Taïwan: des fleurs et de l'encens pour dire adieu au bâtiment emblématique du séisme

Des équipements lourds sont utilisés pour démolir le bâtiment Uranus, endommagé par le tremblement de terre du 3 avril, à Hualien le 5 avril 2024. (Photo, AFP)
Des équipements lourds sont utilisés pour démolir le bâtiment Uranus, endommagé par le tremblement de terre du 3 avril, à Hualien le 5 avril 2024. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 05 avril 2024

Taïwan: des fleurs et de l'encens pour dire adieu au bâtiment emblématique du séisme

  • L'édifice de 10 étages est devenu emblématique du tremblement de terre de mercredi, le plus puissant à Taïwan en 25 ans
  • Il penche à 45 degrés depuis que la moitié de son premier étage s'est effondrée sous l'effet de la secousse de magnitude supérieure à 7

HUALIEN: Au pied de l'immeuble de verre qui penche dangereusement, une grue a commencé son travail de démolition vendredi à Hualien, épicentre du puissant séisme taïwanais.

Comme c'est la tradition à Taïwan, des fruits, des fleurs et de l'encens ont été disposés en offrandes pour la cérémonie de démolition du bâtiment "Uranus", érigé il y a près de 40 ans au centre de la ville côtière.

L'édifice de 10 étages est devenu emblématique du tremblement de terre de mercredi, le plus puissant à Taïwan en 25 ans.

Il penche à 45 degrés depuis que la moitié de son premier étage s'est effondrée sous l'effet de la secousse de magnitude supérieure à 7.

Vendredi, les autorités ont annoncé qu'elles allaient commencer à le démonter.

Mais elles ont d'abord préparé une table d'offrandes devant le bâtiment affaissé pour assurer une démolition en douceur et pour "apaiser les âmes perdues" des personnes tuées dans le tremblement de terre.

"Nous offrons des sacrifices et prions pour bénir les travaux de démolition de l'immeuble Uranus", lance une voix par haut-parleur.

Des chips, des nouilles instantanées, des bouteilles de soda et des billets pliés pour les morts ont été placés à côté de paniers de fleurs et d'un récipient contenant des bâtons d'encens.

Les rites culturels traditionnels tels que la bénédiction d'une nouvelle maison ou les offrandes aux esprits après l'achat d'un terrain sont monnaie courante à Taïwan.

Reprendre une vie normale

La cheffe du comté de Hualien, Hsu Chen-wei, et d'autres fonctionnaires portant des gilets de chantier s'inclinent devant le bâtiment affaissé.

Chacun allume un bâton de papier Joss, imprimé avec diverses représentations terrestres et traditionnellement brûlé lors de cérémonies destinées à honorer ancêtres ou divinité.

Puis une grue rose commence à briser les pans de verre qui recouvrent l'immeuble "Uranus", révélant la façade intérieure de briques alors que la pluie commence à tomber.

"Nous espérons achever la démolition dans les deux semaines afin que les habitants de Hualien puissent reprendre leur vie normale", a ensuite déclaré Hsu Chen-wei aux journalistes.

"L'Uranus a été construit en 1986. Toutes les structures vieillissent avec le temps, les tremblements de terre et bien d'autres facteurs", explique la responsable locale.

Elle espère que la population ne revivra pas la "situation de panique" traversée pendant le séisme.

Mais vers 13H00, une importante réplique a secoué la ville de Hualien, au point d'inquiéter l'équipe de chantier : Le bâtiment semblait pencher de plus en plus dangereusement vers l'avant.

Les ouvriers ont alors accéléré le processus et commencé à insérer des barres métalliques géantes pour stabiliser la structure.

À l'intérieur d'un étage supérieur, l'AFP a pu voir un piano couché sur le côté, entouré de débris provenant d'un appartement endommagé par le tremblement de terre.

À ce jour, le séisme a fait au moins 10 morts et plus de 1.100 blessés. Des centaines de personnes restent bloquées autour du parc national de Taroko, un massif montagneux aux gorges profondes dont les routes d'accès ont été bloquées par des chutes de pierres et des glissements de terrain.

Des équipes de secours ont été mobilisées dans tout Taïwan, déployant des hélicoptères, des drones et des équipes pédestres accompagnées de chiens pour rechercher les disparus.

"Les sauveteurs ne baissent pas les bras et poursuivent leurs recherches dans les montagnes pour retrouver les survivants du tremblement de terre", a déclaré le vice-président élu de Taïwan, Hsiao Bi-khim, les qualifiant de "véritables héros d'un Taïwan résilient".

 


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Short Url
  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Short Url
  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Short Url
  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".