Syrie: Trois morts, dont un militaire iranien, dans une frappe israélienne

Zone touchée par des bombardements israéliens dans la ville de Homs, dans le centre-ouest de la Syrie, le 7 février 2024. (AFP)
Zone touchée par des bombardements israéliens dans la ville de Homs, dans le centre-ouest de la Syrie, le 7 février 2024. (AFP)
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

Syrie: Trois morts, dont un militaire iranien, dans une frappe israélienne

  • La frappe a visé l'intérieur de la ville de Banyas, une première, tuant au moins une personne non syrienne dans la villa qui a été complètement détruite
  • Israël a intensifié ses frappes sur la Syrie depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023 entre Israël et le Hamas palestinien

BEYROUTH: Trois personnes, parmi lesquelles un militaire iranien, ont été tuées par une frappe aérienne attribuée à Israël qui a visé Banyas, ville sur la côte syrienne, a indiqué vendredi une ONG locale.

"Trois violentes explosions ont retenti vendredi à l'aube, résultant d'une frappe aérienne israélienne sur une +villa+ à Banyas hébergeant un groupe affilié à l'Iran", a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Selon l'ONG, basée au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre, la villa a été complètement détruite. Trois personnes, parmi lesquelles un conseiller iranien, ont été tuées, d'après l'OSDH.

L'agence de presse officielle iranienne Irna a par la suite annoncé la mort "en martyr" d'un membre des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, Reza Zarei.

Elle a affirmé que cet homme, présenté comme un "garde de la marine des Gardiens de la révolution", avait été "tué à l'aube par le régime sioniste", dans une référence à Israël.

Des militaires iraniens présentés comme des conseillers soutiennent l'armée syrienne depuis le début de la guerre civile en 2011.

Le port de Banyas, sur la Méditerranée, a accueilli par le passé des tankers iraniens. La ville abrite une raffinerie.

Israël a intensifié ses frappes sur la Syrie depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023 entre Israël et le Hamas palestinien. Ces frappes visent notamment les groupes proches de l'Iran, tel le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié du Hamas.

Groupes pro-iraniens

Des frappes attribuées à Israël ont visé la Syrie au cours des trois derniers jours.

Un combattant du Hezbollah avait été tué par une frappe de drone israélien qui avait visé jeudi le camion dans lequel il se trouvait dans l'ouest de la Syrie, près de la frontière avec le Liban, selon l'OSDH.

Mercredi et jeudi, des frappes avaient visé les environs de Damas. L'OSDH avait rapporté que des sites de groupes pro-iraniens incluant le Hezbollah avaient été visés, et fait état de deux morts parmi des combattants.

L'armée israélienne a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie depuis le début en 2011 de la guerre civile dans ce pays voisin.

Israël commente rarement ses frappes mais a affirmé qu'il ne permettrait pas à l'Iran, son ennemi juré, de s'implanter à sa frontière.

 


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.


L’Arabie saoudite intercepte des drones et des missiles à Al-Kharj, dans la province orientale et à Riyad

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  • Le ministère de la Défense indique que trois missiles balistiques ont été lancés en direction de la base aérienne Prince Sultan

RIYAD : Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté et détruit quatre missiles et cinq drones visant différentes cibles dans le Royaume tôt vendredi, a annoncé le ministère de la Défense dans plusieurs publications sur X (anciennement Twitter).

Dans un premier message publié peu après minuit, le ministère a indiqué que trois missiles balistiques avaient été lancés en direction de la Prince Sultan Air Base dans le gouvernorat d’Al‑Kharj. Dans des messages ultérieurs, il a précisé qu’un drone avait été abattu dans la Eastern Province (Saudi Arabia) et un autre à Al-Kharj. Tôt dans la matinée, le ministère a annoncé qu’un missile de croisière avait également été intercepté à Al-Kharj, suivi de trois drones dans la région orientale de Riyadh.

Le barrage de vendredi fait suite à la neutralisation de trois missiles de croisière visant Al-Kharj, quelques heures seulement après l’interception d’une attaque de drone au-dessus de la raffinerie de Ras Tanura Refinery dans la province orientale. Al-Kharj est une zone industrielle majeure située à environ 80 kilomètres au sud-est de Riyad.

Le 3 mars, les défenses saoudiennes ont également intercepté huit drones près de Riyad et d’Al-Kharj. L’U.S. Embassy in Riyadh a été touchée par des drones le même jour, provoquant un incendie limité et des dégâts structurels mineurs. Malgré cette attaque, l’ambassadeur d’Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement nié toute implication de son pays dans une déclaration jeudi.

Cette nouvelle escalade intervient après une vaste campagne aérienne lancée samedi dernier par Israel et les États-Unis contre l’Iran, déclenchant une vague de frappes de représailles de Tehran contre des actifs régionaux.

Le conflit, qui s’est intensifié de manière spectaculaire le 28 février 2026, s’est étendu bien au-delà des frontières du Royaume. Tous les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont signalé des agressions, les frappes iraniennes dans la région du Golfe ayant fait au moins neuf morts.

Le secteur maritime a été sévèrement paralysé : une frappe de missile contre un navire commercial au large d’Oman a contribué à un embouteillage de 150 pétroliers près du détroit d’Ormuz, où le trafic pétrolier aurait chuté de 86 %.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite a condamné fermement jeudi les attaques iraniennes de drones et de missiles contre Azerbaijan et l’espace aérien turc protégé par l’OTAN, qualifiant ces actes de « flagrants et lâches ».

Lors d’une réunion ministérielle extraordinaire tenue à Riyad le 1er mars, le CCG a affirmé le droit collectif des États membres à défendre leurs territoires contre ce qu’il a qualifié d’« agression iranienne perfide ».

À l’issue d’une réunion du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane le 3 mars, l’Arabie saoudite a déclaré qu’elle se réservait le « plein droit » de répondre. Le Cabinet a souligné que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents contre ces frappes persistantes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com