France: un attentat d'inspiration islamiste visant une épreuve des JO déjoué

Le 22 mai, les services de renseignement français ont procédé à Saint-Etienne "à l'interpellation d'un ressortissant tchétchène de 18 ans soupçonné de vouloir commettre un attentat d'inspiration islamiste sur le sol national", a annoncé le ministère dans un communiqué. (Photo, AFP)
Le 22 mai, les services de renseignement français ont procédé à Saint-Etienne "à l'interpellation d'un ressortissant tchétchène de 18 ans soupçonné de vouloir commettre un attentat d'inspiration islamiste sur le sol national", a annoncé le ministère dans un communiqué. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 01 juin 2024

France: un attentat d'inspiration islamiste visant une épreuve des JO déjoué

  • Il s'agit du troisième attentat déjoué depuis le début de l'année en France et, selon le ministère de l'Intérieur, du premier contre les JO de Paris (26 juillet-11 août)
  • Depuis 2018, plusieurs affaires de terrorisme, dont trois attentats, ont impliqué en France des jihadistes originaires de républiques russes du Nord-Caucase, essentiellement de Tchétchénie

PARIS: Un projet d'attentat "d'inspiration islamiste" qui visait les épreuves de football des JO-2024 a été déjoué à Saint-Etienne, dans le centre-est de la France, et un suspect tchétchène a été inculpé, ont annoncé vendredi les autorités françaises.

Il s'agit du troisième attentat déjoué depuis le début de l'année en France et, selon le ministère de l'Intérieur, du "premier" contre les JO de Paris (26 juillet-11 août).

Le 22 mai, les services de renseignement français ont procédé à Saint-Etienne "à l'interpellation d'un ressortissant tchétchène de 18 ans soupçonné de vouloir commettre un attentat d'inspiration islamiste sur le sol national", a annoncé le ministère dans un communiqué.

Le suspect a été inculpé dimanche dernier des chefs d'association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d'atteinte aux personnes et placé en détention provisoire, a indiqué à l'AFP le parquet national antiterroriste (Pnat).

"Il lui est reproché d'avoir, au nom de l'idéologie jihadiste de l'Etat islamique, envisagé de commettre une action violente notamment en ciblant des rassemblements de supporters, en marge d'événements sportifs devant se tenir à Saint-Etienne pendant les Jeux olympiques", a ajouté la même source.

"Les premiers éléments démontrent qu'il préparait de manière active un attentat contre le stade Geoffroy-Guichard", le stade de football de la ville, selon le ministère.

"Il aurait souhaité s'en prendre à des spectateurs, mais également aux forces de l'ordre et mourir en martyr", a précisé le ministère.

Il s'agit, toujours selon l'Intérieur, du 50e attentat déjoué par les services de renseignement depuis 2017.

Inconnu des renseignements

Depuis 2018, plusieurs affaires de terrorisme, dont trois attentats, ont impliqué en France des jihadistes originaires de républiques russes du Nord-Caucase, essentiellement de Tchétchénie.

Le Tchétchène interpellé la semaine dernière n'était, lui, pas connu des services de renseignement, selon une source policière.

L'attaque au couteau dans le quartier de l'Opéra à Paris en mai 2018 par Khamzat Azimov, l'assassinat dans la banlieue parisienne d'un enseignant, Samuel Paty, en octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov et, le 13 octobre dernier, celui d'un autre professeur, Dominique Bernard, à Arras (nord) par Mohammed Mogouchkov ont tous pour point commun d'avoir été commis par des jeunes radicalisés originaires du Nord-Caucase.

Ce dernier attentat, commis par un Russe fiché pour radicalisation et visant cet enseignant, avait provoqué une vive émotion en France. Il avait été invoqué par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin pour donner un coup de vis sécuritaire à sa loi sur l'immigration, adoptée en début d'année.

Vendredi, le ministre, cité dans le communiqué, a félicité les services de renseignement, qui "démontrent une nouvelle fois leur pleine mobilisation et leur efficacité dans la lutte contre le terrorisme" à l'approche des JO, événement mondial qui fera l'objet d'un dispositif de sécurité pharaonique.

Le comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris-2024 a également salué vendredi "l'efficacité" et la "mobilisation exceptionnelle" des services de renseignement français, soulignant que "la sécurité est la priorité numéro 1 pour Paris-2024".

Après l'attentat d'Arras, Gérald Darmanin avait appelé à une "approche spécialisée pour les jeunes hommes originaires du Caucase sur la tranche 16-25 ans".

 


Le président israélien assistera à l'ouverture des JO à Paris

Un homme à côté du site olympique du pont Alexandre III, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, à Paris, le 19 juillet 2024. (AFP)
Un homme à côté du site olympique du pont Alexandre III, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, à Paris, le 19 juillet 2024. (AFP)
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  • "Lors de sa visite, le président représentera l'État d'Israël à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2024 et saluera la délégation israélienne au début de la compétition", indique c
  • La délégation israélienne doit être encadrée par des protocoles de sécurité importants suite aux tensions dans le monde en raison de la guerre à Gaza.

JERUSALEM : Le président d'Israël Isaac Herzog sera à Paris pour l'ouverture des Jeux olympiques vendredi, a annoncé dimanche son bureau dans un communiqué.

"Lors de sa visite, le président représentera l'État d'Israël à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2024 et saluera la délégation israélienne au début de la compétition", indique ce communiqué.

M. Herzog participera également à une commémoration des 52 ans de l'attaque d'athlètes israéliens lors des Jeux de Munich en 1972.

Cette compétition avait été marquée par une prise d'otages, menée contre la délégation israélienne par un commando palestinien, au cours de laquelle onze athlètes israéliens et un policier allemand avaient été tués.

M. Herzog sera aussi présent à la cérémonie qui devrait être organisée par le président français Emmanuel Macron pour les chefs d'Etats qui assisteront à l'ouverture des JO.

Ils seront 88 sportifs à représenter Israël à ces Jeux olympiques, selon le Comité olympique israélien.

Plusieurs sportifs sont candidats à des médailles, notamment la taekwondoïste Avishag Semberg, médaille de bronze aux JO 2020 et le gymnaste Artyum Dolgopyiat, médaille d'or en 2020.

La délégation israélienne doit être encadrée par des protocoles de sécurité importants suite aux tensions dans le monde en raison de la guerre à Gaza.

"Nous sommes au milieu d’une guerre difficile et douloureuse, qui se reflète également sur la scène internationale. En ce moment, il est particulièrement important que l’État d’Israël prenne résolument sa place et apparaisse sur toutes les scènes mondiales, et en particulier sur une scène aussi importante que celle des Jeux olympiques", a déclaré M. Herzog.

Cette guerre a été déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, ayant entraîné la mort de 1.195 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Au moins 38.983 Palestiniens ont été tués dans ce territoire palestinien depuis le début de la guerre, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.


Créteil: un mort lors d'une rixe entre bandes rivales

Le poste de police de Créteil, photo d'illustration. (AFP)
Le poste de police de Créteil, photo d'illustration. (AFP)
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  • Onze personnes, dont quatre mineurs, ont été placées en garde à vue et une enquête a été ouverte pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, a précisé le parquet
  • Les faits ont eu lieu dans le quartier de l'Abbaye de cette ville du sud-est parisien, ajoute cette même source

CRETEIL: Un homme a été tué dans la nuit de samedi à dimanche et un autre blessé lors d'une rixe "sur fond de rivalité entre quartiers" à Créteil (Val-de-Marne), a indiqué dimanche le parquet de la ville, sollicité par l'AFP.

Onze personnes, dont quatre mineurs, ont été placées en garde à vue et une enquête a été ouverte pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, a précisé le parquet.

Les faits ont eu lieu dans le quartier de l'Abbaye de cette ville du sud-est parisien, ajoute cette même source.

Selon une source policière, les forces de l'ordre ont reçu plusieurs appels dans la nuit, peu après minuit, signalant des détonations et un attroupement d'environ trente personnes armées et portant des cagoules, qui se sont enfuies à l'arrivée de la police.

Cette même source fait état de deux personnes majeures blessées par des coups de couteaux, transportées à l'hôpital.

Deux véhicules vides, un chargeur d'arme de poing et une matraque télescopique ont été saisis, ajoute cette source.

D'après une autre source policière, les deux personnes ayant conduit les blessés à l'hôpital ont été interpellées.

L'un des deux blessés est décédé "des suites de ses blessures", a indiqué le parquet.

L'autre présentait une plaie au visage et son pronostic vital n'est pas engagé, précise-t-on de source policière.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne.


JO-2024 à Paris: la sécurisation des bateaux sur la Seine, une opération "colossale"

Un policier de la brigade canine des forces spéciales roumaines-BSIJ caresse un chien lors des opérations d'inspection des péniches amarrées au quai de Bercy à Paris, le 21 juillet 2024, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (AFP)
Un policier de la brigade canine des forces spéciales roumaines-BSIJ caresse un chien lors des opérations d'inspection des péniches amarrées au quai de Bercy à Paris, le 21 juillet 2024, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (AFP)
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  • sécuriser l'ensemble de l'armada qui doit défiler vendredi sur le fleuve de la capitale, marquant une première dans l'histoire des JO avec une cérémonie d'ouverture organisée hors d'une enceinte sportive.
  • il faut passer au peigne fin "94 navires de la parade, les établissements flottants recevant du public et les bateaux-logements", détaille le commissaire général Zeljko Ilic, commandant de la brigade cynophile concernée.

PARIS : "Allez, allez!" Le soleil à peine levé, une policière française encourage son malinois à grimper sur un bateau-restaurant amarré sur les quais de la Seine à Paris, pour une inspection de sécurité à quelques jours des Jeux olympiques.

Objectif de l'opération à laquelle elle participe: sécuriser l'ensemble de l'armada qui doit défiler vendredi sur le fleuve de la capitale, marquant une première dans l'histoire des JO avec une cérémonie d'ouverture organisée hors d'une enceinte sportive.

Sur l'embarcation, le binôme rejoint la brigade cynophile de la police, qui vérifie, meuble après meuble, qu'aucune trace d'explosif n'est détectée sur la péniche devant laquelle l'armada doit passer.

il faut passer au peigne fin "94 navires de la parade, les établissements flottants recevant du public et les bateaux-logements", détaille le commissaire général Zeljko Ilic, commandant de la brigade cynophile concernée.

Soit un total de plus de 300 navires à inspecter en l'espace de quatre jours et demi, sur tout l'arc de cercle que décrit la Seine en traversant Paris. Une opération "colossale", commente le commandant Ilic.

De 6.000 à 7.000 athlètes (sur 10.500 au total), représentant les nations participantes, doivent défiler le 26 juillet sur 85 bateaux, aux couleurs de leur délégation, en descendant la Seine jusqu'à la Tour Eiffel, emblématique monument parisien au pied duquel aura lieu le bouquet final.

Quelque 3.000 danseurs, musiciens, comédiens prendront d'assaut les deux berges et les ponts, sur un parcours de 6 kilomètres.

- La truffe de Lord -

Pour répondre aux exigences de sécurité, 120 membres de la gendarmerie, de la police nationale, des douanes, de l'administration pénitentiaire et de l'armée travaillent conjointement à cette opération d'inspection des bateaux. Des délégations étrangères venues d'Autriche, des Emirats arabes unis ou de Bulgarie sont venues leur prêter main forte.

Une heure plus tôt, lors d'un briefing réalisé sous une tente reconvertie en poste de commandement, tous ont été répartis en plusieurs groupes, avant de sortir leurs chiens des cages en métal fixées dans les coffres des voitures.

Dans l'enceinte d'une péniche aménagée en bar, un policier roumain pointe du doigt chaque recoin de l'embarcation pour entraîner son chien à sa suite.

La truffe du labrador noir, au collier floqué "Lord", se pose sur une étagère remplie de vaisselle derrière le comptoir, avant de renifler sous l'évier de la cuisine.

Une fois le binôme chien-conducteur passé, des militaires formés à la reconnaissance d'engins explosifs, pénètrent à leur tour dans le bâtiment et inspectent le dessus des meubles.

"Les chiens font la partie olfactive", tandis que les militaires "s'occupent de la partie visuelle", résume le commissaire Ilic, avant de souligner: "Jusqu'ici, rien ne s'est avéré positif, ce qui est une bonne nouvelle."

Pour ne rien laisser au hasard, des plongeurs scrutent également la coque de chaque navire.

L'objectif, pour le commandant de la DSPAP: que les quelque 326.000 spectateurs attendus le 26 juillet à Paris puissent assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques "l'esprit libre".