Soudan: l'ONU fait état de tirs à l'«arme lourde» à el-Fasher

Des Soudanais saluent les soldats de l'armée, fidèles au chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan, dans la ville de Port Soudan, sur la mer Rouge, le 16 avril 2023 (Photo, AFP).
Des Soudanais saluent les soldats de l'armée, fidèles au chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan, dans la ville de Port Soudan, sur la mer Rouge, le 16 avril 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 12 mai 2024

Soudan: l'ONU fait état de tirs à l'«arme lourde» à el-Fasher

  • Depuis plus d'un an, le Soudan est en proie à une guerre
  • A el-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, 10.000 à 15.000 personnes ont été tuées, selon l'ONU

PORT-SOUDAN: La coordinatrice pour le Soudan du Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) Clementine Nkweta-Salami a fait état dans la nuit de samedi à dimanche de tirs à "l'arme lourde" à el-Fasher menaçant les quelque 800.000 civils réfugiés dans le chef-lieu du Darfour-Nord au Soudan.

"L'usage d'armes lourdes et des attaques dans des zones densément peuplées dans le centre et les alentours d'el-Fasher" font "de nombreuses victimes", a-t-elle déclaré dans un communiqué publié sur X, appelant "toutes les parties" à épargner la ville.

"Des civils blessés sont transportés d'urgence à l'hôpital d'el-Fasher", a-t-elle précisé, ajoutant que des "civils qui tentent de fuir sont pris au piège dans d'intenses combats".

Ces violences "menacent la vie de plus 800.000 personnes vivant" dans cette ville, a-t-elle rappelé.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit "très inquiet concernant la guerre qui se poursuit au Soudan", soulignant qu'il n'y a "pas de solution militaire au conflit".

Cessez le feu

"Il faut un cessez-le-feu urgent et des efforts internationaux coordonnés en faveur d'un processus politique qui peut sortir le pays de l'ornière", a-t-il ajouté sur X.

Depuis plus d'un an, le Soudan est en proie à une guerre entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint devenu rival, le général Mohamed Hamdane Daglo.

La guerre a fait des dizaines de milliers de morts. A el-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, 10.000 à 15.000 personnes ont été tuées, selon l'ONU.

Les habitants d'el-Fasher, chef-lieu de l'Etat du Darfour-Nord, à environ 400 kilomètres à l'est d'el-Geneina, et seule capitale des cinq Etats du Darfour à ne pas être aux mains des FSR, redoutent un scénario similaire.

Leur ville, où vivent 1,5 million de personnes, dont 800.000 déplacés, d'après l'ONU, a jusque-là été relativement épargnée grâce à une paix précaire négociée entre des groupes armés locaux et les FSR.

Mais le mois dernier, les deux principaux groupes armés ont abandonné leur neutralité pour combattre aux côtés de l'armée et les paramilitaires du FSR ont en réplique entouré la ville.

L'armée comme les paramilitaires ont été accusés de bombardements aveugles sur des zones civiles et d'obstruction au passage de l'aide humanitaire, les FSR étant spécifiquement accusés de nettoyage ethnique et de crimes contre l'humanité.

Dans un rapport publié jeudi, l'ONG Human Rights Watch a affirmé que la série d'attaques menées par les forces paramilitaires soudanaises dans la région occidentale du Darfour faisait planer le risque d'un "génocide" commis contre des communautés ethniques non arabes.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.