France: la grippe aviaire se propage, canards abattus par centaines de milliers

Dans ce dossier photo prise le 10 décembre 2015, des canards errent dans un enclos extérieur dans une ferme de Benesse-Maremne, dans le sud-ouest de la France.  (IROZ GAIZKA / AFP)
Dans ce dossier photo prise le 10 décembre 2015, des canards errent dans un enclos extérieur dans une ferme de Benesse-Maremne, dans le sud-ouest de la France. (IROZ GAIZKA / AFP)
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Publié le Vendredi 08 janvier 2021

France: la grippe aviaire se propage, canards abattus par centaines de milliers

  • Plusieurs centaines de milliers canards abattus, c'est déjà "colossal, mais malheureusement ce n'est pas encore assez", a estimé M. Denormandie
  • La souche H5N8 de l'influenza aviaire, qui sévit aussi ailleurs en Europe, a été repérée pour la première fois dans un élevage en France début décembre

BORDEAUX: Des "centaines de milliers" de canards vont encore être abattus dans le sud-ouest de la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Agriculture, évoquant une "course contre la montre" contre un virus "hautement pathogène" de grippe aviaire. 

Depuis décembre, "ce sont quasiment 400.000 canards qui ont été abattus dans le département des Landes (Sud-Ouest)... ça va être encore des centaines de milliers, c'est une certitude", a déclaré Julien Denormandie quelques heures avant une visite auprès des éleveurs touchés, dans ce département qui est le premier producteur de palmipèdes gras.

Le ministre a reconnu "ne pas pouvoir dire" combien il restera de canards, sur les quelque 5 millions actuellement en cours d'élevage dans le département. "Mon objectif c'est qu'il en reste le plus possible (...) L'objectif, c'est de faire un dépeuplement massif pour contenir l'épidémie".

Plusieurs centaines de milliers canards abattus, c'est déjà "colossal, mais malheureusement ce n'est pas encore assez", a estimé M. Denormandie. "Force est de constater qu'on n'est pas allé assez vite", a-t-il reconnu, justifiant les mesures  comme l'extension de l'abattage préventif pour créer un vide sanitaire de 5 km autour des foyers d'infection, ainsi que des "zones tampons" ou est interdite toute entrée ou sortie de volailles.

Mais "abattre un élevage de canards, ça ne se fait pas en un claquement de doigts", a souligné M. Denormandie, évoquant les lourds protocoles sanitaires.

Sur le plan des indemnisations des éleveurs, il a assuré que les premiers acomptes seraient versés dès la semaine prochaine.

La souche H5N8 de l'influenza aviaire, qui sévit aussi ailleurs en Europe, a été repérée pour la première fois dans un élevage en France début décembre, déclenchant notamment un embargo de la Chine à l'égard des volailles françaises.


Affaire Ghosn: arrestation en mai d'un suspect aux Emirats arabes Unis

L'équipe de défense de Carlos Ghosn, aujourd'hui âgé de 68 ans, n'a pas souhaité commenter l'arrestation de M. Kumar. Renault et son avocat, Me Kami Haeri, non plus. (AFP).
L'équipe de défense de Carlos Ghosn, aujourd'hui âgé de 68 ans, n'a pas souhaité commenter l'arrestation de M. Kumar. Renault et son avocat, Me Kami Haeri, non plus. (AFP).
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  • L'Indien Divyendu Kumar, directeur général du distributeur d'automobiles omanais Suhail Bahwan Automobiles (SBA) de 2008 à 2018, «a été localisé à Abu Dhabi et arrêté le 9 mai 2022»
  • M. Kumar, qui a aussi eu des responsabilités chez Tata Motors, est le premier homme à être arrêté sur les cinq mandats d'arrêt émis le 21 avril, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en février 2020 à Nanterre

NANTERRE : Un homme visé par l'un des cinq mandats d'arrêts émis par la justice française dans une instruction à Nanterre concernant Carlos Ghosn, l'ex-patron de Renault, a été arrêté en mai aux Emirats Arabes Unis, a appris lundi l'AFP de sources proches du dossier.

L'Indien Divyendu Kumar, directeur général du distributeur d'automobiles omanais Suhail Bahwan Automobiles (SBA) de 2008 à 2018, "a été localisé à Abu Dhabi et arrêté le 9 mai 2022", a précisé une source proche du dossier.

En juin, le ministère de la Justice a transmis une demande d'extradition aux autorités émiraties, a ajouté cette source.

M. Kumar, qui a aussi eu des responsabilités chez Tata Motors, est le premier homme à être arrêté sur les cinq mandats d'arrêt émis le 21 avril, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en février 2020 à Nanterre.

Un juge d'instruction soupçonne un schéma de blanchiment en bande organisée et de corruption entre Carlos Ghosn et quatre responsables de SBA.

Ces quatre responsables sont le milliardaire et fondateur de SBA Suhail Bahwan, ses deux fils et l'ex directeur général de SBA, Divyendu Kumar. M. Kumar est soupçonné de "blanchiment en bande organisée", "abus de biens sociaux" et "corruption active". Carlos Ghosn en serait le bénéficiaire.

L'équipe de défense de Carlos Ghosn, aujourd'hui âgé de 68 ans, n'a pas souhaité commenter l'arrestation de M. Kumar. Renault et son avocat, Me Kami Haeri, non plus.

D'après une source proche de l'enquête, des indices graves ou concordants permettent de soupçonner que Carlos Ghosn ordonnait le versement de primes de Renault au distributeur SBA, "maquillées par un certain nombre d'écritures comptables", et dont une partie était ensuite envoyée sur des sociétés écrans appartenant à l'entourage de Carlos Ghosn.

Au fil des années, SBA, qui a obtenu le marché d'Oman en 2005, a étendu son périmètre de distribution - l'Arabie saoudite en 2010, l'Iran en 2013 - pour devenir un partenaire important de Renault.

Après l'émission des mandats d'arrêt en avril, Renault avait annoncé avoir engagé une revue stratégique de sa relation avec SBA. Depuis, "cette revue a été terminée et le contrat avec SBA n'a pas été renouvelé", a précisé une source proche du dossier à l'AFP.

Outre l'enquête à Nanterre, Carlos Ghosn est visé par une information judiciaire à Paris portant sur les contrats passés par une filiale de Renault Nissan, RNBV, et par un mandat d'arrêt de la justice japonaise, pays où l'ancien magnat de l'automobile devait être jugé pour malversations financières avant sa fuite fin 2019 pour le Liban.


Mondial: créer le «chaos» sans perdre «l'équilibre», l'équation des Bleus

TOPSHOT - L'attaquant français #10 Kylian Mbappe regarde le ballon lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark au stade 974 de Doha le 26 novembre 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
TOPSHOT - L'attaquant français #10 Kylian Mbappe regarde le ballon lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark au stade 974 de Doha le 26 novembre 2022. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
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  • Au Qatar, l'équipe de France a retrouvé sa ligne de quatre défenseurs, comme en Russie, mais elle joue avec un joueur offensif en plus
  • Fini le trio d'attaque, place à un quatuor avec, à la baguette, Antoine Griezmann en milieu ratisseur et créateur, Olivier Giroud en pivot, Mbappé et Dembélé en feux follets sur les côtés

DOHA: Lors de ce Mondial, le danger peut venir de tous les côtés chez les Bleus, avec le roi du K.-O. Kylian Mbappé ou le créateur de "chaos" Ousmane Dembélé, au coeur d'une animation "assez imprévisible" qui impose cependant une gestion minutieuse de "l'équilibre" cher à Didier Deschamps.

Tactiquement, le sélectionneur a changé de braquet à plusieurs reprises depuis le Mondial-2018, avec l'obsession d'utiliser le système épousant au mieux les qualités de ses joueurs. Avant le départ à Doha, les derniers résultats décevants et la cascade de blessés l'ont toutefois contraint à revoir ses plans, au dernier moment.

Au Qatar, l'équipe de France a retrouvé sa ligne de quatre défenseurs, comme en Russie, mais elle joue avec un joueur offensif en plus. Fini le trio d'attaque, place à un quatuor avec, à la baguette, Antoine Griezmann en milieu ratisseur et créateur, Olivier Giroud en pivot, Mbappé et Dembélé en feux follets sur les côtés.

"L'adversaire sait qu'il y a du danger à gauche, dans l'axe, et à droite", a résumé Deschamps dimanche. Mais les ailes ne se déploient pas de la même manière.

A gauche, le latéral Theo Hernandez forme un attelage résolument attiré vers le but adverse avec Mbappé, double buteur contre le Danemark (2-1). A droite, Benjamin Pavard ou Jules Koundé se concentre sur le travail défensif en collant davantage la ligne de touche derrière Dembélé, dribbleur intenable chargé "d'amener (...) le chaos en défense", comme Deschamps l'a décrit sur TF1.


Passe Navigo: «on peut discuter de soutien» de l'Etat à l'Île-de-France, assure Beaune

Cette photographie d'archive prise le 6 mars 2020 montre un pass Navigo RATP de l'opérateur des transports publics parisiens, à Paris.  (Photo de Philippe LOPEZ / AFP)
Cette photographie d'archive prise le 6 mars 2020 montre un pass Navigo RATP de l'opérateur des transports publics parisiens, à Paris. (Photo de Philippe LOPEZ / AFP)
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  • «Le budget de la région sera voté d'ici une quinzaine de jours» et "on peut utiliser ces jours pour éviter une «situation intenable» pour les usagers, a estimé Clément Beaune
  • Dans une lettre datée du 25 novembre, la présidente LR de l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités Valérie Pécresse a évoqué la possibilité d'une hausse du Navigo à 90 euros face selon elle au «blocage du gouvernement»

PARIS: "On peut discuter de soutien et d'aide à la région Ile-de-France" pour "éviter" une hausse trop importante du passe Navigo, que la région envisage de passer à 90 euros, a estimé lundi le ministre des Transports, Clément Beaune.

"Une discussion est encore en cours", a-t-il détaillé sur RMC, promettant de "tout faire pour éviter" une hausse trop importante des tarifs de l'abonnement mensuel aux transports en commun en région parisienne. Le passe Navigo est actuellement à 75,20 euros.

Dans une lettre datée du 25 novembre et que l'AFP a consultée dimanche, la présidente LR de l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM) Valérie Pécresse a évoqué la possibilité d'une hausse du Navigo à 90 euros face selon elle au "blocage du gouvernement".

Elle y évoque "un contexte inédit d'envolée des coûts de fonctionnement des transports franciliens, liée à la crise énergétique".

Une autre piste prévoit une augmentation à 80,80 euros si le Parlement vote une hausse de la contribution des entreprises, via un amendement au projet de loi de finances (PLF), mais le gouvernement s'oppose à une augmentation des impôts sur les entreprises.

Auparavant Valérie Pécresse, qui préside également la région Ile-de-France, avait un temps agité la menace d'un abonnement mensuel à 100 euros, puis elle avait dit espérer 80 euros.

Actuellement, les collectivités locales financent les transports franciliens à hauteur de 12%, les voyageurs 38% et les entreprises 50%.

"Je ne vais pas commenter" les documents internes d'IDFM mais "je ne souhaite pas qu’on ait des hausses de cette nature et on va tout faire pour les éviter", a réagi M. Beaune. "Il n'y a aucune justification à ce qu'on passe le Navigo à 100 euros", a-t-il estimé.

Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a de son côté assuré que l'Etat allait pouvoir discuter avec la région pour "identifier les voies et moyens pour éviter une hausse aussi importante que celle qui a été citée".

"Ce n'est pas le moment, certainement pas pour une hausse aussi forte", a-t-il ajouté sur France Inter, rappelant que "la décision finale" revenait toutefois à Mme Pécresse "qui peut appuyer sur le bouton ou ne pas le faire".

"Le budget de la région sera voté d'ici une quinzaine de jours" et "on peut utiliser ces jours pour éviter" une "situation intenable" pour les usagers, a estimé Clément Beaune.

Mme Pécresse a évalué à 950 millions d'euros les surcoûts d'exploitation des transports franciliens en 2023 en raison de l'explosion prévisible des tarifs de l'électricité.