Comment ça, pas de neige ? Dans l'est de la France, on skie en salle

Des skieurs se produisent à SnowWorld, la plus longue piste de ski couverte de France avec une piste de 620 m à Amnéville, dans l'est de la France, le 7 mars 2024 (Photo, AFP).
Des skieurs se produisent à SnowWorld, la plus longue piste de ski couverte de France avec une piste de 620 m à Amnéville, dans l'est de la France, le 7 mars 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 08 mars 2024

Comment ça, pas de neige ? Dans l'est de la France, on skie en salle

  • Fustigée par les écologistes, cette piste, la seule en intérieur en France, est la plus grande piste de ski indoor d'Europe
  • Loin des paysages de montagne, une centaine de skieurs apprennent ou perfectionnent leur technique

AMNÉVILLE: Casques, combinaisons, skis à la main, petits et grands passent un portique pour valider leur forfait puis marchent vers une piste de ski hors norme... située dans un hangar et éclairée par des spots, à Amnéville, dans l'est de la France.

Fustigée par les écologistes, cette piste, la seule en intérieur en France, est la plus grande piste de ski indoor d'Europe (620 mètres de long). Elle présente une pente entre 15 et 18%.

Loin des paysages de montagne, une centaine de skieurs apprennent ou perfectionnent leur technique, en pleines vacances scolaires, entre deux pistes intérieures, alors que les stations voisines des Vosges, touchées par le manque de neige, sont pour la plupart à l'arrêt.

"Quel que soit son niveau, on peut skier et profiter", sourit Christophe Lux, 57 ans, venu avec sa fille.

Baptisé "SnowWorld", du nom du groupe néerlandais qui a repris l'exploitation du site en 2021, cet espace a été construit en 2005 à Amnéville, commune de 10.000 habitants ayant développé une "Cité des loisirs" qui reçoit chaque année quelque six millions de visiteurs.

"On est conscients qu'au niveau écologique, l'endroit n'est pas parfait", relève Emmanuelle, qui a requis l'anonymat. Ses trois enfants y ont passé quatre jours en stage pour obtenir leur étoile.

Critiqué en raison de l'immense système de climatisation permettant de maintenir toute l'année la température à -5°C, l'exploitant envisage la récupération de chaleur, le pilotage des installations ou encore l'installation de panneaux solaires pour réduire sa consommation énergétique, souligne son directeur général, Vincent Claverie.

Un seul canon à neige 

En 2022, quelques manifestants d'Europe Ecologie Les Verts de la région s'étaient déguisés en ours polaires devant le SnowWorld, dénonçant une "aberration écologique, énergétique et économique".

"Plus de 30% du domaine skiable en France est composé de neige artificielle", rappelle M. Claverie, précisant que le SnowWorld dispose d'un seul canon à neige, contre "des centaines" dans certaines stations de moyenne montagne.

"Aujourd'hui, dans le monde du loisir, nous consommons beaucoup de choses artificielles", relève-t-il, citant les piscines municipales. "Rien ne nous empêche de nager dans les fleuves (...) et pour autant nous allons nager dans de l'eau purement artificielle et réchauffée".

En 2023, 70.000 personnes ont skié au SnowWorld.

Les deux principales stations de ski des Vosges, en moyenne montagne (entre 900 et 1.200 mètres d'altitude), ont elles connu une saison compliquée.

Celle de Gérardmer a fermé ses portes la semaine dernière.

A La Bresse, seules deux pistes sur 33 sont ouvertes jusqu'à la fermeture du domaine, samedi. Au maximum, 11 pistes ont été ouvertes cet hiver, a indiqué à l'AFP Yasmine List, responsable marketing à l'office du tourisme.

Hiver le plus chaud 

Cette saison a été "plus compliquée" que d'autres, a-t-elle souligné, en raison d'un faible enneigement mais aussi d'une "météo capricieuse" avec beaucoup de pluie.

Cela a eu un impact sur les réservations: 65% de taux d'occupation en février à La Bresse, en recul de 10 points sur un an. A Gérardmer, certains établissements hôteliers "ont tourné à 50% par rapport à l'an dernier", selon l'Office du tourisme. Les cours de ski ont aussi accusé 25% d'annulations cette semaine.

Au SnowWorld en revanche, "on remarque que la fréquentation est un peu plus importante", note Julien Pages, directeur de l'Ecole de ski français d'Amnéville. Les cours sont "toujours pleins, avec une demande constante" de novembre à mars.

Des moniteurs sont d'ailleurs venus en renfort depuis des stations fermées, "une solution de secours" pour eux, qui convient à tout le monde, selon M. Pages.

Outre les débutants, l'an dernier, 15.000 athlètes se sont également entraînés, notamment en été, sur la piste indoor.

L'hiver 2023-2024 aura été "parmi les plus chauds depuis 1947", selon Cédric Hertzog, de Météo France Nord-est.

Le mois dernier a d'ailleurs été le février le plus chaud jamais enregistré dans le monde, selon l'observatoire européen Copernicus.

 


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com