Les Houthis revendiquent des attaques ayant endommagé un navire en mer Rouge

Cette photographie non datée publiée par le Commandement central de l'armée américaine et obtenue le 18 janvier 2024, montre ce qui est décrit comme des composants de missiles de fabrication iranienne destinés aux Houthis du Yémen saisis sur un navire dans la mer d'Arabie (Photo fournie / US Central Command (CENTCOM) / AFP)
Cette photographie non datée publiée par le Commandement central de l'armée américaine et obtenue le 18 janvier 2024, montre ce qui est décrit comme des composants de missiles de fabrication iranienne destinés aux Houthis du Yémen saisis sur un navire dans la mer d'Arabie (Photo fournie / US Central Command (CENTCOM) / AFP)
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Publié le Samedi 27 avril 2024

Les Houthis revendiquent des attaques ayant endommagé un navire en mer Rouge

  • L'«Andromeda Star a signalé des dégâts mineurs mais poursuit sa route», a indiqué le Centcom sur X, ne faisant mention d'aucun blessé ni d'autres dégâts
  • L'équipage a ressenti une première explosion à proximité, avant que le bateau ne soit «touché par ce que l'on pense être deux missiles, qui ont endommagé le navire»

DUBAÏ, Emirats Arabes Unis : Les rebelles yéménites Houthis ont revendiqué dans la nuit de vendredi à samedi des attaques ayant endommagé un navire circulant en mer Rouge, au large des côtes du Yémen.

D'après le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les Houthis ont lancé trois missiles balistiques antinavires à 17H49 locales (14H49 GMT) depuis les zones qu'ils contrôlent au Yémen en direction d'une zone de la mer Rouge où se trouvaient deux navires marchands.

L'«Andromeda Star a signalé des dégâts mineurs mais poursuit sa route», a indiqué le Centcom sur X, ne faisant mention d'aucun blessé ni d'autres dégâts.

Le navire est propriété britannique, bat pavillon panaméen et est exploité par les Seychelles, détaille le Centcom dans un communiqué.

Les rebelles Houthis, qui menacent le trafic maritime en mer Rouge et dans le Golfe d'Aden en «solidarité» avec les Palestiniens de Gaza, ont revendiqué dans la nuit ces attaques.

«Un pétrolier britannique, le Andromeda Star, a été touché par des missiles navals, le bateau a été directement touché», ont indiqué les Houthis dans un communiqué.

L'agence de sécurité maritime britannique (UKMTO) avait auparavant fait état d'un navire endommagé vendredi dans deux attaques à 14 milles nautiques au sud-ouest de la ville yéménite de Mokha.

L'équipage a ressenti une première explosion à proximité, avant que le bateau ne soit «touché par ce que l'on pense être deux missiles, qui ont endommagé le navire», a indiqué l'UKMTO, qui n'a pas non plus fait état de victimes.

La société de sécurité britannique Ambrey a signalé de son côté un incident dans le même secteur où «trois missiles ont été aperçus. Un pétrolier battant pavillon panaméen était le navire le plus proche de ces missiles».

«Le pétrolier était associé au Royaume-Uni, avant de changer de propriétaire en novembre 2023», selon la société.

Actuellement, «l'armateur du navire est immatriculé aux Seychelles et exerce des activités commerciales liées à la Russie. Le pétrolier faisait route de Primorsk, en Russie, vers Vadinar, en Inde», a ajouté Ambrey.

Les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen et soutiennent le Hamas dans sa guerre contre l'armée israélienne, mènent depuis novembre des attaques contre des navires qu'ils estiment liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza.

Face aux attaques houthies, les Etats-Unis, soutien d'Israël, ont mis en place en décembre une force multinationale de protection maritime en mer Rouge.

Après une accalmie ces dernières semaines, les Houthis ont multiplié les attaques depuis mercredi, disant poursuivre «leurs actions militaires contre toutes les cibles hostiles en mer Rouge, en mer d'Oman et dans l'océan Indien».

Les Etats-Unis ont d'ailleurs annoncé vendredi avoir abattu deux drones des Houthis après un tir de missile balistique dans le golfe d'Aden.

Et les Houthis ont affirmé avoir abattu un drone américain MQ-9 qui menait des «missions hostiles» au-dessus de la région de Saada, fief de ces rebelles dans le nord du Yémen.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.