Darmanin salue à Rabat la coopération anti-terroriste avec le Maroc

Le ministre marocain de l'Intérieur, Abdelouai Laftit, reçoit son homologue français Gérald Darmanin à Rabat le 22 avril 2024. (Photo, AFP)
Le ministre marocain de l'Intérieur, Abdelouai Laftit, reçoit son homologue français Gérald Darmanin à Rabat le 22 avril 2024. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 avril 2024

Darmanin salue à Rabat la coopération anti-terroriste avec le Maroc

  • «Sans les services de renseignements marocains, la France serait plus touchée par le terrorisme et on les remercie fortement, notamment en prévision des Jeux Olympiques», a déclaré Gérald Darmanin
  • Paris et Rabat vont s'aider mutuellement lors «de grands événements sportifs que nous allons connaître notamment les Jeux olympiques et paralympiques cet été et la Coupe d'Afrique des Nations au Maroc en 2025», a-t-il ajouté

RABAT: Le ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin a salué lundi à Rabat la coopération en matière de lutte anti-terroriste avec le Maroc, appelé selon lui à participer à la sécurisation des Jeux Olympiques de Paris cet été.

"Sans les services de renseignements marocains, la France serait plus touchée par le terrorisme et on les remercie fortement, notamment en prévision des Jeux Olympiques", a déclaré Gérald Darmanin à l'issue d'un entretien avec son homologue marocain Abdelouafi Laftit.

Paris et Rabat vont s'aider mutuellement lors "de grands événements sportifs que nous allons connaître notamment les Jeux olympiques et paralympiques cet été et la Coupe d'Afrique des Nations au Maroc en 2025", a ajouté le responsable français.

Dans la lutte anti-terroriste, M. Darmanin a également précisé que Paris restait attentif aux informations fournies par le Maroc autour de "la menace qui pénètre dans la bande sahélo-saharienne" dans un contexte de fortes tensions entre la France et des pays du Sahel.

Le déplacement de M. Darmanin intervient dans un contexte de dégel des relations entre les deux pays après une crise sans précédent.

Il est le troisième ministre français à visiter le royaume en trois mois après le chef de la diplomatie Stéphane Séjourné mi-février, et le ministre du Commerce extérieur Franck Riester début avril.

Le ministre de l'Agriculture français Marc Fesneau est lui aussi actuellement en visite au Maroc jusqu'au 23 avril alors que son collègue de l'Economie Bruno Lemaire est attendu au cours de la semaine.

L'objectif de ces visites est d'impulser "un profond renouvellement et une modernisation de la relation franco-marocaine", a indiqué M. Darmanin, qui s'entretiendra au cours de la journée avec le ministre des Affaires islamiques Ahmed Taoufiq.

Les tensions entre les deux alliés historiques ont été déclenchées en 2021 par une restriction de l'octroi de visas par la France, et aggravée après un vote en janvier 2023 du Parlement européen condamnant la dégradation de la liberté de la presse au Maroc.

 

 


Gaza: un négociateur israélien affirme que plusieurs dizaines d'otages sont en vie, «de façon certaine»

Des affiches d'otages, kidnappés lors de l'attaque meurtrière du Hamas contre Israël le 7 octobre, sont accrochées au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Tel Aviv, Israël, le 17 juin 2024 (Photo, Reuters).
Des affiches d'otages, kidnappés lors de l'attaque meurtrière du Hamas contre Israël le 7 octobre, sont accrochées au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Tel Aviv, Israël, le 17 juin 2024 (Photo, Reuters).
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  • Ce responsable a déclaré que l'équipe des négociateurs israéliens avait donné son feu vert au plan Biden
  • Sur 251 personnes enlevées au cours de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre, 116 sont toujours retenues comme otages à Gaza

JÉRUSALEM: Un haut responsable israélien impliqué dans les négociations pour la libération des otages a déclaré lundi à l'AFP qu'Israël savait avec certitude que plusieurs dizaines d'otages retenus à Gaza étaient en vie.

"Des dizaines (d'otages) sont en vie de façon certaine", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat car n'étant pas autorisé à s'exprimer publiquement sur la question. "Nous ne pouvons pas les laisser là-bas longtemps, ils vont mourir", a-t-il ajouté.

Sur 251 personnes enlevées au cours de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre, 116 sont toujours retenues comme otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée

Refus de cessez le feu 

Après plus de huit mois de guerre, les Etats-Unis s'efforcent d'obtenir un accord sur la base d'une ébauche présentée fin mai par le président américain Joe Biden et prévoyant, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages retenus à Gaza et de la libération de Palestiniens emprisonnés par Israël.

Alors que les négociations semblent piétiner, le négociateur israélien a réitéré le refus d'Israël d'accepter d'emblée un cessez-le-feu permanent.

"Nous ne pouvons pas, à ce stade – avant de signer un accord – nous engager à mettre fin à la guerre", a déclaré ce responsable.

"Parce que pendant la première phase, il y a une clause selon laquelle nous tenons des négociations sur la deuxième phase. La deuxième phase est la libération des hommes et des soldats otages", a-t-il expliqué.

Ce responsable a déclaré que l'équipe des négociateurs israéliens avait donné son feu vert au plan Biden, mais que le gouvernement israélien ne l'avait pas encore fait.

"Nous espérons et attendons que le Hamas dise oui", a-t-il affirmé alors que le mouvement islamiste palestinien continue à demander l'instauration d'un cesse-le-feu permanent avant tout accord sur la libération des otages (en échanges de prisonniers palestiniens détenus par Israël).

"Dans le cas où nous ne parviendrions pas à un accord avec le Hamas, Tsahal [l'armée israélienne, NDLR] continuera de se battre dans la bande de Gaza avec pas moins de force qu'actuellement", a ajouté le responsable : "D'une manière différente, mais d'une manière intense."

La guerre a éclaté le 7 octobre quand des commandos du Hamas s'étant infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, l'armée israélienne a lancé une offensive sur la bande de Gaza qui a fait 37.347 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.


Réception annuelle du prince héritier saoudien en l’honneur des officiels et dignitaires effectuant le Hajj

Le prince héritier saoudien organise une réception annuelle pour les officiels et les dignitaires qui effectuent le Hajj (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien organise une réception annuelle pour les officiels et les dignitaires qui effectuent le Hajj (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien organise une réception annuelle pour les officiels et les dignitaires qui effectuent le Hajj (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien organise une réception annuelle pour les officiels et les dignitaires qui effectuent le Hajj (Photo, SPA).
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  • Le prince héritier a prié pour que Dieu accepte les rites des pèlerins et les aide à accomplir le pèlerinage en toute sécurité et sérénité
  • En évoquant la guerre à Gaza, le prince héritier a dénoncé «les crimes odieux contre nos frères dans la bande de Gaza»

RIYAD: Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a organisé une réception annuelle en l’honneur des officiels et des dignitaires qui accomplissent le Hajj cette année. 

Organisée au nom du roi Salmane au palais de Mina lundi, la réception a également été honorée par la présence du Grand Mufti du Royaume, le cheikh Abdelaziz al-Cheikh, de plusieurs princes, de hauts responsables religieux, de responsables du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de ministres, de commandants des secteurs militaires et de scouts qui ont effectué le Hajj cette année.

Le prince héritier a félicité les participants à l'occasion de l'Aïd al-Adha. Il a prié pour que Dieu accepte les rites des pèlerins et les aide à accomplir le pèlerinage en toute sécurité et sérénité.

«Nous remercions Dieu de nous avoir honorés en nous confiant le service des deux Saintes Mosquées et des Lieux saints, de veiller sur ceux qui les visitent et d’assurer leur sécurité. Nous sommes fiers de continuer à assumer ce devoir sacré. Nous déployons tous nos efforts etmobilisons toutes les ressources nécessaires pour offrir confort et assistance aux pèlerins dès leur arrivée, et jusqu'à leur départ», a confié le prince Mohammed lors de la réception.

En évoquant la guerre à Gaza, le prince héritier a dénoncé «les crimes odieux contre nos frères dans la bande de Gaza». 

Il a souligné l’urgence d’une cessation immédiate du conflit et a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour protéger les vies humaines à Gaza.

«Nous réaffirmons l'importance de mettre en œuvre les résolutions récemment adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies concernant la proposition de cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza.»

«Le Royaume a renouvelé son appel à la communauté internationale pour qu'elle reconnaisse l'État indépendant de Palestine, selon les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, afin que le peuple palestinien obtienne ses droits légitimes et qu’il parvienne à une paix globale, juste et durable», a ajouté le prince héritier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Manifestation anti-Netanyahu à Jérusalem, calme relatif à Gaza

Des milliers d'Israéliens ont manifesté lundi soir pour demander la tenue d'élections anticipées, reprochant au Premier ministre Benjamin Netanyahu sa gestion de la guerre à Gaza et son échec à rapatrier des "dizaines" d'otages encore aux mains du Hamas. (AFP).
Des milliers d'Israéliens ont manifesté lundi soir pour demander la tenue d'élections anticipées, reprochant au Premier ministre Benjamin Netanyahu sa gestion de la guerre à Gaza et son échec à rapatrier des "dizaines" d'otages encore aux mains du Hamas. (AFP).
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  • Fait rare en plus de huit mois de guerre sanglante, des milliers d'Israéliens ont manifesté lundi soir à Jérusalem à proximité de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de la Knesset (Parlement).
  • A Gaza, l'armée a annoncé une pause "de 08H00 à 19H00" (05H00 à 16H00 GMT) jusqu'à nouvel ordre, sur un tronçon routier d'une dizaine de km allant du point de passage israélien de Kerem Shalom, à l'extrémité sud du territoire, jusqu'à l'Hôpital européen

JERUSALEM: Des milliers d'Israéliens ont manifesté lundi soir pour demander la tenue d'élections anticipées, reprochant au Premier ministre Benjamin Netanyahu sa gestion de la guerre à Gaza et son échec à rapatrier des "dizaines" d'otages encore aux mains du Hamas.

Pendant ce temps, dans le territoire palestinien, des témoins ont fait état dans la nuit de frappes israéliennes dans un contexte toutefois plus calme depuis le début d'une pause humanitaire observée par l'armée dans un secteur du sud.

Cette pause, dont l'annonce a coïncidé dimanche avec le premier jour de l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice, a en théorie pour but de faciliter l'acheminement de l'aide dont les Gazaouis ont cruellement besoin.

Fait rare en plus de huit mois de guerre sanglante, des milliers d'Israéliens ont manifesté lundi soir à Jérusalem à proximité de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de la Knesset (Parlement).

"Je suis content de voir que les gens se sont déplacés. Et j'espère que cela se poursuivra. Un siège devrait être imposé sur Jérusalem, sur la Knesset. Nous devons paralyser le pays pour faire chuter le gouvernement", a déclaré Yaacov Godo, dont le fils Tom a été tué par le Hamas le 7 octobre.

Cette manifestation intervient environ une semaine après la démission du cabinet de guerre des dirigeants centristes Benny Gantz et Gadi Eisenkot, deux anciens chefs de l'armée, ce qui a entraîné la dissolution de cette instance mise sur pied après l'attaque du 7 octobre.

Malgré le départ de ces deux figures de l'opposition, qui avaient joint le gouvernement en signe d'unité après les attaques du Hamas, Benjamin Netanyahu et ses alliés conservent leur majorité à la Knesset.

"Chacune des actions (de M. Netanyahu) va dans le sens de la destruction d'Israël. Il est responsable de ce qui s'est passé le 7 octobre", a accusé Moshe Sandarovich, 73 ans, ingénieur à la retraite.

Ce jour-là, des commandos du mouvement islamiste infiltrés dans le sud d'Israël depuis la bande de Gaza ont mené une attaque sans précédent qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

« Arrêtez la guerre »

Un haut responsable israélien impliqué dans les négociations a déclaré à l'AFP qu'Israël savait avec certitude que des "dizaines" d'otages retenus à Gaza étaient en vie. "Nous ne pouvons pas les laisser là-bas longtemps, ils vont mourir", a ajouté ce responsable sous couvert d'anonymat car n'étant pas autorisé à s'exprimer publiquement sur la question.

En représailles à l'attaque du 7 octobre, l'armée israélienne a lancé une offensive sur la bande de Gaza qui a fait jusqu'à présent 37.347 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le mouvement islamiste.

Portant pour certains des pancartes réclamant de nouvelles élections, les manifestants ont appelé à un cessez-le-feu pour que les derniers otages puissent rentrer chez eux.

"Tous! Maintenant!", ont scandé des manifestants dont certains portaient des t-shirts arborant des slogans tels que "Arrêtez la guerre" et "Nous sommes tous égaux".

Pas « l'esprit de Aïd »

A Gaza, l'armée a annoncé une pause "de 08H00 à 19H00" (05H00 à 16H00 GMT) jusqu'à nouvel ordre, sur un tronçon routier d'une dizaine de km allant du point de passage israélien de Kerem Shalom, à l'extrémité sud du territoire, jusqu'à l'Hôpital européen de Rafah, un peu plus au nord.

Kerem Shalom est devenu l'unique point de passage pour l'aide humanitaire dans le sud de la bande de Gaza depuis que l'armée a lancé son offensive sur Rafah et pris le contrôle du poste-frontière avec l'Egypte.

L'ONU a salué l'annonce israélienne mais demandé que cette pause "conduise à d'autres mesures concrètes" pour faciliter les livraisons, et réclamé une nouvelle fois la levée "de tous les obstacles" à l'acheminement de l'aide sur le terrain où la population n'a pas le coeur aux célébrations.

"On n'est pas dans un état d'esprit de l'Aïd, l'Aïd c'est quand on retournera chez nous, quand la guerre prendra fin. Quand chaque jour il y a un martyr, ce n'est pas l'Aïd", a témoigné Amer Ajour, un déplacé dans la ville de Deir el-Balah (centre).

Le front nord

A la frontière entre Israël et le Liban, où les échanges de tirs sont quasi quotidiens depuis octobre, les attaques du Hezbollah libanais se sont intensifiées depuis la mort la semaine dernière d'un de ses plus importants commandants, Taleb Sami Abdallah, dans une frappe israélienne.

"Le risque d'erreurs de calcul conduisant à un conflit soudain et plus vaste est bien réel", ont d'ailleurs prévenu la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, et le chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Aroldo Lazaro.

Lundi, l'armée israélienne a annoncé avoir tué Mohammad Mustafa Ayoub, un autre membre important du Hezbollah, responsable selon elle de tirs de roquettes et de missiles dans la région de Selaa, dans le sud du Liban. Le Hezbollah a confirmé la mort de ce combattant.

L'envoyé spécial du président américain Joe Biden, Amos Hochstein, est arrivé lundi à Jérusalem pour faire pression en faveur d'une désescalade avec le Liban.