La piraterie d’État iranienne menace les voies pétrolières du Moyen-Orient

Cette photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) via SEPAH News le 19 novembre 2020, un drone militaire stationné sur un navire de guerre portant le nom du commandant naval Abdollah Roudaki, tué pendant qu'il naviguait dans les eaux du golfe lors de l'inauguration du bateau (Photo, AFP / Archives).
Cette photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) via SEPAH News le 19 novembre 2020, un drone militaire stationné sur un navire de guerre portant le nom du commandant naval Abdollah Roudaki, tué pendant qu'il naviguait dans les eaux du golfe lors de l'inauguration du bateau (Photo, AFP / Archives).
Lorsque des «soldats armés» iraniens sont montés à bord du pétrolier Hankuk Chemi battant pavillon sud-coréen le 4 janvier 2021, ils exécutaient une politique officieuse de piraterie d'État de longue date dans les eaux du golfe et du détroit d'Ormuz (Photo, AFP/Archives).
Lorsque des «soldats armés» iraniens sont montés à bord du pétrolier Hankuk Chemi battant pavillon sud-coréen le 4 janvier 2021, ils exécutaient une politique officieuse de piraterie d'État de longue date dans les eaux du golfe et du détroit d'Ormuz (Photo, AFP/Archives).
Détenus par les troupes iraniennes en juin 2004, huit militaires britanniques ont été contraints de marcher les yeux bandés sur les rives de la voie navigable de Chatt al-Arab après s'être soi-disant égarés dans les eaux iraniennes. Le Shatt al-Arab chevauche la frontière entre l'Iran et le sud de l'Irak. (Photo/ AFP).
Détenus par les troupes iraniennes en juin 2004, huit militaires britanniques ont été contraints de marcher les yeux bandés sur les rives de la voie navigable de Chatt al-Arab après s'être soi-disant égarés dans les eaux iraniennes. Le Shatt al-Arab chevauche la frontière entre l'Iran et le sud de l'Irak. (Photo/ AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 07 janvier 2021

La piraterie d’État iranienne menace les voies pétrolières du Moyen-Orient

  • Les unités navales iraniennes du CGRI et leurs mandataires houthis font un pied de nez au monde en saisissant des pétroliers qui sillonnent le Golfe
  • Le Hankuk Chemi, battant pavillon sud-coréen, n'est que le dernier d'une longue lignée de navires saisis par l'Iran dans le détroit d'Ormuz

LONDRES: L'Iran a attisé les tensions dans le Golfe cette semaine lorsque ses troupes ont pris d'assaut un pétrolier battant pavillon sud-coréen alors qu'il transitait par le détroit stratégique d'Ormuz, un goulot d'étranglement par lequel passe le cinquième de la production mondiale de pétrole. Cet incident est le dernier d'une longue série de «pirateries d'État» dans la région instable.

Le MT Hankuk Chemi était en route du Jubail d'Arabie saoudite vers le Fujairah des Émirats arabes unis. Lundi, des membres de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont embarqué sur le navire et l'ont amené au port de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, plaçant son équipage de 20 matelots, de nationalités diverses, en état d'arrestation.

Les autorités iraniennes ont prétendu que le pétrolier, qui transporte 7 200 tonnes d’éthanol, a été saisi pour infraction aux lois sur l’environnement maritime, selon le propriétaire du navire qui nie toutes ces allégations.

Les observateurs soupçonnent que le navire a été pris en otage dans le cadre d'une dispute avec Séoul au sujet de 7 milliards de dollars de revenus en recettes de pétrole, gelées dans les banques sud-coréennes en vertu des sanctions américaines imposées à l'Iran par l'administration Trump.

Bien que le MT Hankuk Chemi soit le premier grand navire saisi par l'Iran depuis plus d'un an, des incidents de ce genre sont devenus trop courants dans le détroit d'Ormuz ainsi que sur les voies maritimes à proximité.

Plusieurs navires ont été arraisonnés ou mystérieusement attaqués depuis que le président Donald Trump a intensifié sa campagne de «pression maximale», l'Iran étant désigné comme le coupable probable.

La marine du CGRI a longtemps utilisé sa flotte de hors-bords pour harceler les navires commerciaux et militaires de la région, saisissant au moins six navires en 2019, soi-disant pour contrebande de carburant. L'Iran a également menacé à plusieurs reprises de bloquer le détroit si elle est attaquée.

Plusieurs incidents ont pavé la voie aux tensions actuelles. En janvier 2016, le CGRI a saisi deux bateaux de commandement de la marine américaine après leur entrée dans les eaux territoriales iraniennes près de l'île iranienne de Farsi.

Après une vague d'appels téléphoniques entre le secrétaire d'État américain de l'époque, John Kerry, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les marins ont été libérés sains et saufs quinze heures plus tard.

photo
L'ambassadeur d'Iran en Corée du Sud, Saeed Badamchi Shabestari, arrive au ministère des Affaires étrangères à Séoul le 5 janvier 2021, convoqué au sujet de l’affaire du pétrolier sud-coréen saisi par l'Iran (Photo, AFP/ YONHAP).

En mars 2007, le CGRI a arrêté 15 membres de la marine britannique du HMS Cornwall qui fouillaient un navire marchand au large de la côte irano-irakienne. Ils ont été libérés 13 jours plus tard.

Un incident similaire s'est produit en 2004 lorsque six Royal Marines et deux marins de la Royal Navy ont été capturés par le CGRI à l’intérieur du canal de Chatt al-Arab. Ils ont été libérés trois jours plus tard.

La milice houthie au Yémen, soutenue par l'Iran, a lancé des attaques répétées contre des ports et des navires ces dernières années, plaçant régulièrement des mines marines dans le sud de la mer Rouge et dans le détroit de Bab Al-Mandab sur la voie de navigation commerciale.

photo
Cette image de vidéosurveillance fournie par la société sud-coréenne Taikun Shipping Co. montre le moment où un pétrolier sud-coréen a été capturé par un hors-bord armé des gardiens de la révolution iraniens, à droite, dans les eaux du golfe et du détroit d'Ormuz le lundi 4 janvier 2021. (Photo, AFP/Archives)

La milice a rejeté à plusieurs reprises les demandes de l'ONU d’autoriser une équipe d'inspection à avoir accès au FSO Safer, un pétrolier de 45 ans abandonné au large du port de Hodeidah, pour effectuer des réparations urgentes. Le 15 juillet 2020, lors d'une session extraordinaire, l'ONU a fait part de ses craintes d’une «catastrophe» si le navire, qui contient 1,1 million de barils de pétrole brut à bord, se désintègre dans la mer Rouge.

En mai 2019, Washington a déployé le porte-avions USS Abraham Lincoln et quatre bombardiers B-52 au Moyen-Orient, invoquant des menaces iraniennes non spécifiées. Quelques jours plus tard, le 12 mai, quatre navires commerciaux, dont deux pétroliers saoudiens d’Aramco, sont endommagés près du port de Fujairah dans le golfe d'Oman. Un «acte de sabotage», d’après les Émirats arabes unis.

Le 13 juin, les pétroliers Front Altair et Kokuka Courageous sont secoués par des explosions, que l’on estime causées par des mines ventouses ou des projectiles. Quelques jours plus tard, le 20 juin, l'Iran abat un drone de surveillance américain RQ-4A survolant le détroit d'Ormuz, ce qui ajoute aux tensions.

À l'époque, le président américain Donald Trump avait déclaré que les bateaux iraniens qui attaquent la marine américaine se verraient «mitraillés jusqu’à ce qu’ils quittent les eaux».

----------------------------------

QUELQUES CHIFFRES

Piraterie iranienne

* 20 marins civils à bord du Hankuk Chemi battant pavillon sud-coréen arrêtés par le CGRI.

* 7 milliards de dollars - Montant réclamé par l'Iran et gelé dans une banque sud-coréenne.

------------------------------------

Le mois suivant, le CGRI a retenu pendant deux mois le pétrolier battant pavillon britannique Stena Impero pour avoir supposément percuté un bateau de pêche. Cette décision est largement considérée comme un acte de représailles, après que les Royal Marines britanniques aient arrêté un pétrolier iranien, le Grace 1, dans le détroit de Gibraltar, soupçonné d'avoir violé les sanctions de l'UE contre la Syrie.

À la suite de l'incident, le Commandement central américain a lancé l'opération Sentinelle, invitant les pays à coordonner la surveillance maritime et à fournir des escortes à leurs navires commerciaux battant pavillon dans le golfe, le détroit d'Ormuz, le détroit de Bab el-Mandeb ainsi que le golfe d'Oman.

Mais les puissances européennes ont fait part de leur préoccupation quant à la possibilité d'être entraînés dans une guerre avec l'Iran. Les États-Unis ont alors rebaptisé l'opération «Restauration de la sécurité maritime internationale» en septembre 2019, basée à Bahreïn.

Les yeux du monde sont une fois de plus tournés vers l’Iran qui utilise la saisie du Hankuk Chemi pour obtenir des concessions de la Corée du Sud. Séoul a confirmé qu'elle était en pourparlers avec Téhéran et Washington dans le but d’utiliser l'argent iranien gelé pour acheter des vaccins contre le coronavirus pour le pays.

photo
Cette photo non datée prise dans un lieu inconnu et publiée le 5 janvier 2021 par l'agence de presse Yonhap à Séoul montre le destroyer de la marine sud-coréenne ROKS Choi Young. La Corée du Sud enverra une délégation officielle en Iran «le plus tôt possible» afin de négocier la libération du pétrolier saisi et de son équipage, a annoncé le ministère des Affaires étrangères de Séoul le 5 janvier (Photo, AFP/Archives).

Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud a annoncé une action en justice pour exiger la libération du navire. Le ministère de la Défense a de plus déployé son unité antipiraterie Cheonghae, forte de 300 hommes, dans le détroit d'Ormuz, à bord du destroyer Choi Young, dans l’intention d’«assurer la sécurité» des ressortissants sud-coréens.

Shin Beom-chul, chercheur en chef à l'Institut de recherche coréen pour l'économie et la société, a déclaré à Arab News que la décision iranienne est une tentative désespérée d'obtenir la reconnaissance de la nouvelle administration Biden aux États-Unis, qui doivent adopter une position relativement plus indulgente vis -a-vis-à-vis de l'Iran.

«Téhéran envoie un message clair selon lequel elle peut à tout moment intensifier l'agression dans la région, surtout que les sanctions financières de l'administration Trump ne se résument pas à l'argent gelé en Corée du Sud», a affirmé Shin.

L'Iran subit les conséquences des sanctions réintroduites après le retrait de l'administration Trump du Plan d'action global conjoint, mieux connu sous le nom de l’accord nucléaire iranien, en mai 2018. Les problèmes économiques de l'Iran sont aussi aggravés par la pandémie du coronavirus, et qui a frappé de plein fouet la région.

photo

Cette photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) via SEPAH News le 19 novembre 2020, montre un drone militaire stationné sur un navire de guerre qui porte le nom du commandant naval Abdollah Roudaki, tué pendant qu’il naviguait dans les eaux du golfe lors de l’inauguration du bateau. (Photo, AFP/Archives)

Les puissances européennes, quant à elles, s'efforcent de sauver l’entente, tout comme l'Iran qui a annoncé lundi avoir augmenté son enrichissement d'uranium à 20% de pureté, bien au-delà des limites fixées dans les clauses.

Les violations consécutives de l'accord nucléaire par Téhéran sont largement interprétées comme un moyen de faire pression sur les signataires européens pour qu'ils allègent les sanctions, une mesure que Washington qualifie de «chantage nucléaire».

Téhéran est, après tout, encore sous le choc de l’élimination de Qassem Soleimani, le commandant de la Force al-Qods du CGRI. Il a été tué par une frappe de drone américain près de l’aéroport de Bagdad il y a un an.

Aux prises avec les sanctions et la Covid-19, blessé par des revers stratégiques, l'Iran a semblé freiner ses activités navales illégales en 2020, mais le CGRI veut de nouveau s'imposer dans les derniers jours de l'administration Trump.

Avec si peu de signes encourageants dans le Golfe, le Hankuk Chemi ne sera peut-être pas le dernier navire commercial ciblé par l'Iran en 2021.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Short Url
  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.