Deuxième jour de délibérations du jury au procès Trump

Il n'y a pas de limite de temps pour les délibérations mais un acquittement ou une condamnation nécessiterait l'unanimité (Photo, AFP).
Il n'y a pas de limite de temps pour les délibérations mais un acquittement ou une condamnation nécessiterait l'unanimité (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 30 mai 2024

Deuxième jour de délibérations du jury au procès Trump

  • Le délibéré des jurés peut prendre plusieurs jours
  • Il leur faudra être unanimes pour déclarer Donald Trump coupable ou non coupable.\

NEW YORK:Les 12 jurés qui ont entre leurs mains le sort judiciaire de Donald Trump vont poursuivre jeudi au tribunal de Manhattan leur quête d'un verdict au premier procès pénal de l'histoire d'un ancien président des Etats-Unis, qui aspire à le redevenir.

Ces sept hommes et cinq femmes, citoyens de New York plongés depuis six semaines dans cette affaire aux enjeux extraordinaires, en pleine campagne présidentielle, ont commencé à délibérer mercredi. Ils ont travaillé pendant environ trois heures à huis clos, dans une salle du tribunal, avec leurs notes et un ordinateur portable contenant les preuves du dossier.

Après des débats durant lesquels il a souvent été question de sexe, d'argent et de conquête du pouvoir, ces derniers doivent répondre à une seule question : Donald Trump s'est-il rendu coupable de 34 falsifications de documents comptables, destinées à cacher un paiement de 130.000 dollars à l'actrice de films X Stormy Daniels pour éviter un scandale sexuel à la toute fin de sa campagne présidentielle de 2016 ?

Une réponse positive ferait basculer la campagne présidentielle américaine de 2024 dans un scénario inconnu.

Donald Trump, candidat républicain, pourrait faire appel et quand même se présenter le 5 novembre face à Joe Biden, le président démocrate sortant de 81 ans, mais avec une casquette lourde à porter, celle d'un condamné en justice.

«Mère Teresa»

S'il était reconnu coupable, le juge prononcerait la sentence dans plusieurs semaines, probablement avant le 5 novembre. La peine peut aller, en théorie et au maximum, jusqu'à 4 ans de prison, mais le magistrat peut décider aussi d'une sanction plus légère, comme une peine de prison avec sursis probatoire, voire de simples travaux d'intérêt général.

Donald Trump, à qui le juge a interdit de quitter le bâtiment du palais de justice pendant toute la durée des délibérations, devra lui aussi revenir jeudi au tribunal de Manhattan, où il a assisté en silence aux débats depuis le 15 avril.

Le candidat des républicains continue de se présenter comme victime d'une "chasse aux sorcières" orchestrée selon lui par une justice aux ordres des démocrates. Il n'a pas témoigné durant son procès.

Même la sainte catholique "Mère Teresa ne pourrait pas balayer ces accusations", a-t-il tempêté mercredi, en sortant de la salle d'audience, une fois que le juge Juan Merchan avait fini de lire ses instructions aux jurés.

Après environ trois heures de délibéré, ces derniers ont transmis leurs premières requêtes : ils ont demandé à ce qu'on leur relise des extraits de certains témoignages et ont souhaité réentendre les instructions du juge, une sorte de mode d'emploi juridique de l'affaire.

Le délibéré des jurés peut prendre plusieurs jours. Il leur faudra être unanimes pour déclarer Donald Trump coupable ou non coupable.

Cette affaire n'est que l'un des quatre dossiers dans lesquels le candidat des républicains est inculpé. Mais le procès à New York sera probablement le seul à être jugé avant la présidentielle du 5 novembre.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com