L'Américaine Iris Apfel, «starlette gériatrique» de la mode, est morte à 102 ans

Iris Apfel assiste à la cérémonie des ACE Awards 2021 au Cipriani 42nd Street, le 2 novembre 2021 à New York. (Photo Jamie McCarthy Getty Images North America AFP)
Iris Apfel assiste à la cérémonie des ACE Awards 2021 au Cipriani 42nd Street, le 2 novembre 2021 à New York. (Photo Jamie McCarthy Getty Images North America AFP)
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Publié le Samedi 02 mars 2024

L'Américaine Iris Apfel, «starlette gériatrique» de la mode, est morte à 102 ans

  • L'auto-proclamée «starlette gériatrique» du Queens avait récemment signé une collection pour H&M, après de multiples collaborations, avec notamment Citroën, Magnum, Happy Socks, MAC. Elle avait aussi inspiré une poupée Barbie à son image
  • «Un jour, on m'a dit: +Tu n'es pas jolie et tu ne le seras jamais. Mais ce n'est pas grave. Tu as quelque chose de bien plus important: tu as du style+», avait-elle coutume de raconter

WASHINGTON : Iris Apfel, icône excentrique de la mode à New York, sujet d'expositions et star d'Instagram, est morte vendredi à 102 ans, a annoncé son compte officiel sur le réseau social.

«Iris Barrel Apfel, 29 août 1921 - 1er mars 2024», peut-on lire sur la publication accompagnée d'une photo d'elle vêtue d'une longue robe à motifs dorés et de larges lunettes noires. Elle était encore active sur le réseau la veille.

L'auto-proclamée «starlette gériatrique» du Queens avait récemment signé une collection pour H&M, après de multiples collaborations, avec notamment Citroën, Magnum, Happy Socks, MAC. Forme de consécration, elle avait aussi inspiré une poupée Barbie à son image.

Comptant 2,9 millions d'abonnés sur Instagram, la centenaire assistait encore aux présentations des grands couturiers, et défilait avec son immense sourire carmin dans sa chaise roulante.

- «Oser être différent» -

Née en 1921 dans une famille juive du Queens à New York, Iris Apfel a étudié l'histoire de l'art. Décoratrice d'intérieur, elle a participé à des travaux de rénovation de la Maison Blanche pour neuf présidents, de Harry Truman à Bill Clinton.

Pendant des décennies, elle a amassé une collection de vêtements des plus grands couturiers du 20e siècle, qui remplissent deux étages de son appartement de Park Avenue. En 2005, le musée Met de New York avait consacré une rétrospective à cette garde-robe. Pour ses fameux bijoux, elle racontait se fournir aussi bien chez Tiffany's que dans les bazars de Harlem.

«Un jour, on m'a dit: +Tu n'es pas jolie et tu ne le seras jamais. Mais ce n'est pas grave. Tu as quelque chose de bien plus important: tu as du style+», avait-elle coutume de raconter.

En 2016, elle avait été simultanément l'objet d'une exposition au Bon Marché, à Paris, visage d'une nouvelle campagne de publicité de Citroën et d'une marque australienne de prêt-à-porter, Blue Illusion.

Cette fashionista avait fait l'objet en 2014 d'un documentaire réalisé par Albert Maysles, «Iris». En 2015, après 67 ans de vie commune, elle avait perdu son mari, Carl, un industriel du textile, mort à 100 ans.

Adepte des silhouettes colorées, Iris Apfel appelait les femmes à se départir de l'«uniforme des collants ou jeans noirs avec un pull, des bottines et une veste en cuir».

Son mantra: «oser être différent». Son secret: ne jamais avoir cessé de travailler. «Essayez de nouvelles choses. Ne vous laissez pas impressionner par l'âge et les nombres».

Iris Apfel était parvenue à acquérir la «maîtrise de l'art de vivre», a résumé le musicien Lenny Kravitz sur Instagram.

 


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com