Taïwan détecte 21 avions militaires chinois autour de l'île

Cette photo prise et diffusée par le bureau présidentiel de Taïwan le 27 mai 2024 montre le président de Taïwan Lai Ching-te (à droite) mettant un chapeau reçu du représentant américain Michael McCaul (à gauche) lors d'une réunion au bureau présidentiel à Taipei. (AFP)
Cette photo prise et diffusée par le bureau présidentiel de Taïwan le 27 mai 2024 montre le président de Taïwan Lai Ching-te (à droite) mettant un chapeau reçu du représentant américain Michael McCaul (à gauche) lors d'une réunion au bureau présidentiel à Taipei. (AFP)
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Publié le Lundi 27 mai 2024

Taïwan détecte 21 avions militaires chinois autour de l'île

  • Dix des avions chinois ont franchi la zone d'identification de la défense aérienne (ADIZ) au cours des dernières 24 heures, a précisé le ministère taïwanais de la Défense dans un communiqué lundi
  • La Chine considère l'île de Taïwan comme faisant partie de son territoire et affirme qu'elle ne renoncera jamais à l'usage de la force pour la placer sous son contrôle

TAIPEI: Taïwan a indiqué lundi avoir détecté 21 avions militaires chinois et 15 navires de la marine ou des garde-côtes autour de l'île au cours des dernières 24 heures, quelques jours après des manœuvres militaires chinoises de grande envergure dans la zone.

Dix des avions chinois ont franchi la zone d'identification de la défense aérienne (ADIZ) au cours des dernières 24 heures, a précisé le ministère taïwanais de la Défense dans un communiqué lundi, précisant qu'il avait réagi de manière appropriée.

La Chine considère l'île de Taïwan comme faisant partie de son territoire et affirme qu'elle ne renoncera jamais à l'usage de la force pour la placer sous son contrôle.

Jeudi dernier, des navires de guerre et des avions de chasse chinois ont encerclé Taïwan lors d'exercices de grande ampleur qui, selon Pékin, constituaient un test de sa capacité à s'emparer de l'île.

Un parlementaire américain affirme le «  soutien sans faille  » du Congrès à Taïwan

Un influent parlementaire américain a affirmé lundi le soutien de Washington à Taïwan contre l'"agression" chinoise, lors de la première visite d'une délégation du Congrès américain sur l'île depuis l'investiture de son nouveau président.

Michael McCaul, représentant républicain et président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a indiqué, lors d'une rencontre avec le président Lai Ching-te, que ses collègues et lui apportaient un "soutien sans faille à cette belle île".

M. McCaul a condamné ces "exercices militaires menaçants", estimant que cela montrait que la Chine "n'était pas intéressée par la prise de Taïwan par des moyens pacifiques".

Arrivé dimanche, il est accompagné d'une délégation composée à la fois de démocrates et de républicains, le soutien à Taïwan du Congrès étant formé selon lui sur "une base bipartite".

"Toutes les démocraties doivent s'unir contre l'agression et la tyrannie. Que ce soit Poutine en Russie, l'ayatollah en Iran ou le président Xi, notre voisin en Chine, une alliance impie érode la paix dans le monde", a-t-il déclaré à M. Lai.

Lai Ching-te a remercié la délégation pour son soutien, espérant que le Congrès "continuera d'assister Taïwan dans le renforcement de ses capacités d'auto-défense".

"Je vais engager des réformes et soutenir la défense nationale, pour montrer au monde la détermination du peuple taïwanais à défendre sa patrie", a indiqué le président taïwanais.

Les Etats-Unis, qui ont accordé leur reconnaissance diplomatique à la République populaire de Chine en 1979 au détriment de TaÏwan, restent cependant l'allié le plus puissant de l'île et son principal fournisseur d'armes.

Le président américain Joe Biden a lui-même indiqué qu'il n'était pas favorable à l'indépendance de Taïwan, mais qu'il était prêt à défendre militairement l'île si nécessaire.

Au cours de ces exercices de deux jours, la Chine a juré que les "forces séparatistes en faveur de l'indépendance de Taïwan finiront dans le sang, la tête brisée".

Ces dernières années, Pékin a renforcé la pression militaire sur Taïwan, en maintenant une présence quasi-quotidienne d'avions de guerre, de drones et de navires autour de l'île.

Ces actions qualifiées par les experts de "zone grise", sont des tactiques hostiles qui ne vont pas jusqu'à une déclaration de guerre.

Le nouveau président taïwanais Lai Ching-te a déclaré dimanche qu'il était toujours prêt à travailler avec la Chine, malgré les exercices militaires.

Pékin a estimé que le discours d'investiture du responsable poussait ses "compatriotes de Taïwan dans une situation périlleuse de guerre et de danger".


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.