Dans des camps surchargés au Soudan du Sud, l'attente des réfugiés soudanais ayant fui les combats

Selon les Nations unies, plus de 550 000 personnes ont fui la guerre au Soudan pour se réfugier au Sud-Soudan depuis que le conflit a éclaté en avril 2023. (AFP).
Selon les Nations unies, plus de 550 000 personnes ont fui la guerre au Soudan pour se réfugier au Sud-Soudan depuis que le conflit a éclaté en avril 2023. (AFP).
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Publié le Mercredi 28 février 2024

Dans des camps surchargés au Soudan du Sud, l'attente des réfugiés soudanais ayant fui les combats

  • La ville de Renk se trouve dans la partie septentrionale du Soudan du Sud, à une dizaine de kilomètres du Soudan, ravagé par une guerre qui a éclaté en avril 2023
  • Des milliers de civils ont été tués, dont entre 10.000 et 15.000 dans une seule ville du Darfour, selon les experts de l'ONU

RENK: Un nouveau camion arrive. Des dizaines de femmes, de vieillards et d'enfants en descendent, les traits tirés. Comme eux, plusieurs centaines de milliers de personnes ont fui les combats au Soudan pour franchir la frontière au Soudan du Sud, où les réfugiés s'entassent dans des camps surchargés.

La ville de Renk se trouve dans la partie septentrionale du Soudan du Sud, à une dizaine de kilomètres du Soudan, ravagé par une guerre qui a éclaté en avril 2023 entre le chef de l'armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Daglo, son ancien adjoint et commandant des forces paramilitaires de soutien rapide (FSR).

Des milliers de civils ont été tués, dont entre 10.000 et 15.000 dans une seule ville du Darfour, selon les experts de l'ONU. Près de huit millions de personnes, dont la moitié d'enfants, ont fui leur foyer.

« Intenable »

Fatima Mohammed a mis cinq jours pour arriver à Renk. L'enseignante de 33 ans a fui les combats qui faisaient rage à El-Obeid, dans le centre du Soudan, avec son mari et ses cinq enfants.

"La situation était intenable: un jour, nous étions chez nous et les balles entraient dans notre maison. Nous étions coincés entre des tirs croisés dans notre propre rue", relate-t-elle.

Durant le trajet, "l'armée soudanaise et les FSR voulaient nous empêcher de quitter le pays. Ils ont pris tous nos téléphones à un poste de contrôle, et une grande partie de notre argent à un autre", dit-elle.

Depuis le début du conflit, quelque 560.000 personnes se sont réfugiées au Soudan du Sud, plus jeune Etat de la planète et l'un des moins développés, selon les Nations unies, qui estiment qu'environ 1.500 personnes arrivent chaque jour dans les deux centres de transit de Renk gérés par l'ONU, débordés face à cet afflux ininterrompu.

Iman David tient dans les bras son bébé de 10 mois. La jeune femme de 20 ans, d'origine sud-soudanaise et mariée à un Soudanais, attend depuis 7 mois dans le camp après avoir fui les affrontements armés à Khartoum. "J'ai dû laisser mon mari derrière moi (...) il voulait rester dans son pays(...) C'était censé être un court séjour, mais je suis toujours coincée ici", se lamente la jeune femme, qui n'a plus aucune nouvelle de son mari.

Environ 25 millions de personnes, plus de la moitié de la population soudanaise, ont besoin d'aide, dont près de 18 millions sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, et environ 3,8 millions d’enfants soudanais de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, selon l'ONU.

« Mieux que Khartoum »

De nombreux réfugiés attendent depuis des mois de pouvoir rentrer chez eux. D'autres espèrent prendre un bateau dans le port de Renk pour rejoindre la ville de Malakal, dans l'Etat septentrional du Haut-Nil, qui accueille de nombreux déplacés.

Deux longues files, l'une composée de femmes, d'enfants et de vieillards, l'autre d'hommes, se forment sous une chaleur accablante pour pouvoir monter dans les bateaux, qui font la liaison au moins deux fois par semaine.

Lina Juna, 27 ans, attend son tour avec ses quatre enfants. Elle espère ensuite rejoindre Juba, la capitale sud-soudanaise. "Je n'ai rien à faire à Juba, pas de membres de ma famille ou d'amis, pas d'affaires ou de travail à gérer parce que j'ai passé toute ma vie au Soudan, mais j'espère que Juba sera bien mieux que Khartoum", dit-elle, espérant économiser assez d'argent pour que son mari puisse les rejoindre.

Après plusieurs heures d'attente, Lina Juna parvient à monter dans un bateau, avec quelque 600 autres personnes.

"Aujourd'hui est un bon jour pour nous", souligne Deng Samson, qui travaille pour l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), assurant que "certaines semaines, nous avons été complètement dépassés".

Mais il est inquiet: "Nous avons vraiment peur de ce qui se passera lorsque la saison des pluies arrivera, avec les eaux qui monteront du fleuve et perturberont le fonctionnement normal du port".

Alors qu'une dizaine de bus arrivent chaque jour à Renk, l'ONU tente de mobiliser la communauté internationale. Les Nations unies et leurs partenaires ont lancé le 7 février un appel de fonds de 4,1 milliards de dollars pour répondre aux besoins humanitaires les plus urgents des civils.

bur-dyg/blb

© Agence France-Presse


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com