Comment Turki al-Sheikh a fait de l'Arabie saoudite la capitale mondiale de la boxe

L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
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L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
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L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
L'Arabie saoudite est parvenue à réaliser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égoïsmes et de négociations qui ont fait obstacle, a déclaré Oli Gabb. (Médias sociaux)
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Publié le Mardi 19 mars 2024

Comment Turki al-Sheikh a fait de l'Arabie saoudite la capitale mondiale de la boxe

  • L'Arabie saoudite fait de nouveau les gros titres dans le domaine du sport et du divertissement
  • «Que vous soyez ou non un fan de la scène de boxe saoudienne en plein essor, l'investissement du Moyen-Orient a changé à jamais le visage de ce sport», écrit le rédacteur sportif du Daily Mail de Londres, Oli Gamb

LONDRES: L'Arabie saoudite fait de nouveau les gros titres dans le domaine du sport et du divertissement, et la plus récente association dont bénéficie le royaume est celle de la boxe de classe mondiale. Récemment, le rédacteur sportif du Daily Mail de Londres, Oli Gamb, a mis l'accent sur ce sujet dans un article long et détaillé.

L'article souligne les efforts et les réalisations de l'Autorité générale des loisirs d'Arabie saoudite (GEA), sous la direction de son président, Turki ben Abdelmohsen al-Sheikh, qui a organisé avec succès une série d'événements sportifs et de boxe. Les matchs et les combats faisaient tous partie d'un méga festival de six mois, connu sous le nom de «Riyadh Season 2023».

«Que vous soyez ou non un fan de la scène de boxe saoudienne en plein essor, l'investissement du Moyen-Orient a changé à jamais le visage de ce sport», a écrit M. Gamb. Une personne est à l'origine de tout ce qui se passe sur ce front, a-t-il ajouté. «Derrière les combats les plus puissants tels que Battle of the Baddest, Day of Reckoning et Ring of Fire se trouve Turki ben Abdelmohsen al-Sheikh.»

«Il ne s'est pas arrêté là. Il a fait de la boxe une force avec laquelle il faut compter, grâce à des spectacles promotionnels qui imitent les productions hollywoodiennes, à d'énormes primes pour les boxeurs et à un rôle important dans la supervision des principaux événements dans le Royaume», a ajouté M. Gamb, précisant que l'Arabie saoudite a pu concrétiser ce que beaucoup d'autres n'ont pas réussi à faire en raison d'égos et de négociations qui se sont mis en travers du chemin.

Grâce à ses efforts et à sa touche personnelle, Al-Sheikh a réussi à faire venir en Arabie saoudite des stars comme Anthony Joshua, Tyson Fury et Francis Ngannou. «Les athlètes dans le domaine de la boxe ont toutes les raisons d'être fiers du travail accompli par Al-Sheikh. La boxe est souvent critiquée en raison de la présence de nombreux intermédiaires qui entravent les négociations. Cependant, lorsqu'Al-Sheikh intervient les matchs sont rapidement réglés», indique l'article. 

À titre d'exemple, le rapport indique qu'avant l'implication d’Al-Sheikh dans la boxe les promoteurs rivaux Eddie Hearn et Frank Warren «ne se parlaient pas». Aujourd'hui, on les voit côte à côte en tant qu'organisateurs et même en train de planifier des rencontres entre leurs combattants. 

Hearn et Warren ont été amenés à travailler ensemble lorsque chacun d'eux a participé au combat de la saison de Riyad entre Joshua et Ngannou. Al-Sheikh a trouvé un moyen rapide d'améliorer les relations entre les deux hommes en organisant un face-à-face entre leurs meilleurs combattants. Il a proposé l'idée d'une carte «5 contre 5» qui réunirait cinq combattants de l'équipe Matchroom de Hearn et cinq de l'équipe Queensberry de Warren pour trancher le débat sur la question de savoir qui a la meilleure équipe.

Lors d'une conférence de presse commune à ces trois promoteurs, Al-Sheikh a plaisanté en disant: «Je n'aime pas la paix entre eux» et il a écrit le commentaire suivant: «L'ultime épreuve de force à Riyad! Matchroom et Queensberry, les géants du monde de la boxe, s'affrontent enfin dans un combat passionnant à cinq contre cinq. Après des années de promotion de leurs propres combattants, il est temps pour ces géants de s'affronter. Préparez-vous, habitants de Riyad, à une nuit de confrontations épiques.»

En outre, la saison inaugurale du championnat de tennis Riyadh Season s'est déroulée en décembre, avec des joueurs de premier plan tels que Novak Djokovic et Carlos Alcaraz qui est sorti vainqueur.

Le rapport souligne également l'organisation par Al-Sheikh du tout premier tournoi professionnel de snooker en Arabie saoudite, le World Masters of Snooker, qui s'est déroulé au début du mois et dont le célèbre joueur Ronnie O'Sullivan est sorti vainqueur.

Le tournoi a été marqué par l'introduction de la Boule d'or et d'un prix de 500 000 dollars. Comme personne n'a réussi à franchir le cap du siècle pour remporter le Ballon d'or, Al-Sheikh a annoncé après la finale qu'il doublerait la dotation l'année suivante et offrirait à Ronnie la possibilité d'ouvrir sa propre académie de snooker en Arabie saoudite.

Bien qu’évoquant également le succès d’Al-Sheikh dans l'organisation d'événements de l'UFC, et de la WWE avant elle, dans le Royaume, le rapport affirme que c'est dans le domaine de la boxe que le conseiller de la Cour royale s'est le plus illustré. Grâce aux événements de grande qualité qu'il a organisés et aux combattants de haut niveau qu'il a attirés, mais aussi à la qualité de la promotion. Le teaser de l'événement Day of Reckoning, qui présentait Joshua et Wilder sous forme de zombies dans un clip vidéo, a séduit le public. Le même niveau de qualité a été observé dans la promotion du match Knockout Chaos de Joshua contre Ngannou, où ils étaient représentés comme des personnages de jeux vidéo.

Le rapport affirme: «Beaucoup d'efforts et d'investissements ont été faits dans les événements de Riyadh Season, dirigée par Turki al-Sheikh, et cela démontre le sérieux de son approche pour faire de l'Arabie saoudite la capitale mondiale de la boxe. Avec de nombreux matchs majeurs organisés dans le Royaume, les Saoudiens ont apporté un soutien financier important et ont fait preuve de sérieux et de crédibilité dans leurs transactions. Alors pourquoi les boxeurs ne préfèreraient-ils pas venir ici?»

 «Alors que le débat se poursuit sur la question de savoir si l'Arabie saoudite est une bonne chose pour la boxe, l'argument en sa défaveur diminue tant que la personne qui mène la campagne obtient les résultats souhaités», conclut le rapport.


AlUla affirme son rayonnement culturel international, avec la fondation Lafayette anticipation

la vallée de l'oasis d'AlUla vue du ciel depuis Hattat Uwayrid, le 31 janvier 2025. (Photo : Loïc VENANCE / AFP)
la vallée de l'oasis d'AlUla vue du ciel depuis Hattat Uwayrid, le 31 janvier 2025. (Photo : Loïc VENANCE / AFP)
  • Plus qu’une simple exposition, cette programmation illustre l’évolution du partenariat franco-saoudien
  • Longtemps centré sur la valorisation du patrimoine, celui-ci s’étend désormais à l’art contemporain, au design, à l’architecture et aux industries créatives

PARIS: À l’automne, la cité-oasis saoudienne d’AlUla déploiera une véritable saison culturelle à Paris, dont le premier grand rendez-vous sera l’exposition La Vie des formes, présentée à la Fondation Lafayette Anticipations à partir du 7 septembre.

Plus qu’une simple exposition, cette programmation illustre l’évolution du partenariat franco-saoudien. Longtemps centré sur la valorisation du patrimoine, celui-ci s’étend désormais à l’art contemporain, au design, à l’architecture et aux industries créatives.

Pour Simon Garcia, directeur du développement culturel d’AFALULA, La Vie des formes est le fruit de deux partenariats majeurs : celui qui unit depuis huit ans la France et l’Arabie saoudite autour du développement d’AlUla, et celui noué avec Lafayette Anticipations.

Simon Garcia rappelle à ce propos que cette coopération est unique par son ampleur et qu’elle connaîtra une montée en puissance au cours de la prochaine saison.

AFALULA accompagne la Commission royale pour AlUla dans des projets qui vont des fouilles archéologiques à la création d’institutions muséales, en passant par le cinéma, les résidences d’artistes et le soutien à la création contemporaine.

Depuis 2021, plus de soixante artistes et créateurs internationaux ont été accueillis en résidence dans l’oasis, faisant d’AlUla un véritable laboratoire où patrimoine et création contemporaine se nourrissent mutuellement.

Cette dynamique est désormais bien engagée. Après Arduna, première exposition du Musée d’art contemporain d’AlUla réalisée avec le Centre Pompidou, Paris accueillera cet automne quatre grands rendez-vous.

Outre La Vie des formes, une exposition sera organisée avec l’Institut du monde arabe dans le cadre du Prix du Design arabe. Le Musée d’art contemporain d’AlUla présentera également, à Art Basel Paris, une œuvre commandée à l’artiste Aman AlZedani, tandis que la Villa Hegra investira la Monnaie de Paris avec une exposition consacrée aux arts de la table, réunissant plusieurs créatrices saoudiennes.

Au cœur de cette programmation, le partenariat avec Lafayette Anticipations occupe une place particulière.

Pour son directeur, Clément Delépine, cette collaboration s’inscrit pleinement dans la mission de la fondation, qui consiste à rendre la création contemporaine accessible au plus grand nombre tout en encourageant les échanges entre les différentes disciplines artistiques.

Son bâtiment, conçu par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, offre d’ailleurs un cadre idéal grâce à ses espaces modulables, où dialoguent arts visuels, design, musique, performance et édition.

Une philosophie qui rejoint naturellement celle développée à AlUla, où patrimoine, paysage, architecture et création contemporaine sont pensés comme un ensemble cohérent.

Co-commissaire de l’exposition, Arnaud Morand, responsable des arts et des industries créatives à AFALULA, souligne que La Vie des formes est avant tout un projet construit à deux voix, dans la mesure où l’exposition réunit des œuvres de la collection de Lafayette Anticipations et des créations réalisées lors des résidences de design organisées à AlUla.

Mais, explique-t-il, l’objectif va bien au-delà de l’organisation d’une exposition. Avant même l’ouverture des futurs musées, AlUla a choisi d’inviter artistes, designers et chercheurs à travailler sur place afin qu’ils participent à la construction de son identité culturelle.

« Ce sont eux qui observent, expérimentent, questionnent et parfois critiquent », rappelle Arnaud Morand. Leur regard nourrit la réflexion sur la transformation d’un territoire appelé à devenir l’un des grands pôles culturels du Royaume.

Dans cette démarche, l’art et le design deviennent de véritables outils de réflexion. Ils permettent d’aborder des questions très concrètes : comment vivre dans un environnement désertique, imaginer des espaces publics adaptés au climat, valoriser les matériaux locaux ou encore inventer de nouvelles formes de convivialité.

Pour Arnaud Morand, les œuvres présentées sont ainsi le résultat d’un dialogue permanent entre artistes, artisans, habitants et paysages.

Cette réflexion est au cœur de La Vie des formes, qui s’inspire de l’historien de l’art Henri Focillon et invite à voir les formes comme des réalités vivantes, façonnées par les matériaux, les usages, les gestes et les imaginaires, plutôt que comme des objets figés.

En faisant dialoguer les collections de Lafayette Anticipations avec les créations réalisées à AlUla, l’exposition montre comment l’art et le design accompagnent les profondes mutations d’un territoire.

Cette présence renforcée d’AlUla à Paris confirme l’ambition culturelle portée par la Vision 2030 saoudienne, qui mise sur la création contemporaine comme moteur de développement et d’échanges internationaux.

Le Royaume d’Arabie saoudite fait ainsi de la culture un puissant levier de transformation, avec la France comme partenaire de premier plan.

AlUla a d’ailleurs annoncé avoir renforcé son partenariat avec l’écosystème français de l’innovation grâce au lancement du programme « Future of Tourism », en collaboration avec STATION F et le groupe Galeries Lafayette, en marge du salon international VivaTech, qui s’est tenu récemment à Paris Expo Porte de Versailles.


Mondial-2026: la Suisse écarte l'Algérie et renoue avec les 8es

En habituée, la Suisse s'est qualifiée pour les 8es de finale du Mondial-2026, en battant sans trembler une inoffensive équipe d'Algérie (2-0), grâce à des buts de Breel Embolo (11e) et Dan Ndoye (46e), jeudi à Vancouver. (AFP)
En habituée, la Suisse s'est qualifiée pour les 8es de finale du Mondial-2026, en battant sans trembler une inoffensive équipe d'Algérie (2-0), grâce à des buts de Breel Embolo (11e) et Dan Ndoye (46e), jeudi à Vancouver. (AFP)
  • La "Nati", qui atteint pour la quatrième fois d'affilée ce stade du tournoi, tentera d'enfin le franchir mardi prochain. Ce sera encore dans la province de Colombie-Britannique, contre... la Colombie ou le Ghana opposés vendredi à Kansas City
  • En attendant, elle n'a pas fait de sentiment face à son ancien sélectionneur Vladimir Petkovic, désormais assis sur le banc des Fennecs, qui lui avait fait franchir un cap sur la scène internationale de 2014 à 2021

VANCOUVER: En habituée, la Suisse s'est qualifiée pour les 8es de finale du Mondial-2026, en battant sans trembler une inoffensive équipe d'Algérie (2-0), grâce à des buts de Breel Embolo (11e) et Dan Ndoye (46e), jeudi à Vancouver.

La "Nati", qui atteint pour la quatrième fois d'affilée ce stade du tournoi, tentera d'enfin le franchir mardi prochain. Ce sera encore dans la province de Colombie-Britannique, contre... la Colombie ou le Ghana opposés vendredi à Kansas City.

En attendant, elle n'a pas fait de sentiment face à son ancien sélectionneur Vladimir Petkovic, désormais assis sur le banc des Fennecs, qui lui avait fait franchir un cap sur la scène internationale de 2014 à 2021.

L'entraîneur bosnien naturalisé suisse avait notamment guidé la Nati en quart de finale de l'Euro-2021, après avoir éliminé la France de Didier Deschamps et Kylian Mbappé.

A l'époque, Breel Embolo avait été de cette remarquable performance, mais pas le jeune Johan Manzambi, 20 ans, dont le talent éclate dans ce Mondial et qui en a encore donné un aperçu dès le début de match en lui délivrant une passe décisive, après un déboulé côté gauche (10e).

Une entame idéale pour les Suisses, au grand dam de Luca Zidane, de nouveau titulaire dans les cages algériennes, après avoir été écarté lors du dernier match de groupe contre l'Autriche (3-3) sans que son suppléant Oussama Benbot fasse mieux.

Volontaire mais incapable de se montrer dangereuse, l'Algérie, qui espérait renouer avec les huitièmes de finale du Mondial pour la première fois depuis 2014 au Brésil, a été cueillie à froid dès le retour des vestiaires, quand Dan Ndoye, profitant d'un mauvais renvoi de la défense, a ajusté une frappe de droit à peine touchée par Zidane (46e).

Quatre minutes plus tard, les Fennecs ont bien eu une occasion de réduire le score quand Ryad Mahrez a repris un centre de Rafik Belghali, mais Denis Zakaria était sur la trajectoire du ballon pour l'empêcher d'entrer au fond des filets.

Et ce fut bien la seule pour l'Algérie, qui aurait pu même encaisser un troisième but sans la maladresse de Fabian Rieder, seul devant les cages au second poteau et qui a mal redressé le ballon sinon pour le rendre à Zidane, pas mécontent sur le coup (81e).

Qu'importe, voilà les Suisses fidèles au rendez-vous des 8es. Ils regarderont avec intérêt le comportement des Colombiens, impressionnants durant la phase de groupes au point d'être perçus comme de sérieux outsiders, face à des Ghanéens pas faciles à manoeuvrer comme l'Angleterre a pu en faire l'expérience (0-0).


Avignon: la langue coréenne à l'honneur avec la prix Nobel de littérature Han Kang

Han Kang sera présente du 12 au 18 juillet. (AFP)
Han Kang sera présente du 12 au 18 juillet. (AFP)
  • "Alors qu'on a, ces dernières années, vu émerger une forme de soft power à travers la K-pop, des séries télé, etc., les arts vivants sud-coréens restent très méconnus de la scène européenne, de la scène française, du public du festival"
  • Publié en 2023, le roman "Impossibles adieux" de Han Kang, sur une femme découvrant des archives documentant l'assassinat sur l'île de Jeju de milliers de civils par des forces sud-coréennes en 1948-1949, sert d'inspiration à deux formes théâtrales

PARIS: Après l'anglais, l'espagnol et l'arabe, le Festival d'Avignon fait du coréen sa langue invitée pour sa 80e édition qui démarre samedi, à travers notamment la présence d'artistes de la péninsule ou de la lauréate du prix Nobel de littérature 2024 Han Kang.

"Alors qu'on a, ces dernières années, vu émerger une forme de soft power à travers la K-pop, des séries télé, etc., les arts vivants sud-coréens restent très méconnus de la scène européenne, de la scène française, du public du festival", avait expliqué le directeur de l'événement, Tiago Rodrigues, qui a décidé de mettre en valeur une langue chaque année depuis son arrivée à ce poste.

Han Kang inspire deux spectacles

Publié en 2023, le roman "Impossibles adieux" de Han Kang, sur une femme découvrant des archives documentant l'assassinat sur l'île de Jeju de milliers de civils - considérés comme communistes - par des forces sud-coréennes en 1948-1949, sert d'inspiration à deux formes théâtrales.

Y voyant un "réquisitoire contre l'oubli", la metteuse en scène Julie Deliquet va proposer "Oiseau", une lecture-performance bilingue interprétée par les actrices Isabelle Huppert et Hyeyoung Lee dans la cour d'honneur du palais des papes.

"Che dolore terribile è l'amore", de l'Italienne Daria Deflorian, est aussi tiré de ce roman.

Cette dramaturge, qui avait déjà mis en scène "La végétarienne", autre roman d'Han Kang, dit aimer dans son écriture l'élargissement de "notre perception de la réalité grâce aux rêves, à la vie nocturne, aux fantômes, aux mondes parallèles".

Han Kang sera présente du 12 au 18 juillet.

Kyung-Sung Lee et le théâtre documentaire

C'est aussi l'épisode de l'île de Jeju qui inspire le metteur en scène Kyung-Sung Lee dans "Island story". Lui travaille à partir des témoignages de trois personnes âgées descendant de victimes du massacre et des travaux d'un archéologue ayant mené des recherches pour retrouver des ossements.

"Je m'interroge sur le fait que le théâtre puisse encore fonctionner comme une forme de rituel reliant des personnes dont l'histoire est lointaine", décrit-il.

Jaha Koo en force

Metteur en scène, compositeur et vidéaste, Jaha Koo présente trois spectacles. Dans "Cuckoo" (créé en 2017), un monologue avec trois autocuiseurs de riz, l'artiste de 40 ans explore la pression exercée sur la jeunesse pour être performante dans une société coréenne encore marquée par le poids de son système "hiérarchique, le patriarcat et l'inégalité de genres", raconte-t-il.

Dans "The History of Korean Western Theatre" (2020), il se demande pourquoi la tradition théâtrale de son pays s'est effacée face à la culture occidentale. Enfin, dans "Haribo Kimchi" (2024), il utilise la cuisine d'un stand de street food pour parler de sa position d'"entre-deux", lui qui a quitté son pays natal il y a 15 ans.

Il met en garde contre le risque d'une culture "standardisée". "Il y a tellement de Corées différentes dans le monde", a-t-il confié.

Danse et performance visuelle

Performance visuelle originale en vue avec l'artiste Lee Jinyeob: dans "MULJIL", quatre interprètes sont immergés dans un grand bocal d'eau, en référence aux femmes qui plongent dans la mer pour récolter des coquillages sur l'île de Jeju.

Avec son spectacle "KIN: Yeonhee Project I", le musicien Inbo Lee (Liquid Sound), qui a étudié le spectacle vivant en France, revisite un art ancestral coréen, le Yeonhee, mêlant danse, cirque et percussion, en le modernisant. "J'ai cherché à supprimer des éléments traditionnels pour ne garder que son ADN et j'ai ajouté de la danse contemporaine", raconte-t-il.

Sung Im Her, chorégraphe de danse contemporaine, présente "1 Degree Celcius", sur le thème du réchauffement climatique.

Enfin, avec "Neige neige neige", Lee Jaram, diva du "pansori" - récit chanté accompagné au tambour -, emmènera le public dans une adaptation de la nouvelle de Tolstoï "Maître et serviteur".