Le chef de la Ligue arabe appelle à une reconnaissance à plus grande échelle de l’État palestinien

Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue des États arabes, s’entretient avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, alors qu’ils participent à une réunion pour des pourparlers sur le Moyen-Orient à Bruxelles, le 26 mai 2024. (AP)
Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue des États arabes, s’entretient avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, alors qu’ils participent à une réunion pour des pourparlers sur le Moyen-Orient à Bruxelles, le 26 mai 2024. (AP)
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Publié le Mercredi 29 mai 2024

Le chef de la Ligue arabe appelle à une reconnaissance à plus grande échelle de l’État palestinien

  • M. Aboul Gheit a souligné la nécessité pour davantage de pays européens de reconnaître un État palestinien indépendant selon les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale
  • M. Aboul-Gheit a remercié les ministres des Affaires étrangères de l’Irlande, de la Norvège et de l’Espagne pour leur décision de reconnaître un État palestinien indépendant

LE CAIRE: Le secrétaire général de la Ligue arabe a déclaré, à Bruxelles, que l’agression israélienne dans la bande de Gaza pourrait saper toute chance de paix et anéantir tout espoir de parvenir à une solution à deux États, posant des risques importants non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour la sécurité internationale.

Ahmed Aboul Gheit a lancé cet avertissement alors qu’il participait à une série de réunions de la Ligue arabe avec les ministres européens des Affaires étrangères et d’autres responsables sur la situation palestino-israélienne à la lumière du conflit à Gaza.

Hossam Zaki, assistant de M. Aboul Gheit, déclare que les réunions de dimanche et de lundi à Bruxelles ont porté sur des solutions politiques pratiques pour mettre fin aux combats et des mesures ultérieures pour garantir la paix.

Lors de ses discussions avec les ministres européens, Ahmed Aboul Gheit a souligné la nécessité pour davantage de pays européens de reconnaître un État palestinien indépendant selon les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Cela montrerait au peuple palestinien que son droit à l’indépendance est respecté par les pays occidentaux, ainsi que par les autres nations du monde, a-t-il précisé.

M. Aboul-Gheit a remercié les ministres des Affaires étrangères de l’Irlande, de la Norvège et de l’Espagne pour leur décision de reconnaître un État palestinien indépendant.

M. Zaki explique que les discussions ont révélé une tendance croissante au règlement collectif de la crise, en convoquant une conférence internationale pour mettre en œuvre la solution à deux États.

Cette approche est considérée comme le seul moyen de sauver la région d’un conflit violent, prolongé et continu, ajoute-t-il.

Ahmed Aboul Gheit ainsi que les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Égypte, de Jordanie, du Qatar et de Bahreïn ont exhorté les pays européens à aller au-delà de la simple discussion sur la faisabilité de la solution à deux États.

Ils ont plaidé en faveur de mesures claires et concrètes pour la mettre en œuvre sur le terrain, en s’attaquant aux causes profondes du conflit, conclut Hossam Zaki.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et Macron discutent de Gaza et de la guerre entre la Russie et l'Ukraine

Les deux hommes ont également passé en revue les relations et la coopération bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA/AFP)
Les deux hommes ont également passé en revue les relations et la coopération bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA/AFP)
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RIYADH : Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a reçu mercredi un appel du président français Emmanuel Macron, a indiqué l'agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté de la situation à Gaza et de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, ainsi que des efforts visant à assurer la sécurité et la stabilité.

Les deux hommes ont également passé en revue les relations et la coopération bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux.


Liban: un groupe allié du Hamas annonce la mort d'un de ses cadres dans une frappe israélienne

Des personnes et des soldats de l'armée vérifient l'épave d'une voiture dans laquelle un dirigeant d'un groupe islamiste proche du mouvement palestinien Hamas aurait été tué par une frappe israélienne dans le village de Ghazze, dans la région de la Bekaa, à l'est du Liban, le 18 juillet 2024. (AFP)
Des personnes et des soldats de l'armée vérifient l'épave d'une voiture dans laquelle un dirigeant d'un groupe islamiste proche du mouvement palestinien Hamas aurait été tué par une frappe israélienne dans le village de Ghazze, dans la région de la Bekaa, à l'est du Liban, le 18 juillet 2024. (AFP)
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  • L'agence de presse officielle ANI a précisé que "le responsable de Jamaa Islamiya, Mohamad Hamed Jabbara", a été tué dans une frappe de "drone ennemi" ayant visé son pick-up à 06H30 (03H30 GMT) dans la Békaa, dans l'est du Liban
  • Les violences qui ont éclaté à la frontière israélo-libanaise en marge de la guerre à Gaza ont fait 512 morts au Liban

BEYROUTH : Le groupe islamiste Jamaa Islamiya, proche du Hamas palestinien, a annoncé la mort d'un de ses cadres jeudi dans une frappe israélienne qui a visé son véhicule dans l'est du Liban.

Depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, le Hezbollah libanais et des groupes alliés, qui soutiennent le mouvement islamiste palestinien, échangent quotidiennement des tirs à la frontière entre le Liban et Israël.

Dans un communiqué, la Jamaa Islamiya a annoncé la mort de son "commandant", Mohamad Hamed Jabbara, dans un "raid sioniste (israélien) odieux".

L'agence de presse officielle ANI a précisé que "le responsable de Jamaa Islamiya, Mohamad Hamed Jabbara", a été tué dans une frappe de "drone ennemi" ayant visé son pick-up à 06H30 (03H30 GMT) dans la Békaa, dans l'est du Liban.

Formée en 1960, la Jamaa islamiya est étroitement liée au Hamas avec lequel elle affirme mener des attaques contre Israël depuis le sud du Liban.

Les violences qui ont éclaté à la frontière israélo-libanaise en marge de la guerre à Gaza ont fait 512 morts au Liban, en majorité des combattants, dont neuf de la Jamaa Islamiya, mais incluent au moins 104 civils, selon un décompte de l'AFP.

Du côté israélien, 17 soldats et 13 civils ont été tués, selon les autorités.


L'Arabie saoudite demande au Conseil de sécurité de l'ONU d’obliger Israël à mettre fin à la guerre et à la "famine" à Gaza

Le représentant permanent de l'Arabie saoudite auprès de l'ONU, Abdulaziz Alwasil, a déclaré que Tel-Aviv devait se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, qui appellent à un cessez-le-feu immédiat et à l'acheminement de l'aide à Gaza. (Photo: AFP)
Le représentant permanent de l'Arabie saoudite auprès de l'ONU, Abdulaziz Alwasil, a déclaré que Tel-Aviv devait se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, qui appellent à un cessez-le-feu immédiat et à l'acheminement de l'aide à Gaza. (Photo: AFP)
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  • Tel-Aviv doit mettre fin à son "agression" et permettre l'acheminement urgent de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza assiégée
  • L'échec de l'ONU à stopper Israël est motivé par des "intérêts politiques égoïstes et à courte vue", déclare l'envoyé saoudien Abdulaziz Alwasil

NEW YORK : Le représentant permanent de l'Arabie saoudite auprès de l'ONU, Abdulaziz Alwasil, a appelé mercredi le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter une résolution qui obligerait Israël à mettre fin à sa guerre contre Gaza.

Alwasil a déclaré que Tel-Aviv devait se conformer aux propres résolutions du Conseil de sécurité, qui appellent à un cessez-le-feu immédiat et à l'acheminement de l'aide à Gaza.

Il a ajouté qu'Israël, en tant que puissance occupante, devait être contraint de respecter le droit international. Cela inclut la mise en œuvre des mesures provisoires de la Cour internationale de justice pour mettre fin au génocide perpétré contre le peuple palestinien.

Alwasil a déclaré que le Conseil de sécurité des Nations unies, depuis le début de l'assaut sur Gaza il y a 10 mois, a tenu "réunion après réunion en vain".

Pendant ce temps, le monde continue d'être témoin de la "machine de guerre israélienne qui cible délibérément les civils et impose les formes les plus dures de punition collective en tuant, déplaçant, affamant et en imposant un blocus aux civils".

Alwasil a ajouté : "Toutes ces violations flagrantes se produisent sous les yeux du monde entier et la communauté internationale continue de fermer les yeux.”

“Cette inaction a poussé la puissance occupante, qui se cache derrière un mur solide, à profiter de cette faiblesse et du silence international pour imposer sans relâche ses pratiques inhumaines et violentes".

L'envoyé de l'Arabie saoudite s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies convoquée par la Russie, qui assure la présidence tournante de l'organe pour le mois de juillet. Cette réunion était présidée par le ministre des affaires étrangères de Moscou, Sergueï Lavrov.

Alwasil a déploré l'incapacité du Conseil de sécurité à mettre fin à la guerre, qu'il a imputée au fait que les membres de l'organe sont limités par "des intérêts politiques égoïstes et à courte vue qui ont entravé sa capacité à prendre les mesures fermes nécessaires pour mettre fin à l'agression israélienne".

"L'incapacité de la communauté internationale et du Conseil de sécurité à protéger les civils innocents a conduit jusqu'à présent à la mort de 38 000 personnes et à la blessure et la mutilation de dizaines de milliers d'autres, dont la plupart sont des femmes et des enfants", a déclaré Alwasil.

Il ajoute : "Comment peut-on justifier un tel déplacement forcé, qui est récurrent à Gaza ? Comment pouvons-nous rester silencieux face à cette famine systématique et à ce blocus délibéré ? Comment la communauté internationale peut-elle rester inactive alors qu'une catastrophe humanitaire majeure se déroule sous nos yeux ?"

Alwasil a promis que son pays continuerait à soutenir le droit des Palestiniens à l'autodétermination et à la création d'un État sur les lignes de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Cela "garantirait une justice globale (et) une paix conforme à l'initiative de paix arabe et aux résolutions pertinentes de la légitimité internationale".

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com