Européennes: une liste «Free Palestine party» en préparation dans plusieurs pays

Le président et fondateur de l'Union démocratique des musulmans de France (UDMF) Nagib Azergui (à droite) s'entretient avec le conférencier Eric Berlinger lors de la première réunion de campagne pour les élections municipales de 2020 à Clichy-la-Garenne, le 1er décembre 2019. (photo Jacques Demarthon AFP)
Le président et fondateur de l'Union démocratique des musulmans de France (UDMF) Nagib Azergui (à droite) s'entretient avec le conférencier Eric Berlinger lors de la première réunion de campagne pour les élections municipales de 2020 à Clichy-la-Garenne, le 1er décembre 2019. (photo Jacques Demarthon AFP)
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Publié le Lundi 15 avril 2024

Européennes: une liste «Free Palestine party» en préparation dans plusieurs pays

  • Cette coalition réunira «des partis indépendants partageant la même éthique musulmane» en France, Espagne (Partido Andalusi), Allemagne (BIG Partei), Belgique (porté par Fouad Ahidar), Pays-Bas (Nida) et Suède (Partiet Nyans)
  • Au delà de la Palestine, l’UDMF liste aussi des propositions en matière d'écologie, de lutte contre l'évasion fiscale et contre les discriminations

PARIS : L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) compte se présenter aux élections européennes, au sein d'une coalition «Free Palestine party» réunissant plusieurs partis européens, a indiqué lundi l'UDMF confirmant une information de La Tribune dimanche.

Il s'agit «de faire entendre la voix du peuple palestinien» et de «lutter contre la contamination des idées d'extrême droite visant les citoyens de confession musulmane», a expliqué à l'AFP le président et fondateur de l'UDMF, Nagib Azergui, qui compte déposer sa liste «début mai».

Cette coalition réunira «des partis indépendants partageant la même éthique musulmane» en France, Espagne (Partido Andalusi), Allemagne (BIG Partei), Belgique (porté par Fouad Ahidar), Pays-Bas (Nida) et Suède (Partiet Nyans).

L'UDMF demande sur son site «un changement radical de la diplomatie française et européenne» avec la mise en place de sanctions vis-à-vis d'Israël (interdiction de ventes d'armes, embargo commercial et exclusion de toute compétition internationale notamment).

Au delà de la Palestine, il liste aussi des propositions en matière d'écologie, de lutte contre l'évasion fiscale et contre les discriminations.

Créée en 2012, l'UDMF revendique 650 adhérents. Elle avait recueilli moins de 29.000 voix aux européennes de 2019, avec des pics dans certaines communes: 7,43% à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), 6,77% à Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Le parti compte compenser son manque de moyens financiers par une campagne de terrain, avec un bus qui se rendra à partir de la mi-mai dans les quartiers populaires, de Strasbourg jusqu'à l'Ile-de-France.

«On a une concurrence très aiguisée face à nous», ajoute M. Azergui, alors que LFI insiste elle aussi sur la situation à Gaza dans sa campagne. Mais «on veut travailler différemment» en «ne se satisfaisant pas de grandes déclarations», ajoute-t-il.

Au delà du résultat des européennes, le responsable assure que «notre vraie ambition est 2026» avec les municipales, auxquelles l'UDMF compte se présenter dans trois villes.

M. Azergui rejette par ailleurs toute accusation de communautarisme: si elle compte défendre les droits des musulmans», l'UDMF n'est «pas un parti confessionnel car on n'a pas fait du Coran la base de notre programme», explique-t-il.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.