L’Arabie saoudite et le Maroc souhaitent renforcer leurs liens industriels

Le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef, a entamé, le 3 juin, une visite officielle à Rabat.
Le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef, a entamé, le 3 juin, une visite officielle à Rabat.
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Publié le Mardi 04 juin 2024

L’Arabie saoudite et le Maroc souhaitent renforcer leurs liens industriels

  • M. Alkhorayef a tenu une réunion avec les dirigeants des principales sociétés minières du Maroc, avec la participation de certains des investisseurs les plus importants du pays dans ce secteur
  • La réunion a mis l’accent sur le renforcement de la coopération et l’étude des possibilités d’investissement principales proposées par le secteur minier saoudien

RIYAD: Les liens économiques entre l’Arabie saoudite et le Maroc devraient se renforcer, en particulier dans les domaines de l’exploitation minière de l’énergie. En effet, une délégation officielle du Royaume se rend dans ce pays d’Afrique du Nord-Ouest pour explorer des possibilités de coopération.

Le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef, a entamé, le 3 juin, une visite officielle à Rabat.

Il dirigera la délégation du Royaume lors de la 28e session de l’assemblée générale de l’Organisation arabe pour le développement industriel, la normalisation et les mines (Oadim), qui se tient du 4 au 6 juin dans la capitale marocaine, selon l’agence de presse saoudienne.

Selon M. Alkhorayef, il aurait discuté avec les responsables marocains des moyens de renforcer la coopération dans des domaines vitaux. «Nous avons également passé en revue les possibilités d’investissement prometteuses dans les deux pays et ouvert la voie à un partenariat durable», déclare le ministre saoudien.

Il affirme également avoir examiné minutieusement les réalisations de l’initiative Vision 2030 avec un groupe de leaders d’opinion et d’analystes économiques marocains, en se concentrant sur les secteurs industriel et minier.

«Nous avons également échangé sur un certain nombre d’enjeux économiques, en soulignant l’importance des médias et leur rôle central dans la sensibilisation et la réalisation des objectifs de développement», ajoute-t-il.

Par ailleurs, le ministre de l’Industrie s’est entretenu avec Leila Benali, ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, et Nadia Fettah, ministre marocaine de l’Économie et des Finances. Les responsables ont discuté du renforcement de la coopération économique entre les deux royaumes.

Au cours de la réunion, ils ont également discuté des possibilités de coopération et de partenariats dans le secteur minier, notamment le développement de l’industrie du phosphate, tirant profit de l’expérience acquise par les deux pays pour renforcer l’avantage compétitif des engrais phosphatés et l’accès à de nouveaux marchés.

Ils ont également abordé la question de la collaboration dans le domaine du commerce régional, notamment de l’élimination des obstacles à l’importation et à l’exportation de minéraux vitaux dans la région, ainsi que de la coopération dans le domaine du développement des exportations et du soutien à la promotion des exportations saoudiennes au Maroc.

Les réunions se sont déroulées en présence de Khalid ben Saleh al-Mudaifer, vice-ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales chargé des affaires minières, et de Sami ben Abdallah al-Saleh, ambassadeur de l’Arabie saoudite au Maroc.

En outre, Bandar Alkhorayef a tenu une réunion avec les dirigeants des principales sociétés minières du Maroc, avec la participation de certains des investisseurs les plus importants du pays dans ce secteur.

La réunion a mis l’accent sur le renforcement de la coopération et l’étude des possibilités d’investissement proposées par le secteur minier saoudien, ainsi que des services et avantages offerts par le ministère du Royaume aux investisseurs.

La réunion a également mis en lumière les efforts et les projets du ministère visant à développer le secteur minier, en tirant profit de l’immense richesse minérale de l’Arabie saoudite, estimée à plus de 9 300 milliards de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro).

Par ailleurs, la réunion à laquelle a également participé Mme Benali a exploré les possibilités de coopération dans le domaine minier et la mise à profit des ressources minérales disponibles dans les deux pays.

La réunion, qui s’est tenue au ministère marocain de la Transition énergétique et du Développement durable, a permis d’examiner la stratégie globale de l’industrie métallurgique et minière de l’Arabie saoudite, le système d’investissement minier ainsi que les cadres législatif et réglementaire du secteur.

Dans son rapport, l’agence de presse saoudienne ajoute que M. Alkhorayef devrait rencontrer plusieurs dirigeants du gouvernement et du secteur privé, ainsi que des patrons de sociétés minières, précisant que le ministre visiterait des entreprises et des usines marocaines pour renforcer la coopération dans les secteurs industriel et minier et explorer les possibilités d’investissement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.