Le livre «Petit déjeuner chez Tiffany» couvert de diamants pour 1,5 million de dollars

Une reliure personnalisée d'une première édition signée de "Breakfast at Tiffany's" par Truman Capote est présentée à la Foire internationale du livre ancien de New York (ABAA) le 4 avril 2024. Le modèle comporte plus de 1 000 diamants blancs, une aigue-marine d'un carat de taille émeraude et est estimé à environ 1 500 000 dollars. (Photo par Angela WEISS AFP)
Une reliure personnalisée d'une première édition signée de "Breakfast at Tiffany's" par Truman Capote est présentée à la Foire internationale du livre ancien de New York (ABAA) le 4 avril 2024. Le modèle comporte plus de 1 000 diamants blancs, une aigue-marine d'un carat de taille émeraude et est estimé à environ 1 500 000 dollars. (Photo par Angela WEISS AFP)
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Publié le Samedi 06 avril 2024

Le livre «Petit déjeuner chez Tiffany» couvert de diamants pour 1,5 million de dollars

  • Kate Holland, maîtresse d'art britannique, a relié en cuir et couvert de 1.035 diamants et d'un saphir émeraude le seul exemplaire signé de la main de Capote de son roman «Breakfast at Tiffany's» (1958)
  • L'alignement des diamants, 30 carats au total, forme une partie du plan de Manhattan, la grande île de New York

NEW YORK : «Petit déjeuner chez Tiffany» pour 1,5 million de dollars: c'est le prix à New York d'un exemplaire unique couvert d'un millier de diamants du livre de l'écrivain américain Truman Capote né il y a tout juste un siècle et disparu il y a 40 ans.

«Les rues de Londres sont pavées d'or, celles de New York sont pavées de platine et de diamants», s'est réjouie auprès de l'AFP Kate Holland, maîtresse d'art britannique qui a relié en cuir et couvert de 1.035 diamants et d'un saphir émeraude le seul exemplaire signé de la main de Capote de son roman «Breakfast at Tiffany's» (1958).

Ce travail de trois années avec les joailliers britanniques Bentley & Skinner pour un bouquiniste de luxe américain, Lux Mentis, est exposé jusqu'à dimanche au salon international du livre rare et ancien à New York en plein coeur de Manhattan.

Présenté et éclairé dans une cage à oiseaux en bois d'ébène, «Breakfast at Tiffany's» de Truman Capote (1924-1984) est proposé à 1,5 million de dollars. Sans enchères ni négociations.

L'alignement des diamants, 30 carats au total, forme une partie du plan de Manhattan, la grande île de New York.

Et le saphir est positionné à l'angle de la 5e avenue et de la 57e rue, où se trouve le mythique magasin du joaillier américain Tiffany qui a rouvert en avril 2023, sous la coupe du géant mondial français du luxe LVMH.

Tiffany, emblème du luxe new-yorkais depuis 1940 et rénové pour la première fois après la pandémie de Covid, a été immortalisé par le film adapté du livre éponyme («Diamants sur canapé» 1961), réalisé par Blake Edwards avec Audrey Hepburn et George Peppard.

Cette comédie romantique à dimension psychologique et le livre plus sombre sur les traumatismes d'enfance du personnage racontent la vie de Holly Golightly, jeune femme mondaine, fantasque, qui vit de ses charmes à New York et rêve d'épouser un milliardaire qui la couvrirait de bijoux.

Pour la relieuse Kate Holland, le roman est une «histoire d'amour avec New York», pôle mondial des arts, du luxe et de la finance.

Et même si l'artiste admet ne pas se sentir «à l'aise» avec 1,5 million de dollars demandé, elle estime que le livre peut être un «objet d'art» à exposer plutôt que «rangé dans une boite ou sur une étagère».

L'oeuvre et la vie de Capote, aussi célèbre par ses scandales que par ses écrits, ont été, depuis sa mort le 25 août 1984 à Los Angeles un mois avant son 60e anniversaire, adaptées à l'écran, dont la dernière fois au début de l'année dans la série «Feud: les trahisons de Truman Capote» de Gus Van Sant avec Tom Hollander, Naomi Watts, Diane Lane et Demi Moore.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".