Libye: des affrontements entre groupes armés au coeur de Tripoli

Des membres de la Force de protection de Tripoli, une alliance de milices de la capitale, patrouillent dans une zone au sud de la capitale libyenne le 18 janvier 2019, lors d'affrontements avec le groupe de la septième brigade de la ville de Tarhuna. (AFP)
Des membres de la Force de protection de Tripoli, une alliance de milices de la capitale, patrouillent dans une zone au sud de la capitale libyenne le 18 janvier 2019, lors d'affrontements avec le groupe de la septième brigade de la ville de Tarhuna. (AFP)
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Publié le Samedi 13 avril 2024

Libye: des affrontements entre groupes armés au coeur de Tripoli

  • Les raisons des affrontements, qui n'ont pas fait de victimes et ont duré environ une heure, sont pour le moment inconnues
  • Des échanges de tirs notamment à l'arme lourde ont éclaté tard jeudi entre des membres de la «police judiciaire» et ceux de l'Autorité de soutien à la stabilité

TRIPOLI: Des affrontements ont opposé des groupes armés influents au coeur de la capitale libyenne dans la nuit de jeudi à vendredi, semant la panique parmi les habitants qui célébraient le deuxième jour de l'Aïd al-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan, selon les médias locaux.

Les raisons des affrontements, qui n'ont pas fait de victimes et ont duré environ une heure, sont pour le moment inconnues, les autorités n'ayant pas donné d'explications.

Des échanges de tirs notamment à l'arme lourde ont éclaté tard jeudi entre des membres de la "police judiciaire" rattachée à la Force al-Radaa (dissuasion) -- qui contrôle l'est de Tripoli --, et ceux de l'Autorité de soutien à la stabilité (SSA), groupe basé dans le quartier populaire d'Abou Slim, dans le sud de la capitale.

Selon des médias locaux, ces affrontements ont fait suite à l'interpellation à un barrage de la "police judiciaire" d'un membre de la SSA, qui, à son tour, a arrêté des membres de Radaa.

Des déflagrations ont été entendues dans tout Tripoli, suivies de tirs de mitrailleuse dans des secteurs très fréquentés au deuxième jour des festivités clôturant le ramadan.

Des familles accompagnées d'enfants ont dû fuir parcs et cafés dans l'est et le sud de Tripoli, notamment sur la route de l'aéroport, Triq al-Sikka, en plein coeur de Tripoli, et les rues commerçantes de Jraba et Noflyeen.

Le Service ambulancier et d'urgence rattaché au ministère de la Santé a appelé la population à éviter les lieux de tension.

Vendredi, la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) s'est dite "profondément préoccupée" par "le recours récurrent à la violence pour régler les différends", mettant "en péril la vie des civils et aggravant une situation encore précaire".

Dénonçant sur X (ex-Twitter) un état "d'insécurité chronique" du fait d'une "crise politique prolongée", la mission onusienne a appelé à éviter "toute escalade ou représailles" et à ce que les "responsables rendent des comptes".

Apparus après la chute et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour combler un vide sécuritaire en l'absence d'institutions étatiques stables, les groupes armés, lourdement équipés, ne sont pas sous l'autorité directe des ministères de l'Intérieur ou de la Défense, même s'ils sont financés par des fonds publics.

Leur présence à Tripoli est notable sur les ronds-points et intersections principales, où leurs membres, souvent cagoulés, installent des barrages, bloquant le passage avec des véhicules blindés surmontés d'armes lourdes et légères.

Ils sont parfois à l'origine d'affrontements violents jusque dans les zones résidentielles de la capitale. Comme en août dernier quand 55 personnes étaient mortes et 146 avaient été blessées lors d'une journée de combats entre la Force al-Radaa et la Brigade 444.

Le 21 février, Imad Trabelsi, ministre de l'Intérieur du gouvernement d'unité nationale (basé à Tripoli et reconnu par l'ONU), avait annoncé l'évacuation prochaine de tous les groupes armés déployés à Tripoli, incluant la Force al-Radaa et la SSA.

Aucun calendrier n'avait été donné mais le ministre avait laissé entendre que l'opération aurait eu lieu après le ramadan.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.