L'Arabie saoudite devrait être en tête des introductions en bourse dans la région Mena

Selon l'analyse, l'activité des introductions en bourse en 2024 dépendra en grande partie de la stabilité économique mondiale et d'un historique positif des récentes performances post-introduction en bourse (Photo, AN).
Selon l'analyse, l'activité des introductions en bourse en 2024 dépendra en grande partie de la stabilité économique mondiale et d'un historique positif des récentes performances post-introduction en bourse (Photo, AN).
Short Url
Publié le Mardi 28 mai 2024

L'Arabie saoudite devrait être en tête des introductions en bourse dans la région Mena

  • Selon le rapport, la privatisation des entités soutenues par le gouvernement entraîne une plus grande diversification économique
  • Le Centre financier international de Dubaï souligne que le marché de la dette dans la région Mena suivra la tendance mondiale et croîtra à un rythme négligeable cette année

RIYAD: L'Arabie saoudite mènera les introductions en bourse dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena) en 2024, avec 27 entreprises visant à s’introduire sur le marché principal du Royaume, selon une analyse.

Dans son dernier rapport, le Centre financier international de Dubaï (CFID), en association avec le London Stock Exchange Group, indique que le portefeuille des introductions en bourse dans la région Mena semble prometteur cette année, car plusieurs entreprises ont reporté leurs cotations de 2023 au début et à la mi-2024 dans l'attente de conditions de marché plus favorables.

«Les transactions seront principalement menées par l'Arabie saoudite, où 27 sociétés ont exprimé leur intention de s'inscrire à la Bourse saoudienne (Tadawul), en plus des émissions de suivi attendues d'Aramco et de Savola», déclare le CFID.

«Entre-temps, le portefeuille des introductions en bourse aux Émirats arabes unis (EAU) comprend des cotations de Parkin, Lulu Group et Tabby», ajoute-t-il.

Selon le rapport, la privatisation des entités soutenues par le gouvernement entraîne une plus grande diversification économique, le développement du secteur privé et la création de liquidités souveraines dans la région Mena.

«Portés par la hausse des introductions en bourse, les marchés des capitaux de la région Menaont connu une croissance significative, avec des réformes dédiées à l'amélioration de l'infrastructure du marché, attirant des flux d'investissements étrangers encore plus importants», précise Arif Amiri, PDG de l'Autorité du CFID.

Dans ce rapport, Nadim Najjar, directeur général pour l'Europe centrale, orientale, le Moyen-Orient et l'Afrique chez LSEG, souligne que le marché des introductions en bourse de la région Mena a connu une forte hausse en 2022, sous l'impulsion des programmes de privatisation aux EAU et en Arabie saoudite, dans un contexte de difficultés du marché.

«La tendance croissante des entreprises publiques et privées à chercher à s'introduire en bourse incite les banques d'investissement mondiales à élargir leurs services de conseil et de souscription dans l'émirat. Ces perspectives d'investissement émergentes attirent par conséquent une vague de capitaux privés, accompagnés de gestionnaires de patrimoine et d'actifs chargés de superviser ces investissements», déclare M. Najjar.

Selon l'analyse, les introductions en bourse en 2024 dépendront largement de la stabilité économique mondiale et d'un bilan positif des récentes performances postintroduction en bourse.

Le rapport ajoute que l'amélioration des conditions économiques renforcerait l'optimisme quant à une reprise du marché en 2024, tandis que d'autres variables telles que les taux d'intérêt et la volatilité du marché auront une plus grande influence sur le sentiment du marché plus tard dans l'année.

Le CFID souligne également que le marché de la dette dans la région Mena suivra la tendance mondiale et croîtra à un rythme négligeable cette année, car les taux d'intérêt et les coûts de refinancement restent élevés.

«Les taux d'intérêt seront le principal déterminant de la croissance des émissions de dette en 2024, avec les principales banques centrales approchant de la fin de leurs cycles de hausse des taux. Cependant, les taux d'intérêt devraient rester élevés plus longtemps que prévu par les marchés, maintenant une pression sur les marchés tout au long de l'année», déclare le CFID.

Selon l'étude, les gouvernements continueront à stimuler les émissions dans la région pour combler les déficits budgétaires attendus en raison de la baisse des prix du pétrole, refinancer les dettes arrivant à échéance et financer les grands projets de développement.

On s’attend toutefois à ce que les émissions de dette des entreprises connaissent un ralentissement en raison du maintien des coûts d'emprunt élevés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Short Url
  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.