Franck Riester au «château de la francophonie» de Villers-Cotterêts

Situé à 100 km de Paris, ce château est construit au XVIᵉ siècle sous le règne de François Iᵉʳ, considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance française. (AFP)
Situé à 100 km de Paris, ce château est construit au XVIᵉ siècle sous le règne de François Iᵉʳ, considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance française. (AFP)
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

Franck Riester au «château de la francophonie» de Villers-Cotterêts

  • Le président français, Emmanuel Macron, a inauguré en octobre dernier le «château de la francophonie», son grand chantier destiné à faire de la culture un «antidote au sentiment d'abandon» dans l'Aisne, un département au chômage élevé
  • En août 1539, c'est dans ce château royal de l'Aisne que le monarque signe l’«ordonnance générale sur le fait de la justice»; les articles 110 et 111 imposent la langue française à la place du latin dans tous les actes à portée juridique

PARIS: Le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger, Franck Riester, se rend aujourd’hui, vendredi 1er mars, dans l'Aisne, au château de Villers-Cotterêts, lieu culturel qui accueille la Cité internationale de la langue française ainsi qu'un festival sur le même thème. 

Plus tôt dans la matinée, le ministre a rencontré la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, où ils ont mené des discussions sur les grands enjeux de la Francophonie pour cette année. 

Après cet entretien, il va donc visiter la Cité internationale de la langue française, qui accueillera le 19e Sommet de la francophonie, les 4 et 5 octobre prochains

Il présidera aussi un déjeuner de travail en présence de Bruno Fuchs, député de la 6e circonscription du Haut-Rhin et secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie; de sept membres du Groupe des ambassadeurs francophones et de François Vandeville, secrétaire général du Sommet de la francophonie. Le ministre clôturera sa visite en échangeant avec les élus locaux. 

«Château de la francophonie» 

Le président français, Emmanuel Macron, a inauguré en octobre dernier le «château de la francophonie», son grand chantier destiné à faire de la culture un «antidote au sentiment d'abandon» dans l'Aisne, un département au chômage élevé, selon l'Élysée. La cité est le plus important projet porté par un président de la République en dehors de la capitale. 

Situé à 100 km de Paris, ce château est construit au XVIᵉ siècle sous le règne de François Iᵉʳ, considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance française. En août 1539, c'est dans ce château royal de l'Aisne que le monarque signe l’«ordonnance générale sur le fait de la justice». Les articles 110 et 111 imposent la langue française à la place du latin dans tous les actes à portée juridique de l'administration et de la justice du Royaume, pour qu’ils soient, désormais, «prononcés, enregistrés, délivrés aux parties en langage maternel français et non autrement». 

Ainsi, il fait du français la langue officielle pour tous les actes administratifs du Royaume. Son règne a permis un développement important des arts et des lettres au sein de l’Hexagone. Les humanistes et les poètes célébreront sa victoire. L'ancienne résidence royale avait été toutefois abandonnée. 

À partir du XIXe siècle, le château héberge un dépôt de mendicité pour les nécessiteux du département de la Seine, qui recouvre alors une partie de l'actuelle Île-de-France. De 1889 à 2014, le site est transformé en maison de retraite avant d'être abandonné. Classé au titre des monuments historiques en 1997 et propriété de l'État, ce lieu est entièrement dédié aux cultures francophones. 

Après cinq ans de travaux, 265 000 ardoises utilisées, 220 entreprises, 600 compagnons et 65 corps de métier mobilisés et un budget de 220 millions d’euros financés en grande partie par l'État, le domaine est désormais dédié à «cet objet patrimonial et culturel qu'est la langue française», selon les mots de l'Élysée. 

Sur les 23 000 m2 du château, 1 200 m2 sont consacrés à une exposition permanente qui s'étend sur 15 salles, avec un espace d’introduction sur le château et son territoire. Le domaine comprend un parcours de visite, des résidences pour toutes les disciplines artistiques, un auditorium, un laboratoire de recherche dédié à la linguistique. 

Le budget de fonctionnement du château est estimé à 8 millions d'euros par an. Le projet espère attirer plus de 200 000 visiteurs par an, selon l'Élysée. 


France: 12 ans de réclusion pour une docteure partie en Syrie avec ses trois enfants

Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
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  • La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre"
  • La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans

PARIS: Une docteure en épidémiologie de 45 ans a été condamnée mercredi à Paris à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir rejoint avec ses trois enfants fin 2013 la Syrie où son mari combattait pour le groupe Etat islamique (EI).

La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre".

La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans. La cour a par ailleurs assorti la peine de prison d'un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Son mari Sylvain M. était poursuivi des mêmes crime et délit connexe. Présumé mort et jugé par défaut, il a été condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion, conformément aux réquisitions du ministère public.

Pour Camille F., l'avocate générale avait requis 15 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire.

"C'est une peine lourde, j'en conviens", a souligné le président en s'adressant à l'accusée, ajoutant que la cour ne "doutait pas" de sa réinsertion.

Camille F., 45 ans, avait quitté la France avec son mari et leurs trois enfants en 2011 pour s'installer dans un pays musulman, la Jordanie, alors qu'elle occupait un poste d'ingénieur à l'institut de radioprotection et sureté nucléaire.

Ils étaient mariés depuis 2005. Lui s'était converti à l'islam pour rapidement se radicaliser. Camille F. avait eu un cheminement personnel plus long dans sa conversion puis sa pratique de la religion musulmane.

Installés ensuite en Egypte, Sylvain M. était parti combattre en Syrie à l'été 2013 et Camille F, alors enceinte de leur quatrième enfant, l'avait rejoint avec les trois enfants, âgés de 10, 7 et 2 ans.

Après le décès de Sylvain M. au combat, Camille F. s'était remariée avec un haut fonctionnaire syrien, avec qui elle a eu son cinquième enfant. La docteure est restée en Syrie, sous les bombardements.

Elle a été rapatriée en France en octobre 2022, son second mari étant décédé en février 2019.


Erdogan met en garde contre toute menace visant Chypre-Nord après un accord entre la France et Chypre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
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  • "Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale"
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN)

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.

"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les député de son parti au parlement turc.

 

 


Avant le G7, Macron organise une visioconférence jeudi incluant la Chine sur la "coopération" économique

Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron organise une visioconférence réunissant le G7, la Chine et plusieurs pays émergents pour promouvoir une coopération économique mondiale et réduire les déséquilibres commerciaux
  • Cette initiative vise à préparer le sommet du G7 à Évian et à apaiser les tensions économiques entre l’Europe, la Chine et les États-Unis

PARIS: Emmanuel Macron va organiser jeudi, quatre jours avant le sommet du G7, une visioconférence entre les membres de ce forum de puissances industrialisées, la Chine et plusieurs autres pays émergents, afin de renforcer la "coopération" entre les grandes économies mondiales, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, baptisée "sommet de convergence mondiale pour la croissance", "signale une disponibilité nouvelle de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe de s'engager dans une démarche économique coordonnée", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Elle réunira des représentants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) mais aussi de la Chine et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays déjà invités au sommet du G7, programmé du 15 au 17 juin à Evian, dans le centre-est de la France, participeront également à la visioconférence de jeudi (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte).

"Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée", a expliqué l'Elysée, rappelant que "la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux est une priorité" du président français, Emmanuel Macron, pour le G7.

La France veut notamment "restaurer une industrie forte en Europe" et "équilibrer le commerce avec la Chine ainsi que les Etats-Unis".

- "Double problème" -

La lutte contre les déséquilibres est "dans l'intérêt aussi des pays les plus fragiles", estime la présidence française, qui voit dans ce rendez-vous "une contribution au G20" prévu en décembre aux Etats-Unis.

La Chine est membre du G20 mais pas du G7, à l'inverse des Etats-Unis et des plus grandes économies européennes qui appartiennent aux deux clubs.

Le chef de l'Etat français a proposé dès décembre une approche "coopérative" pour ce chantier, tout en laissant planer la menace de "droits de douane" européens "sur les produits chinois" si Pékin ne joue pas le jeu.

En janvier, il avait estimé que l'Europe avait, sur le commerce, "un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps".

Mercredi, en autre préambule au sommet d'Evian, Emmanuel Macron va recevoir à l'Elysée "des représentants de la société civile, des partenaires sociaux, du monde économique, des fondations, des think tanks et de la jeunesse".

Leurs échanges "porteront sur les enjeux de développement et de partenariats internationaux, la sécurisation des chaînes de valeur pour les approvisionnements critiques, le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur la protection de l'État de droit, des libertés fondamentales, de l'espace civique et la place de la jeunesse dans nos démocraties", selon un autre communiqué.

Emmanuel Macron doit ensuite rencontrer le Premier ministre canadien, Mark Carney, vendredi soir à Paris, puis le chef du gouvernement indien, Narendra Modi, dimanche à Nice pour un événement autour de la tech.

Il accueillera ses homologues du G7 lundi soir à Evian, ville thermale des Alpes françaises sur les rives du lac Léman, pour un sommet de trois jours.