Paris-2024: le Jardin des Tuileries choisi pour la flamme olympique

Des personnes marchent et font du jogging dans le Jardin des Tuileries à Paris le 31 mai 2020. La flamme olympique devrait brûler dans le Jardin des Tuileries pendant toute la durée des Jeux de Paris en juillet et août, (AFP)
Des personnes marchent et font du jogging dans le Jardin des Tuileries à Paris le 31 mai 2020. La flamme olympique devrait brûler dans le Jardin des Tuileries pendant toute la durée des Jeux de Paris en juillet et août, (AFP)
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Publié le Mercredi 27 mars 2024

Paris-2024: le Jardin des Tuileries choisi pour la flamme olympique

  • Baptisé "projet Ariane", le lieu finalement choisi n'était pas celui pensé initialement.
  • Le choix des Tuileries a donc prévalu aussi en raison de la facilité d'accès du public", a expliqué cette source.

PARIS : La vasque olympique qui accueillera la flamme pendant les JO de Paris (26 juillet-11 août) sera installée dans le Jardin des Tuileries, un endroit accessible au public en plein cœur de Paris entre le palais du Louvre et la place de La Concorde, a-t-on appris mercredi de source ayant connaissance des négociations.

Ce lieu tenu secret, que certains avaient imaginé sur la Tour Eiffel ou non loin, a été choisi il y a "plusieurs semaines" entre le comité d'organisation (Cojo) et la mairie de Paris, a confié cette source.

Baptisé "projet Ariane", le lieu finalement choisi n'était pas celui pensé initialement. Les organisateurs et la mairie de Paris avaient en effet opté au début pour l'installation de la vasque dans la cour carrée du Louvre, au centre du Musée du Louvre.

"Mais l'endroit était plus compliqué pour l'accès au public. Le choix des Tuileries a donc prévalu aussi en raison de la facilité d'accès du public", a expliqué cette source.

- "Beaucoup de rumeurs" -

Plus précisément, l'aire d'installation choisie se situe au niveau du Grand bassin rond du Jardin des Tuileries, proche de l'entrée est, en face de la Pyramide du Louvre.

Un endroit non loin de la Place de la Concorde, un des sites des JO qui accueillera quatre épreuves (BMX freestyle, breaking, skateboard et basket 3x3).

Interrogé par l'AFP, le comité d'organisation a refusé d'infirmer ou de confirmer cette information, une piste qu'avait évoquée le quotidien L'Equipe le 20 mars. L'adjoint aux sports de la Mairie de Paris, Pierre Rabadan, interrogé également par l'AFP, n'a pas souhaité "faire de commentaire".

"Il y a déjà eu beaucoup de rumeurs sur son emplacement", explique le Cojo, ajoutant: "ce que nous pouvons dire c'est que dans l'esprit des Jeux au cœur de la ville, nous souhaitons que la vasque soit installée au cœur de Paris, pour la symbolique et pour qu'elle soit visible de tous. C'est dans l'esprit des Jeux de Paris 2024 et de notre cérémonie d'ouverture, à la fois ouverts au plus grand nombre et ouverts sur la ville."

La vasque sera donc installée dans le cœur de Paris, à près d'un kilomètre à vol d'oiseau de l'Hôtel de ville, entre la place Vendôme et le Musée d'Orsay.

"C'est une zone qui permet une sécurisation optimale. Il y aura des forces de l'ordre 24h sur 24 pour protéger la flamme et le public pourra la voir notamment grâce à des passages sur le côté du Jardin qui sont surélevés", précise cette source.

Le site du Louvre sera au cœur des JO, puisqu'un dîner "de gala", orchestré par les équipes du chef Alain Ducasse, sera également organisé pour une centaine de chefs d'Etat et personnalités au Louvre à Paris à la veille de la cérémonie d'ouverture.

Interrogée sur l'emplacement de la vasque pendant les JO après la pisté évoquée par l'Equipe, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra avait botté en touche sur RMC il y a cinq jours: "Elle va surtout à partir du 8 mai arriver à Marseille", avait-elle éludé.

- Dernier relayeur -

Pour l'instant, on ne sait pas si la vasque sera allumée aux Tuileries par le dernier porteur de la flamme, ou si une vasque temporaire sera allumée ailleurs au moment de la cérémonie d'ouverture et déplacée ensuite.

Lors des précédentes éditions des JO, comme à Rio (2016) ou à Tokyo (2021), la vasque avait été allumée dans un stade (au Maracana pour Rio et au stade olympique pour Tokyo) avant d'être déplacée dans les villes.

Le relais de la flamme, qui sera allumée le 16 avril à Olympie (Grèce), débutera en France à Marseille le 8 mai, après un voyage de plus de dix jours entre Athènes et la cité phocéenne sur le trois-mâts +Belem+. Après un périple de près de plus de deux mois et demi, en passant par près de 400 villes de France, le relais doit s'achever le 26 juillet à Paris. Le nom du dernier relayeur reste toujours entouré de mystère.


France: jugement pour Lafarge, accusé de financement du terrorisme en Syrie

Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, quitte la salle d'audience pour une pause lors de la première journée du procès du groupe cimentier français Lafarge et de huit personnes, dont d'anciens dirigeants, accusés de financement du terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. (AFP)
Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, quitte la salle d'audience pour une pause lors de la première journée du procès du groupe cimentier français Lafarge et de huit personnes, dont d'anciens dirigeants, accusés de financement du terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. (AFP)
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  • L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés
  • Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières

PARIS: La justice française rend lundi son jugement à l'encontre du cimentier Lafarge et huit anciens responsables du groupe accusés de financement du terrorisme pour avoir payé des groupes jihadistes afin qu'ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie

Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée.

"C'est l'histoire d'un dérapage, d'un dévoiement qui fait que la société Lafarge, fleuron de l'industrie française, en est venue à financer des organisations terroristes, dans une seule visée: mercantile", avait fustigé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans ses réquisitions en décembre dernier.

L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés.

"On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l'usine si nous étions partis?", a soutenu en interrogatoire Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge. "On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire."

Décortiquant échanges de mails, comptes-rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal correctionnel de Paris s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra.

Pour le Pnat, les versements aux entités classées comme "terroristes" ont atteint un montant minimal de près de 4,7 millions d'euros.

"Ahurissant de cynisme" 

Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région.

Si les prévenus ont soutenu avoir été victimes de "racket", le terme a fait tiquer la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez, plusieurs messages internes à Lafarge faisant plutôt état de "négociations" ou d'"accords".

"Il y avait cette conviction que (la guerre) n'allait pas durer. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas certaines décisions qui ont été prises", a expliqué Bruno Pescheux, l'un des protagonistes du dossier en tant que directeur de la filiale syrienne de Lafarge de 2008 à l'été 2014.

"Cette crise était un tunnel. Tout le monde nous disait que cette crise serait courte, qu'on allait voir la lumière. Mais en fait, la lumière n'est jamais venue", a-t-il dit.

A l'audience, les deux procureures du Pnat ont souligné "l'absence totale d'adhésion à l'idéologie jihadiste" des prévenus, mais noté leur "absence de reconnaissance" et de "regrets" sur les faits.

Elles ont requis à l'encontre de la société Lafarge l'amende maximale de 1,125 million d'euros ainsi qu'une confiscation partielle du patrimoine à hauteur de 30 millions d'euros.

Contre l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui nie mordicus avoir été au courant des versements illicites, le parquet a demandé six ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt différé mais sans exécution provisoire.

Le Pnat estime que Bruno Lafont était bien informé et qu'il a "donné des directives claires" pour maintenir l'activité de l'usine, "un choix purement économique, ahurissant de cynisme".

Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes.

Particularité de ce dossier, des victimes des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et ses environs se sont constituées parties civiles, voyant dans cette affaire l'un des "rouages" des attaques qui ont ensanglanté la France les années suivantes.

 


Macron: Paris et Londres organiseront une «conférence» en vue d'une «mission multinationale pacifique» à Ormuz

La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron. (AFP)
La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron. (AFP)
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  • "Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X
  • Emmanuel Macron, qui s'était entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, ne commente pas la décision américaine d'un "blocus" naval dans ce passage maritime du Golfe, annoncée par Donald Trump après l'échec des négociations

PARIS: La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron.

"Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X. Autrement dit, cette mission n'a pas vocation à être intégrée directement dans les efforts des Etats-Unis dans le détroit.

Aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie.

Un règlement qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 13, 2026

Emmanuel Macron, qui s'était entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, ne commente pas la décision américaine d'un "blocus" naval dans ce passage maritime du Golfe, annoncée par Donald Trump après l'échec des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran et censé entrer en vigueur lundi.

Keir Starmer a lui dit ne pas soutenir ce blocus.

Dans son message sur X, le président français a appelé à ne ménager "aucun effort" pour "parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie", "qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité".

"Pour y parvenir, toutes les questions de fond doivent être traitées en leur apportant une réponse durable, aussi bien s’agissant des activités nucléaires et balistiques de l’Iran que de ses actions déstabilisatrices dans la région, mais aussi pour permettre la reprise, le plus rapidement possible, d’une navigation libre et sans entrave dans le détroit d’Ormuz et faire en sorte que le Liban retrouve le chemin de la paix dans le plein respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale", a-t-il insisté.

 


Grenoble: un homme tué par balles, le troisième en une semaine

Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police. (AFP)
Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police. (AFP)
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  • La victime est un homme de 27 ans atteint par balles "au thorax et au visage", qui n'a pas pu être ranimé par les secours, selon une autre source policière. L'auteur des tirs a pris la fuite à pied, a-t-on ajouté
  • Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est un homme de 38 ans, videur d'un établissement de nuit, qui est mort après avoir été visé par plusieurs tirs dans le centre-ville

LYON: Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police.

Les coups de feu ont été tirés vers 01H15 place André Malraux, dans le quartier Hoche, près d'un point de deal connu de la ville, a précisé cette source.

La victime est un homme de 27 ans atteint par balles "au thorax et au visage", qui n'a pas pu être ranimé par les secours, selon une autre source policière. L'auteur des tirs a pris la fuite à pied, a-t-on ajouté.

Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est un homme de 38 ans, videur d'un établissement de nuit, qui est mort après avoir été visé par plusieurs tirs dans le centre-ville. Une femme de 26 ans qui se trouvait à ses côtés a été légèrement touchée à un bras, "victime collatérale" des tirs, selon le parquet.

Le 8 avril, un homme de 27 ans avait été tué par balles sur un point de deal dans le quartier Villeneuve-Village-Olympique. Il avait été condamné à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants et des violences.

Grenoble et certaines de ses banlieues sont régulièrement marquées par des épisodes de violence par arme à feu liées au trafic de drogue.