L'Iran a saisi un navire «lié» à Israël dans le Golfe

Une image extraite d'une vidéo montre un hélicoptère ciblant un navire près du détroit d'Ormuz le 13 avril 2024. (AP)
Une image extraite d'une vidéo montre un hélicoptère ciblant un navire près du détroit d'Ormuz le 13 avril 2024. (AP)
Short Url
Publié le Samedi 13 avril 2024

L'Iran a saisi un navire «lié» à Israël dans le Golfe

  • Les forces spéciales maritimes des Gardiens de la révolution iraniens ont saisi un porte-conteneurs «lié» à Israël dans le Golfe, a annoncé l'agence officielle Irna
  • «Un porte-conteneurs baptisé MCS Aries a été saisi par les forces spéciales maritimes au cours d'une opération menée avec un hélicoptère près du détroit d'Ormuz», a indiqué Irna

TEHERAN: Les forces spéciales maritimes des Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique de la République islamique, ont saisi samedi un porte-conteneurs "lié" à Israël dans le Golfe, a annoncé l'agence officielle Irna.

"Un porte-conteneurs baptisé MCS Aries a été saisi par les forces spéciales maritimes" au cours "d'une opération menée avec un hélicoptère près du détroit d'Ormuz", a indiqué Irna.

L'agence officielle a précisé que ce navire était en train d'être "dirigé vers les eaux territoriales" de l'Iran.

Un peu plus tôt, deux agences de sécurité maritime avaient indiqué qu'un navire avait été saisi "par des autorités régionales".

L'une d'elles, la société de sécurité britannique Ambrey a précisé avoir "observé des images fixes montrant au moins trois individus sautant rapidement d'un hélicoptère" sur le porte-conteneurs.

Cette saisie intervient dans un contexte de vives tensions depuis le début de la guerre en octobre entre Israël et le Hamas palestinien dans la Bande de Gaza.

Ces tensions sont montées d'un cran avec l'attaque meurtrière menée début avril contre le consulat iranien à Damas, imputée à Israël, et pour laquelle Téhéran a menacé de riposter.

Le président américain Joe Biden a déclaré vendredi s'attendre à ce que l'Iran passe "bientôt" à l'action.

«Méthode d'abordage»

L'agence de sécurité Ambrey a souligné que les Gardiens de la Révolution "avaient déjà utilisé cette méthode d'abordage lors de la saisie de navires dans le détroit d'Ormuz", unique point de passage pour les exportations de plusieurs producteurs majeurs du Moyen-Orient.

Selon Irna, le MCS Aries "bat pavillon portugais et est géré par la société Zodiac, qui appartient au capitaliste sioniste Eyal Ofer".

Israël est fréquemment décrit comme "le régime sioniste" en Iran, un pays qui ne reconnaît pas Israël.

Dans un communiqué, la société Zodiac a indiqué que MSC était "le gestionnaire et l'opérateur commercial du porte-conteneurs MSC Aries". "MSC est responsable de toutes les activités du navire, y compris les opérations et la maintenance du fret. Le titre du navire est détenu par Gortal Shipping Inc en tant que financier et il a été loué à MSC sur une base à long terme. Gortal Shipping Inc est affilié à Zodiac Maritime", a-t-elle ajouté.

Les rebelles yéménites Houthis, qui disent agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, ont mené depuis octobre des dizaines d'attaques en mer Rouge et dans le golfe d'Aden contre des navires marchands, perturbant le commerce maritime mondial dans cette zone stratégique.

Ces attaques ont fait grimper les coûts d'assurance pour les navires transitant par la mer Rouge et ont conduit de nombreuses entreprises de transport maritime à lui préférer le passage, bien plus long, qui contourne la pointe sud du continent africain.

Principal allié d'Israël, Washington a mis en place en décembre une coalition multinationale pour "protéger" le trafic maritime sans parvenir à faire cesser les attaques.


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Short Url
  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Short Url
  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Short Url
  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.