En Ukraine, «l'enfer» d'un village frontalier sous les bombes russes

Un habitant âgé du quartier fume alors qu'il est assis dans un fauteuil roulant devant sa maison dans le village de Velyka Pysarivka, situé à seulement cinq kilomètres de la frontière russe, dans la région de Soumy, le 24 mars 2024 (Photo, AFP).
Un habitant âgé du quartier fume alors qu'il est assis dans un fauteuil roulant devant sa maison dans le village de Velyka Pysarivka, situé à seulement cinq kilomètres de la frontière russe, dans la région de Soumy, le 24 mars 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 avril 2024

En Ukraine, «l'enfer» d'un village frontalier sous les bombes russes

  • Pendant une dizaine de jours à partir de la mi-mars, bombes aériennes, obus et roquettes russes se sont abattus sur cette localité et d'autres villages frontaliers ukrainiens
  • Cigarette aux lèvres, assis devant sa maison au soleil dans son fauteuil roulant, un habitant de 69 ans du village, amputé d'une jambe, n'a quant à lui pas quitté les lieux

VELYKA PYSSARIVKA: Perdue au milieu des ruines, Svitlana Zavaly cherche désespérément ce qui peut encore être récupéré dans les décombres de sa maison, rasée par une bombe russe, dans le nord-est de l'Ukraine.

"Nous n'avons plus rien !", lâche au bord des larmes, le souffle court, cette habitante âgée de 67 ans du village de Velyka Pyssarivka, à cinq kilomètres de la frontière russe, au sud de Soumy, la capitale de la région ukrainienne du même nom.

Pendant une dizaine de jours à partir de la mi-mars, bombes aériennes, obus et roquettes russes se sont abattus sur cette localité et d'autres villages frontaliers ukrainiens, à la suite d'incursions sur le territoire de la Russie de combattants russes alliés à Kiev.

"Nous avions tout. Et en un instant, c'est arrivé. C'est bien que nous soyons partis d'ici deux jours avant", raconte Svitlana Zavaly, un imperméable trop grand sur le dos, les cheveux ceints d'un foulard blanc et des gants de jardinage orange aux mains.

Elle et son mari sont revenus ici pour la journée. Ils vivent provisoirement à Okhtyrka, une ville à environ 40 kilomètres à l'ouest de Velyka Pyssarivka où ils ont été évacués comme de nombreux autres habitants des zones bombardées.

Le 17 mars, un voisin resté au village l'avait appelée au téléphone à 4 heures du matin.

"+Svitlana, bonjour...+ J'ai dit : +Vania, ne me dis rien. Tout est clair+. Et il a dit que la bombe avait précisément frappé la maison. Voilà comment ça s'est passé. Et nous sommes devenus des sans-abri", raconte la sexagénaire, les yeux rougis.

200 bombes 

A Velyka Pyssarivka, les bâtiments du centre ont quasiment tous été détruits. Des maisons ont aussi été bombardées dans les quartiers plus proches de la frontière, selon Oleksiï Bryl, le chef adjoint de la police locale.

Pendant une dizaine de jours, "il y a eu des explosions constantes. Aujourd'hui, la situation s'est stabilisée, les bombardements ont diminué" en intensité, explique-t-il à l'AFP, au cours d'une visite du village, qui comptait 4.000 âmes avant la guerre.

Les combats ont commencé le 12 mars. Ce jour-là, la Russie a affirmé avoir repoussé de multiples attaques en provenance d'Ukraine contre deux régions frontalières russes.

Près de Velyka Pyssarivka, les incursions ont été réalisées dans la zone russe de Kozinka par le "Corps des volontaires russes" et le "Bataillon sibérien". Plus au nord, les infiltrations ont été conduites par la "Légion liberté de la Russie" dans le village russe de Tiotkino.

Un combattant d'une de ces unités avait déclaré le 12 mars à l'AFP que les attaques avaient été programmées pour la présidentielle russe (15-17 mars) afin d'"exprimer les armes à la main ce que nous pensons de ce régime".

Les affrontement ont duré quelques jours, puis les incursions ont cessé.

Pendant deux semaines, rien qu'à Velyka Pyssarivka et dans les villages proches, près de 567 frappes ont été enregistrées, dont près de 200 effectuées avec des bombes aériennes guidées, puissantes et destructrices, selon un bilan donné mardi par les autorités régionales. Six personnes ont été tuées et 12 blessées.

"Nous sommes partis le 14, jeudi... de l'enfer. Nous avons été bombardés, des avions volaient", raconte Valentina, 67 ans, qui ne souhaite pas donner son nom. Elle a été évacuée à Okhtyrka.

Pour Oleksiï Moroz, 38 ans, aussi parti avec sa famille à Okhtyrka, "nous avons compris que dès que le bataillon (Légion liberté de la Russie) entrerait (à Kozinka en territoire russe), il y aurait un effet boomerang", avec d'importants bombardements russes.

«Idée stupide»

"Le 13, les attaques aériennes ont commencé. La nuit du 13 au 14, (les forces ennemies) ont frappé sans interruption et, le matin du 14, nous sommes partis en bus d'évacuation sous un bombardement intense (...). Il n'était plus possible de rester là-bas", avec leurs deux jeunes enfants, confie sa femme Ioulia Drokina, 33 ans.

Interrogés sur la raison, selon eux, des incursions opérées par les combattants alliés à Kiev, plusieurs villageois ont fait état à l'AFP d'une rumeur selon laquelle des troupes russes avaient été amassées à la frontière et s'apprêtaient à pénétrer en territoire ukrainien.

"Nous avions peur que si le bataillon (russe anti-Kremlin) n'intervenait pas, nous pourrions être sous occupation. Et être occupé est plus effrayant que d'être sous les bombardements", affirme Ioulia Drokina.

Cigarette aux lèvres, assis devant sa maison au soleil dans son fauteuil roulant, un habitant de 69 ans du village, amputé d'une jambe, n'a quant à lui pas quitté les lieux.

Pour lui, les incursions ont été "une idée stupide".

"Nous avons moins de monde qu'eux (les Russes) et moins de matériel (...). Et ils vous détectent immédiatement avec un drone", lâche l'homme, qui souhaite conserver l'anonymat.


Regain d'optimisme sur une reprise des négociations entre Téhéran et Washington

Les Etats-Unis et le Pakistan, médiateur dans les discussions avec l'Iran, ont exprimé leurs espoirs d'une reprise des négociations en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient qui a ébranlé l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis et le Pakistan, médiateur dans les discussions avec l'Iran, ont exprimé leurs espoirs d'une reprise des négociations en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient qui a ébranlé l'économie mondiale. (AFP)
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  • Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban
  • Les marchés financiers ont salué mercredi ce regain d'optimisme, les Bourses européennes gagnant plus de 2% et les cours du pétrole plongeant sous les 100 dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis et le Pakistan, médiateur dans les discussions avec l'Iran, ont exprimé leurs espoirs d'une reprise des négociations en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient qui a ébranlé l'économie mondiale.

Les marchés financiers ont salué mercredi ce regain d'optimisme, les Bourses européennes gagnant plus de 2% et les cours du pétrole plongeant sous les 100 dollars.

Alors que le contrôle par l'Iran du détroit d'Ormuz, stratégique pour les hydrocarbures, a provoqué ces deux derniers mois une flambée du prix du pétrole, le baril de Brent perdait vers 10H40 GMT plus de 9%, à 99,64 dollars, loin des 126 dollars d'il y a seulement quelques jours.

Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.

Alors que le blocage a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, Washington a imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit.

Compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le projet "sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le président américain sur son réseau Truth Social.

"Bon espoir" 

Il a précisé que cette pause avait été décidée notamment à la demande du Pakistan, tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays avait accueilli des négociations directes entre l'Iran et les Etats-Unis le 11 avril, a dit avoir "bon espoir" que l'actuelle dynamique aboutisse à une paix durable.

"La fin du Projet Liberté est probablement survenue lorsque Trump a réalisé que le recours à la force n'allait non seulement échouer à produire le résultat escompté mais fermerait également la porte aux premiers véritables signes d'une voie négociée", a estimé sur X l'analyste Ali Vaez, de l'International Crisis Group.

Selon deux responsables américains et deux autres sources au fait du dossier cités par le site américain Axios, la Maison Blanche estime être sur le point de conclure "un protocole d'accord d'une page visant à mettre fin au conflit et à établir un cadre en vue de négociations nucléaires plus approfondies".

L'Iran a envoyé son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, en Chine, principal pays acheteur de pétrole iranien.

A l'occasion de sa visite, il a abordé "les négociations en cours" sans commenter une éventuelle reprise. "La question du détroit d'Ormuz a fait l'objet de discussions approfondies, et nous avons évoqué la nécessité de respecter les droits de la République islamique d'Iran ainsi que l'ensemble des points de vue existants", a-t-il ajouté sur la télévision d'Etat.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a de son côté réclamé un arrêt "complet" des hostilités au Moyen-Orient et appelé Etats-Unis et Iran à rouvrir "le plus vite possible" le détroit d'Ormuz.

Il a aussi défendu le "droit légitime" de l'Iran au nucléaire civil, alors que ce dossier est un des points d'achoppement pour la reprise des discussions avec Washington.

Les Etats-Unis et Israël accusent l'Iran de chercher à obtenir l'arme nucléaire, ce qui est vivement démenti par Téhéran.

La visite de M. Araghchi intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue le 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

"Jeu psychologique" 

En Iran, certains ne cachent pas leur fatigue et leur lassitude face aux tergiversations sur les négociations.

"Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique", confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l'AFP à Paris.

Le lancement lundi du "Projet Liberté" s'est accompagné d'accrochages en mer et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputés à l'Iran, après des semaines de calme relatif.

L'armateur français CMA CGM a en outre confirmé mercredi que son porte-conteneur San Antonio battant pavillon maltais avait fait l'objet d'une attaque la veille dans le détroit d'Ormuz, faisant des blessés parmi les membres d'équipage.

Sur le font libanais, l'armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes dans "plusieurs zones" du Liban contre des cibles du mouvement pro-iranien Hezbollah, après avoir appelé la population de 12 villages à évacuer.

Le ministère de la Santé libanais a fait état de quatre morts dans l'est du pays dans un bombardement israélien.

Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent malgré un cessez-le-feu entré en vigueur 17 avril.


L'ONU demande la libération «immédiate» par Israël des militants de la «flottile pour Gaza»

L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza. (AFP)
L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza. (AFP)
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  • L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza
  • "Israël doit libérer immédiatement et sans condition Saïf Abu Keshek et Thiago Avila"

GENEVE: L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza.

"Israël doit libérer immédiatement et sans condition Saïf Abu Keshek et Thiago Avila", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Thameen Al-Kheetan, faisant état de témoignages selon lesquels les deux militants subissent "de graves mauvais traitements".


Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran

Le président des États-Unis Donald Trump. (Reuters)
Le président des États-Unis Donald Trump. (Reuters)
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  • Donald Trump suspend temporairement le “Projet Liberté” dans le détroit d’Ormuz pour favoriser un possible accord avec l’Iran, malgré des tensions persistantes
  • Les négociations avancent, mais la situation reste fragile : incidents militaires récents, menaces iraniennes et préparation américaine à reprendre les combats si nécessair

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé la suspension de son "Projet Liberté" d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si "un accord peut être finalisé et signé" avec l'Iran, après ce que le président américain a qualifié de "grands progrès" dans les négociations.

"Compte tenu de l'énorme succès militaire" et des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le républicain sur son réseau Truth Social.

Il a précisé que cette pause avait été décidée à "la demande du Pakistan et d'autres pays", tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril

Le "Projet Liberté", qui doit permettre à des centaines de bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit, avait été lancé lundi.

Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs assuré plus tôt mardi que la phase offensive du conflit avec l'Iran était terminée.

"L'opération est finie. +Fureur épique+ (est finie) - comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade", a affirmé Marco Rubio lors d'un point presse à la Maison Blanche, utilisant le nom de code donné par les Etats-Unis à leurs opérations contre l'Iran.

Le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a cependant averti que l'armée était "prête à reprendre des opérations majeures de combats".

Donald Trump a aussi mis en garde Téhéran, au lendemain d'accrochages en mer et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputés à l'Iran.

"Ils savent ce qu'ils ont à faire et (...) ce qu'ils ne doivent pas faire", a affirmé le président américain, qui s'est toutefois abstenu d'accuser l'Iran d'avoir violé la trêve en vigueur depuis le 8 avril.

Depuis le début de la guerre le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

- Visites en Chine -

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est de son côté entretenu mercredi à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi, selon l'agence d'Etat Chine Nouvelle, qui n'a fourni aucune précision sur les discussions.

Cette visite intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue le 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

Lundi, l'Iran a tiré des missiles et drones contre des bâtiments militaires américains - interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Il a aussi été accusé d'avoir tiré sur les Emirats arabes unis, dans la première attaque contre un pays du Golfe depuis la trêve, ce qu'un haut responsable militaire iranien a démenti mardi soir.

Plus tôt, les Emirats avaient dit avoir à nouveau activé leurs défenses aériennes pour intercepter des missiles et drones tirés, selon eux, depuis l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont menacé quant à eux d'une "riposte ferme" tout navire qui ne se conformerait pas aux règles de passage imposées par Téhéran dans le détroit d'Ormuz.

Les Etats-Unis ne peuvent pas "laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale", a insisté pour sa part le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.

Dans un communiqué, Marco Rubio a annoncé que les Etats-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour "défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d'Ormuz".

Le projet de résolution, rédigé aux côtés de Bahreïn, de l'Arabie saoudite, des Emirats, du Koweït et du Qatar, "exige que l'Iran cesse les attaques, le minage et tout péage" dans le détroit, précise le secrétaire d'Etat.

- "Prêt au dialogue" -

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lui accusé les Etats-Unis et leurs alliés de "mettre en péril" la sécurité du transport maritime.

Le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain ont franchi lundi le détroit d'Ormuz sous escorte militaire.

Le géant danois du transport Maersk a aussi annoncé la sortie lundi d'un de ses bateaux, "accompagné de moyens militaires américains", coincé dans le Golfe depuis le début de la guerre.

Du côté de l'or noir, dont le cours est fortement affecté par la crise au Moyen-Orient, les deux principaux contrats pétroliers reculent mercredi, prolongeant leur repli de la veille après une hausse des cours lundi.

Vers 05H00 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) et celui de Brent de la mer du Nord, lâchaient 1,92% et 1,80% respectivement et restaient toujours au-dessus des 100 dollars.

Les tentatives de relancer les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis sont au point mort depuis une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mardi que son pays était "prêt à tout dialogue".

Mais "il n'a jamais cédé et ne cédera jamais à la force", a-t-il ajouté.