la star palestinienne Mouna Hawa et celui de la meilleure photographie pour Kanamé Onoyama

DUBAÏ: Goodbye Julia, du réalisateur soudanais Mohamed Kordofani, a remporté les prix du meilleur long métrage et du meilleur scénario lors de la 8e édition des Prix de la critique pour les films arabes, qui s’est déroulée samedi en marge du festival du Festival de Cannes.

Le compositeur franco-tunisien Amin Bouhafa, qui a travaillé sur Hajjan, a remporté le prix de la meilleure musique pour ce film qui se déroule en Arabie saoudite.

Le documentaire hybride Les Filles d’Olfa, de la réalisatrice tunisienne Kaouther ben Hania, qui n’a pas remporté le prix du meilleur documentaire aux Oscars cette année, a remporté trois récompenses: meilleure réalisatrice pour Ben Hania, meilleur documentaire et meilleur montage.

Inchallah un fils, d’Amjad al-Rasheed, a remporté le prix de la meilleure actrice pour la star palestinienne Mouna Hawa et celui de la meilleure photographie pour Kanamé Onoyama.

L’acteur palestinien Saleh Bakri a décroché le prix du meilleur acteur pour son rôle dans The Teacher, tandis que I Promise You Paradise, du cinéaste égyptien Morad Mostafa, est arrivé premier dans la catégorie du meilleur court métrage.

La cérémonie de remise des prix est organisée par le Centre du cinéma arabe (Arab Cinema Center, ACC), situé au Caire. Les vainqueurs sont élus par un jury de 225 critiques venus de plus de 70 pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Paul Kupelian, artiste informel et chroniqueur du côté coloré de la vie

L’art de Paul Kupelian échappe aux catégories et n’obéit qu’à la nécessité de peindre. (fournie)
L’art de Paul Kupelian échappe aux catégories et n’obéit qu’à la nécessité de peindre. (fournie)
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  • A force de peindre son quotidien, ses lieux familiers et le chaos de Beyrouth, il devient le chroniqueur visuel d'événements importants, tout comme de sa propre évolution
  • Sa signature artistique se caractérise par un style vibrant et coloré, joyeux et dynamique, ce qui ne l’empêche pas de trouver, dans les infinies nuances de sa palette lumineuse, une harmonie chromatique qui se révèle au premier coup d’œil

BEYROUTH : Figuratif ? Naïf ? L’art de Paul Kupelian échappe aux catégories et n’obéit qu’à la nécessité de peindre. Né en 1975, cet artiste autodidacte de nationalité libanaise et française dont les racines remontent à l'Arménie, a grandi dans une famille d'artistes. Il n’a que 7 ans quand sa grand-tante l’initie à la technique reine, et donc complexe, de la peinture à l’huile. Dès lors, le reste de son enfance est ébloui par d’innombrables heures passées à dessiner et à peindre tout ce qui l’entoure. Il met toute sa passion à se perfectionner, aborde de nouveaux médiums tels que l'encre de Chine, l'acrylique, le pastel gras, le fusain ou la sanguine. Savait-elle, cette bienveillante aïeule, qu’elle lui offrait à travers l'art l'exutoire thérapeutique suprême, un moyen d'exprimer ses émotions et d'affronter les complexités de la vie ?  A force de peindre son quotidien, ses lieux familiers et le chaos de Beyrouth, il devient le chroniqueur visuel d'événements importants tout comme de sa propre évolution, projetant ses troubles sur la toile et y gagnant en retour paix intérieure et stabilité.

Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)
Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)

Sa signature artistique se caractérise par un style vibrant et coloré, joyeux et dynamique, ce qui ne l’empêche pas de trouver, dans les infinies nuances de sa palette lumineuse, une harmonie chromatique qui se révèle au premier coup d’oeil. Il y a dans ses oeuvres une joie contagieuse que confirme le sourire spontané de tout spectateur qui y est confronté. Ce pouvoir n’échappe pas au regard avisé de la galeriste Nadine Begdache, commissaire de l’espace Janine Rubeiz, à Beyrouth. En 2016, elle lui offre son exposition inaugurale : "Looking at the Bright Side" (Regard sur le côté lumineux de la vie). Une présentation saluée par les critiques d'art et les collectionneurs.

Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)
Paul Kupelian, chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)

Qu’on ne se trompe pas sur la « naïveté » de cet artiste autodidacte. Sa profonde compréhension des proportions, de la perspective et des détails complexes n’échappe pas à un regard averti.  Ses peintures, bien que légères, servent de canal à ses émotions. Dans ses œuvres récentes, Paul Kupelian utilise principalement la peinture acrylique à grande échelle, un médium dont il apprécie la polyvalence et le potentiel expressif.

Chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)
Chroniqueur des événements et de sa propre vie (fournie)

Bien qu’il n’ait pas donné d’exposition depuis un certain temps, il confie à Arab News en français qu’il vit à présent à Dubai où il occupe un poste de direction dans le retail.  « Je peins dès que j’en ai le temps, le soir et surtout les weekends » poursuit-il. « La peinture est mon exutoire, je peux y passer des heures sans voir le temps passer. Cela me permet de tout oublier et m’apporte énormément de joie » ajoute Paul Kupelian qui affirme que, comme pour beaucoup d’artistes, son art est sa thérapie. Ajoutez à cette passion celle de l’histoire, la géopolitique, la philosophie, la musique, les voyages, le sport, vous obtenez, dans chaque toile, une nouvelle fenêtre ou un nouveau miroir où chacun peut trouver une réponse à ses propres questionnements.

 


Deuxième jour de la RSFW: défilé historique de maillots de bain et dentelle élégante

La collection d’EAU comprenait des maillots de bain simples – une pièce en V profond, motifs à épaules dénudées, tops bandeau et divers paréos. (Photo fournie)
La collection d’EAU comprenait des maillots de bain simples – une pièce en V profond, motifs à épaules dénudées, tops bandeau et divers paréos. (Photo fournie)
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  • Certains looks élégants étaient associés à des couvre-chefs soyeux et à des sacs à main sophistiqués
  • La collection de Sara Altwaim, comprenait un certain nombre de robes blanches fluides en dentelle et en mousseline

MER ROUGE: La marque marocaine EAU a marqué l’histoire en lançant, vendredi, la deuxième série de défilés de la Red Sea Fashion Week. En effet, c’est la première fois que des maillots de bain font leur entrée sur un podium saoudien.

Avec la piscine scintillante de St. Regis et les palmiers ondulants en arrière-plan, la deuxième RSFW a mis en valeur l’une des pièces incontournables de l’été.

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EAU. (Photo fournie)

La collection comprenait des maillots de bain simples – une pièce en V profond, motifs à épaules dénudées, tops bandeau et divers paréos. Bleu roi, jaune moutarde, vert chasseur et rouge marron dominaient la collection, créant une palette d’automne plutôt singulière, mais bienvenue, pour la saison estivale à venir.

Certains looks élégants étaient associés à des couvre-chefs soyeux et à des sacs à main sophistiqués, notamment des paniers tressés parsemés de strass, des sacs de plage en paille et des pochettes à franges.

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Sarah Altwaim. (Photo fournie)

La mode affluait à mesure que la mer Rouge brillait. La collection de Sara Altwaim comprenait un certain nombre de robes blanches fluides en dentelle et en mousseline. Chacune des pièces est attrayante, grâce à une touche individuelle, de subtiles perles, des coupes superposées ou un mélange de tissus.

Altwaim a présenté un tissu en mousseline d’inspiration sous-marine présentant des croquis de créatures des fonds marins, comme les poissons, les crevettes et les crabes, qui ont fait leur apparition dans une variété d’ensembles.

Les cols de perles très superposés, les jupes en forme de paréo, les résilles ornées de bijoux, les tissus métalliques et les vêtements fluides étaient également inspirés de la vie marine.

La créatrice saoudienne Yasmina Q a introduit les vêtements d’intérieur, clôturant les défilés avec une collection de robes en tricot effet côtelé dans des tons vert menthe, bleu écume de mer, jaune vif, corail et bien plus encore.

Il y avait aussi des manches évasées et une taille ajustée qui se transformait en une forme trapèze. Certaines pièces étaient également sans manches pour un look estival plus décontracté. La collection, composée de lunettes de soleil et de chapeauxestivaux, présentait également une gamme de vêtements d’intérieur, allant des bas côtelés aux hauts ajustés simples, en passant par les chemises côtelées, les hauts kimonos et les pulls amples.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com