Frappes américaines au Yémen, les Houthis menacent d'escalade pendant le ramadan

Le "Pinocchio", de "propriété singapourienne et battant pavillon du Libéria" selon le Centcom -- avait fait état "d'un bruit d'explosion à proximité" alors qu'il était situé au sud-ouest du port yéménite de Salif. (AFP).
Le "Pinocchio", de "propriété singapourienne et battant pavillon du Libéria" selon le Centcom -- avait fait état "d'un bruit d'explosion à proximité" alors qu'il était situé au sud-ouest du port yéménite de Salif. (AFP).
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Publié le Mardi 12 mars 2024

Frappes américaines au Yémen, les Houthis menacent d'escalade pendant le ramadan

  • Les forces américaines ont annoncé lundi soir avoir détruit un drone sous-marin et des missiles balistiques antinavires dans une série de frappes contre des positions des Houthis
  • Ce navire -- le "Pinocchio", de "propriété singapourienne et battant pavillon du Libéria" selon le Centcom -- avait fait état "d'un bruit d'explosion à proximité"

WASHINGTON: Les forces américaines ont annoncé lundi soir avoir détruit un drone sous-marin et des missiles balistiques antinavires dans une série de frappes contre des positions des Houthis qui menacent "d'intensifier" pendant le ramadan leurs opérations en mer Rouge en soutien à la population de Gaza.

Dans un communiqué, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué avoir mené six frappes ayant "détruit" ce drone sous-marin et "18 missiles balistiques antinavires" dans les zones du Yémen sous contrôle des Houthis après des tirs en direction d'un navire en mer Rouge.

Ce navire -- le "Pinocchio", de "propriété singapourienne et battant pavillon du Libéria" selon le Centcom -- avait fait état "d'un bruit d'explosion à proximité" alors qu'il était situé au sud-ouest du port yéménite de Salif, avait indiqué l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO.

Selon l'agence britannique et le Centcom, l'équipage est sain et sauf, et le navire n'a pas été endommagé.

Cette attaque a été revendiqué dans la nuit par les Houthis qui ont affirmé avoir ciblé de "façon précise" ce navire. Et l'agence de presse officielle yéménite Saba a fait état de raids américains dans le secteur de Saada, situé dans le nord du Yémen, sous contrôle houthi.

Attaques en mer Rouge: un débordement de violence "décomplexée" selon l'armée française

TOULON: La mer Rouge, où des navires commerciaux font l'objet d'attaques depuis le Yémen de la part des rebelles Houthis pour perturber cette voie maritime stratégique, fait face à un débordement de violence "décomplexée", a analysé lundi un représentant de la marine française, qui participe à la sécurisation de la zone.

"Aujourd'hui on est face à un débordement de la violence en haute mer de façon décomplexée, en mer Noire et Rouge", a affirmé depuis la base navale de Toulon, dans le sud de la France, Laurent Saunois, commandant de la frégate Languedoc, de retour après huit mois de mission.

Cette frégate multi-missions (FREMM) avait été déployée en mer Rouge pour une mission nationale de sécurité maritime.

Les rebelles houthis, qui contrôlent de vastes régions du Yémen, mènent depuis novembre des attaques contre des navires dans la région. Ils affirment agir en solidarité avec les Palestiniens dans la bande de Gaza, où Israël mène une guerre sanglante contre le Hamas en représailles à l'attaque sans précédent du 7 octobre sur le sol israélien.

A l'occasion de son déploiement dans cette zone, la frégate avait abattu au moins quatre drones provenant du nord du Yémen mi-décembre, drones qui la menaçaient directement. Jusqu'à présent l'état-major français n'avait parlé que de deux drones abattus par cette frégate. De tels tirs de missiles sol-air en autodéfense effectués par des missiles antiaériens Aster 15 constituaient une première pour la Marine française.

Outre la FREMM, la France a également déployé dans la région la frégate Alsace le 20 janvier. Fin février, celle-ci a également abattu au moins quatre drones en deux fois.

"Il y a une vraie menace qui pèse sur le trafic commercial", a alerté le capitaine Saunois, dont la frégate a sécurisé le passage de seize navires commerciaux en mer Rouge.

Face aux attaques houthies, les Etats-Unis ont mis en place en décembre une force multinationale de protection maritime en mer Rouge, baptisée "Prosperity Guardian", tandis que l'Union européenne a lancé en février une mission similaire, nommée Aspides, prévue pour un an et éventuellement renouvelable.

Elle pourra faire feu pour défendre les navires marchands ou se défendre elle-même, mais ne pourra pas viser des objectifs à terre contre des positions des rebelles houthis au Yémen, selon des diplomates.

Plusieurs pays ont fait part de leur intention d'y participer, notamment la Belgique, l'Italie, l'Allemagne ou la France.

Depuis novembre, les Houthis multiplient les attaques contre des navires marchands et parfois militaires en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, poussant de nombreux armateurs à éviter désormais ces passages essentiels pour le commerce international.

Ces insurgés qui contrôlent de vastes pans du Yémen et sont soutenus par l'Iran disent mener leurs attaques en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où Israël est en guerre contre le Hamas après l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien.

En "soutien" à la population de la bande de Gaza, les opérations vont "s'intensifier" durant le mois du ramadan, qui a débuté lundi, ont indiqué précisé dans la nuit les Houthis dans un communiqué.

Premier allié d'Israël, Washington a mis en place en décembre une coalition multinationale pour "protéger" le trafic maritime sans parvenir à faire cesser les attaques.

Depuis la mi-janvier, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont mené plusieurs frappes contre les positions des Houthis, lesquels ont désigné aussi les navires américains et britanniques comme des "cibles légitimes" après avoir affirmé initialement viser des navires "liés à Israël".


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".


Le prince William explore AlUla et la réserve de Sharaan

Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
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  • Le prince William a terminé sa visite en Arabie saoudite par une étape à AlUla, où il a visité la réserve naturelle de Sharaan et rencontré des gardes engagés dans la protection de la biodiversité
  • AlUla, qui abrite le site UNESCO de Hégra, est au cœur des efforts saoudiens pour développer le tourisme culturel et de luxe

RIYAD : Le prince William de Grande-Bretagne a achevé la dernière journée de sa visite officielle en Arabie saoudite par une tournée à AlUla, où il s’est rendu au programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan.

Le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, a accompagné l’héritier du trône britannique, âgé de 43 ans et fervent défenseur de l’environnement, durant cette visite. Le prince William a également rencontré des gardes œuvrant à la préservation de la faune locale.

AlUla abrite le site archéologique de Hégra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et réputé pour ses tombes nabatéennes antiques disséminées au cœur de montagnes et vallées de grès préservées.

Ces dernières années, les autorités saoudiennes ont redoublé d’efforts pour faire d’AlUla une destination de premier plan pour le tourisme de luxe et les expositions artistiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince William arrive à AlUla pour la prochaine étape de sa tournée en Arabie saoudite

Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
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  • Accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine

ALULA : Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Il a été accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine.

Le comité d’accueil comprenait également le général de division Yousef ben Abdullah Al-Zahrani, directeur de la police régionale, Ibrahim ben Abdullah Barri, directeur du Bureau du protocole royal, ainsi que d’autres hauts responsables.

Plus tôt mardi, le prince William s’était rendu à Riyad, où il a rencontré des joueuses de football, joué aux jeux vidéo et échangé avec des clients dans un café.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com