Sommet sur l'Ukraine: Pékin dément «faire pression» sur d'autres pays au sujet de leur participation

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Pékin tentait d'empêcher d'autres pays de participer à un sommet de paix prévu sur la guerre en Ukraine (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Pékin tentait d'empêcher d'autres pays de participer à un sommet de paix prévu sur la guerre en Ukraine (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 03 juin 2024

Sommet sur l'Ukraine: Pékin dément «faire pression» sur d'autres pays au sujet de leur participation

  • Pékin appelle régulièrement au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays
  • Deux jours plus tôt, Pékin avait estimé qu'il lui serait «difficile» de participer à ce sommet si la Russie n'y était pas conviée

PEKIN: La Chine a démenti lundi "faire pression" sur certains pays pour qu'ils ne participent pas au Sommet de paix sur l'Ukraine organisé en Suisse, comme l'a affirmé ce week-end le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Utiliser la politique de la force n'est pas le style de la diplomatie chinoise, (...) la position de la Chine est ouverte et transparente, et en aucun cas nous ne faisons pression sur d'autres pays", a déclaré à la presse Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

S'exprimant dimanche en marge d'un forum sur la sécurité à Singapour, le président Zelensky a accusé la Chine de s'employer à "empêcher" des pays de participer au Sommet de paix sur l'Ukraine, prévu en juin en Suisse.

Deux jours plus tôt, Pékin avait estimé qu'il lui serait "difficile" de participer à ce sommet si la Russie n'y était pas conviée, une déclaration approuvée par Moscou.

"La Chine espère sincèrement que cette conférence de paix ne deviendra pas une plateforme pour créer de la confrontation entre camps", a déclaré lundi Mao Ning.

"Ne pas participer à la conférence ne veut pas dire que l'on ne soutient pas la paix", a souligné la porte-parole. Et "même si certains pays décident de participer à la conférence, cela ne veut pas forcément dire qu'ils espèrent un cessez-le-feu et la fin des combats. Le plus important c'est l'action concrète".

La position "juste et équitable" de la Chine sur cette conférence "n'est dirigée contre aucune partie, et certainement pas contre ce sommet", a insisté Mao Ning.

La Chine se dit neutre dans ce conflit mais n'a jamais condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 et a accueilli le président russe Vladimir Poutine sur son sol à plusieurs reprises depuis le début de la guerre.

Pékin appelle régulièrement au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays, ce qui concerne implicitement l'Ukraine, mais exhorte aussi à prendre en considération les préoccupations de sécurité de la Russie.

"La Chine a souligné à plusieurs reprises que la conférence de paix devait être reconnue à la fois par la Russie et l'Ukraine, que toutes les parties devaient y participer sur un pied d'égalité et que tous les plans de paix devaient faire l'objet d'une discussion équitable", a rappelé lundi Mao Ning.

"Il est difficile pour la Chine de participer à cette réunion précisément parce que nous pensons que ces trois points pourraient ne pas être atteints lors de cette réunion."

Plus d'une centaine de pays et d'organisations se sont engagés à participer à ce sommet, selon M. Zelensky, qui a exhorté les pays de la région Asie-Pacifique à s'y joindre.

Zelensky aux Philippines 

Après Singapour, le président ukrainien s'est rendu à Manille pour une rencontre lundi avec son homologue philippin Ferdinand Marcos.

Il lui a assuré que si les Philippines acceptent de participer à la conférence de paix en Suisse, cela enverrait "un signal très fort", selon la retranscription de ses paroles publiée par le gouvernement philippin.

Il lui a aussi demandé d'envoyer des spécialistes philippins de la santé mentale pour venir en aide aux troupes ukrainiennes.

"C'est quelque chose, je crois, que nous sommes capables de proposer", lui a répondu le président Marcos.

"Les Philippines sont reconnues dans le domaine de la santé, en matière de fourniture d'assistance", a-t-il ajouté, et "cela est naturel pour les Philippines, donc c'est quelque chose que nous pourrions chercher à faire".

M. Zelensky a par ailleurs souligné les liens forts entre les deux pays et annoncé que l'Ukraine ouvrirait l'an prochain une ambassade à Manille.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.