Un navire sud-coréen arraisonné par les forces iraniennes

La photo fournie par le site Web officiel de l'armée iranienne le 11 septembre 2020 montre un navire de guerre de la marine iranienne au cours de la deuxième journée de manœuvres dans le Golfe, près du détroit stratégique d'Ormuz, au sud de l'Iran. (Fichier/AFP)
La photo fournie par le site Web officiel de l'armée iranienne le 11 septembre 2020 montre un navire de guerre de la marine iranienne au cours de la deuxième journée de manœuvres dans le Golfe, près du détroit stratégique d'Ormuz, au sud de l'Iran. (Fichier/AFP)
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Publié le Lundi 04 janvier 2021

Un navire sud-coréen arraisonné par les forces iraniennes

  • Un chimiquier sud-coréen a été arraisonné dans le détroit d'Ormuz par les forces iraniennes
  • Les relations entre Téhéran et Séoul, alliée des États-Unis, se sont détériorées ces dernières années en raison d'un différend sur l'argent du pétrole iranien

LONDRES : Un chimiquier sud-coréen a été arraisonné dans le détroit d'Ormuz par les forces iraniennes: c’est le dernier d'une série d'incidents maritimes qui soulève des tensions sur l'une des voies de navigation les plus importantes du monde.

Selon Dryad Global, société de surveillance et de conseil en matière de sécurité maritime, le navire sud-coréen Hankuk Chemi «s'est détourné de sa route vers le Nord dans les eaux territoriales iraniennes lors de son arrivée à Fujaïrah [dans les Émirats arabes unis], alors qu’il venait de [la ville saoudienne d’] Al-Jubail.»

Dryad Global déclare que le navire, dont l’équipage compte vingt-trois ressortissants indonésiens et birmans, «a été arraisonné par les forces iraniennes». L’information a ensuite été confirmée par les médias officiels iraniens.

Les relations entre Téhéran et Séoul, alliées des États-Unis, se sont détériorées ces dernières années, en partie en raison d'un différend sur l'argent du pétrole iranien qui aurait été gelé dans les banques sud-coréennes.

David Munro Anderson, l’un des associés de Dryad Global, précise à Arab News que cet incident maritime est représentatif de la stratégie régionale, prise au sens large, et de la politique étrangère iraniennes.

«Le navire a été arraisonné à cause de ce que l’Iran qualifie de “pollution par les hydrocarbures”, ce qui est complètement absurde», affirme-t-il. Il ajoute que l’immobilisation du navire est sans aucun doute liée au différend sur l’argent gelé du pétrole.

De tels incidents montrent «que l'Iran cherchera à tirer parti de toutes sortes d'actions imputables – comme non imputables – à ceux qu'il perçoit comme travaillant contre ses intérêts», prévient-il.

Anderson ajoute que, d’une manière générale, la sécurité des transports maritimes dans la région n’est pas en régression, mais que les navires et les marins des États impliqués dans des différends avec l’Iran courent le risque accru d’être ciblés dans le cadre de la stratégie de Téhéran dans le golfe Arabique.

L’arraisonnement de navires «est une stratégie classique de l'Iran et du CGRI [Corps des gardiens de la révolution islamique], qui montre que l'Iran a la capacité et l'intention d'exercer son influence dans la région pour atteindre ses objectifs plus larges de politique étrangère», précise-t-il.

Anderson ajoute que cet incident était le dernier d'une série d'actions imputables à l'Iran. Parmi elles, rappelons la récente découverte de mines magnétiques sur deux navires dans le golfe Arabique et au large des côtes de l'Irak. Les Iraniens «ont montré que c'est ainsi qu'ils opéraient», explique-t-il.

«L'Iran continuera à utiliser sans scrupules toutes sortes de moyens peu conventionnels pour faire avancer son programme de politique étrangère», le golfe Arabique «étant un espace naturel pour le faire», conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.