L'Iran lance un satellite d'imagerie depuis la Russie

Le satellite a été lancé «depuis la base de lancement russe de Vostotchny», située à quelque 8.000 km à l'Est de Moscou (Photo, AFP).
Le satellite a été lancé «depuis la base de lancement russe de Vostotchny», située à quelque 8.000 km à l'Est de Moscou (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

L'Iran lance un satellite d'imagerie depuis la Russie

  • En janvier, l'Iran avait annoncé avoir lancé pour la première fois simultanément trois satellites mis en orbite
  • Les gouvernements occidentaux craignent que ses systèmes de lancement de satellites intègrent des technologies capables de livrer une ogive nucléaire

TEHERAN: L'Iran a lancé jeudi un satellite d'imagerie et de télédétection depuis la Russie, selon un média d'Etat.

Le décollage de "Pars-I" avec le lanceur russe Soyouz-2.1b a été diffusé en direct à la télévision publique iranienne.

Le satellite a été lancé "depuis la base de lancement russe de Vostotchny", située à quelque 8.000 km à l'Est de Moscou, et mis en orbite, selon l'agence officielle iranien Irna.

Le ministre iranien des Télécommunications, Issa Zareppur, a indiqué que "Pars-I" avait été "totalement développé" en Iran, pays qui a mené une dizaine de lancements de satellites ces deux dernières années.

En janvier, l'Iran avait annoncé avoir lancé pour la première fois simultanément trois satellites mis en orbite.

Leur lancement était intervenu une semaine après celui d'un satellite de recherche, Soraya, mis au point par l'Organisation spatiale iranienne et transporté par une fusée des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

L'Iran affirme que ses activités aérospatiales sont pacifiques et conformes à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Mais les gouvernements occidentaux craignent que ses systèmes de lancement de satellites intègrent des technologies interchangeables avec celles utilisées dans les missiles balistiques capables de livrer une ogive nucléaire.

Depuis des années, l'Iran réfute les accusations occidentales et dément chercher à se doter de l'arme nucléaire.

Washington a condamné jeudi le lancement de ce satellite, "nouvelle indication du renforcement du partenariat militaire entre l'Iran et la Russie".

"Ce partenariat est préjudiciable à l'Ukraine, aux voisins de l'Iran et à la communauté internationale", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, en menaçant Téhéran d'autres sanctions si l'Iran venait à vendre des missiles balistiques à la Russie.

La République islamique d'Iran est soumise à des sanctions américaines depuis le retrait de Washington en 2018 d'un accord international qui devait limiter les activités nucléaires de l'Iran en échange d'une levée des sanctions internationales.

En août 2022, l'Iran avait lancé un satellite depuis le Kazakhstan, suscitant les critiques de Washington qui soupçonnait des activités d'espionnage.

Moscou cherche à renforcer ses liens avec d'autres pays ostracisés par l'Occident, comme l'Iran qui a été accusé de fournir des armes à Moscou dans sa guerre contre l'Ukraine.

La Maison Blanche a annoncé la semaine dernière que les Etats-Unis allaient prendre des "sanctions supplémentaires" contre l'Iran en raison du soutien de Téhéran à cette offensive, ce que dément Téhéran.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.