Paris-2024: le programme "La Relève", tremplin pour les athlètes paralympiques de demain

Le médaillé d'or mexicain Michel Muñoz (G) et le médaillé d'argent canadien Jacob Wasserman célèbrent sur le podium après la finale de la régate de qualification olympique et paralympique des Amériques en simple PR1 M1x, à la lagune Rodrigo de Freitas à Rio de Janeiro, au Brésil, le 16 mars 2024. (AFP)
Le médaillé d'or mexicain Michel Muñoz (G) et le médaillé d'argent canadien Jacob Wasserman célèbrent sur le podium après la finale de la régate de qualification olympique et paralympique des Amériques en simple PR1 M1x, à la lagune Rodrigo de Freitas à Rio de Janeiro, au Brésil, le 16 mars 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 27 mars 2024

Paris-2024: le programme "La Relève", tremplin pour les athlètes paralympiques de demain

  • Ces sportifs, aux handicaps variés et présélectionnés pour leur profil et leur fort potentiel, ont été conviés à l'Insep, à Paris, pour tester leurs aptitudes physiques sous le regard de représentants de fédérations sportives.
  • Lucie Courrio estime surtout que les recruteurs "vendent du rêve". "On sent qu'il y a un enjeu derrière, ils essaient de te dire ce que tu veux entendre pour que tu viennes chez eux"

PARIS :"Il y a cinq ans, j'étais à votre place et ce jour-là a changé ma vie", lance Pauline Déroulède, championne de France de paratennis et membre du programme "La Relève", devant une vingtaine de participants qui espèrent devenir "l'athlète paralympique de demain".

Ces sportifs, aux handicaps variés et présélectionnés pour leur profil et leur fort potentiel, ont été conviés à l'Insep, à Paris, pour tester leurs aptitudes physiques sous le regard de représentants de fédérations sportives.

"Ils se sont signalés auprès du programme La Relève, ont passé un entretien en visio, et s'ils ont un profil compétiteur, mais encore généraliste, ils viennent ici pour effectuer des tests et essayer des sports", explique Jean Minier, directeur des sports au Comité paralympique et sportif français (CPSF).

Le programme, dont la cinquième édition s'est déroulée la semaine dernière, a été lancé en 2019 par le CPSF (l'édition 2020 a été annulée en raison de la situation sanitaire). Selon Jean Minier, il s'agit d'"une balise sur le chemin du haut niveau destinée à des jeunes âgés de 16 à 35 ans qui ne sont pas membres d'une institution officielle" mais qui pourraient exceller dans un ou plusieurs sports paralympiques.

- "Journée décisive" -

Pauline Déroulède, 33 ans, en bonne position pour représenter la France aux Jeux de Paris en paratennis, en a justement bénéficié en 2019: "Quand je suis arrivée ici, très peu de temps après mon accident, raconte-t-elle à l'AFP, j'avais des croyances et des doutes. Cette journée a changé ma vie et a été décisive dans le choix de ma discipline."

Pourtant, si une quinzaine de sportifs ayant pris part à ce programme depuis la première édition seront présents aux Jeux paralympiques de Paris (28 août - 8 septembre), nombre de participants aux détections "ne seront pas les champions de demain", prévient Jean Minier.

Aujourd'hui, sur les 200 personnes passées par La Relève lors de ses quatre premières éditions, ils sont environ 150 à s'aligner encore en compétition mais tous ne pratiquent pas au niveau international.

Un critère qui ne dérange pas plus que cela Lucie Courrio, 23 ans et amputée fémorale, qui souhaite trouver un sport proche de la ville où elle étudie et pour qui la compétition reste "secondaire pour le moment".

Ludovic Thiar, double amputé, est lui en revanche attiré par la performance.

"Je fais du parasnow, j'ai commencé l'aviron, j'ai testé le basket, la natation et l'athlétisme", énumère le sportif de 36 ans qui attend "de trouver le ou les sports" dans lesquels il pourrait réussir.

Au total, 16 des 22 disciplines présentes aux Jeux paralympiques sont proposées à La Relève.

Certains rêvent même de prendre part à des compétitions de haut niveau dans plusieurs sports. Benjamin Daviet, membre de "la team La Relève" et déjà champion paralympique en ski alpin et biathlon, a aussi découvert le para-aviron il y a deux ans et tente désormais une qualification pour les Jeux paralympiques.

Toutefois, les organisateurs rappellent que "la notion de transferts de discipline reste assez exceptionnelle".

- Le "nerf de la guerre" -

Et la volonté de détecter des "nouvelles pépites" peut aussi amener de la "concurrence" entre les fédérations, explique Pauline Déroulède, qui s'est sentie "vraiment draguée" lors de sa détection.

Il s'agit du "nerf de la guerre", confirme Benjamin Daviet, même si "à la fin, c'est le participant qui a le dernier mot".

Lucie Courrio estime surtout que les recruteurs "vendent du rêve". "On sent qu'il y a un enjeu derrière, ils essaient de te dire ce que tu veux entendre pour que tu viennes chez eux", développe-t-elle.

Un participant à une précédente édition, aujourd'hui membre de l'équipe de France de son sport et qui souhaite conserver l'anonymat, partage son constat.

À l'époque, il voulait "découvrir d'autres disciplines" et s'est laissé convaincre que l'aviron était fait pour lui. Mais il a senti qu'il avait surtout été recruté pour "faire progresser" un autre sportif atteint du même handicap en lui offrant des séances d'entraînement à haut niveau.

Selon lui, le programme propose "énormément de disciplines" sans aider les athlètes à "performer dans toutes".

Aujourd'hui, il s'investit dans sa discipline de prédilection et a participé récemment aux championnats du monde. "J'ai tranché, grâce à ma ville et mon agent qui m'aident, aux partenaires que je me suis trouvé seul. Sans soutien derrière, nous ne sommes pas tant suivis que ça."

 


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.


Macron a parlé à Trump et Netanyahu, appelle au respect de l'intégrité territoriale du Liban

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une réunion du Conseil de défense nationale au Palais de l'Élysée à Paris, le 1er mars 2026, à la suite des frappes américaines et israéliennes contre Iran. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une réunion du Conseil de défense nationale au Palais de l'Élysée à Paris, le 1er mars 2026, à la suite des frappes américaines et israéliennes contre Iran. (AFP)
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  • Emmanuel Macron a appelé Benjamin Netanyahu à préserver l’intégrité territoriale du Liban et à éviter une offensive terrestre, tout en exigeant que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël
  • Il a également échangé avec Donald Trump sur la situation régionale, promis une aide humanitaire aux déplacés libanais et réaffirmé le soutien français aux forces armées libanaises

PARIS: Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain Donald Trump et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".

Dans un message sur X, relatant ses conversations avec Benjamin Netanyahu ainsi qu'avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, Emmanuel Macron dit également avoir "réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà".

"Cette stratégie d'escalade constitue une faute majeure qui met en péril l'ensemble de la région", a jugé le chef de l’État français.

Son entourage a fait savoir qu'il avait également échangé avec Donald Trump mercredi soir et avait "alerté" le président américain "sur la situation au Liban à laquelle la France demeure très attentive".

"Le président Trump a contacté le président de la République ce soir pour l'informer de l'état des opérations militaires menées par les États-Unis en Iran", a indiqué l'entourage d'Emmanuel Macron.

À ses interlocuteurs libanais, le président français a promis que "la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées" face à "l'urgence humanitaire dans le sud du Liban" depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par Israël et les États-Unis.

Il a assuré que la France poursuivrait également "son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu'elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah".

La discussion entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu était la première depuis le début de l'été 2025. Leurs relations ont connu une brouille au mois d'août lorsque la France a annoncé son intention de reconnaître l’État de Palestine.

Le chef du gouvernement israélien avait alors accusé Emmanuel Macron "d'alimenter le feu antisémite" en France.

Dans un échange de lettres acerbe, Emmanuel Macron lui avait alors reproché d'"offenser la France toute entière" et l'avait appelé "solennellement" à sortir de sa "fuite en avant meurtrière" dans la guerre à Gaza.

Dans son message sur X, le président français se limite à évoquer la situation au Liban qu'il juge "très préoccupante". Il ne dit pas s'il a discuté avec Benjamin Netanyahu de l'Iran où Israël et les États-Unis ont déclenché depuis dimanche une offensive militaire massive.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué mercredi avoir déployé "sur plusieurs positions" du sud du Liban des soldats, avec des unités "de l'infanterie, des blindés et du génie".

Le Hezbollah a affirmé de son côté que ses combattants étaient engagés dans des affrontements "directs" avec des soldats israéliens entrés dans la ville libanaise de Khiam, à six kilomètres de la frontière avec Israël

Mardi, lors d'une allocation solennelle, Emmanuel Macron avait dénoncé la "responsabilité première" de l'Iran dans la guerre, notamment à cause de son "programme nucléaire dangereux", mais estimé que les opérations militaires américano-israélienne se déroulaient "en dehors du droit international".