Visite d'un haut responsable américain au Sahara occidental

David Schenker, secrétaire d'État adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient, portant une robe traditionnelle sahraouie pour hommes appelée "Darraa" après une réunion avec le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita à Dakhla, au Sahara occidental, le 10 janvier 2021. (AFP).
David Schenker, secrétaire d'État adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient, portant une robe traditionnelle sahraouie pour hommes appelée "Darraa" après une réunion avec le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita à Dakhla, au Sahara occidental, le 10 janvier 2021. (AFP).
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Publié le Lundi 22 mai 2023

Visite d'un haut responsable américain au Sahara occidental

  • Le secrétaire d'État américain adjoint pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, David Schenker, s'est rendu samedi à Laâyoune
  • Cette visite fait suite à la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur l'ancienne colonie espagnole

RABAT : Le secrétaire d'État américain adjoint pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, David Schenker, s'est rendu samedi à Laâyoune, capitale régionale du Sahara occidental, territoire que se dispute le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, a annoncé l'agence officielle marocaine MAP.

Cette visite, la première d'un haut responsable américain, fait suite à la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur l'ancienne colonie espagnole, à rebours de la position des Nations unies.

Les négociations politiques menées par l'ONU sur le statut de ce territoire désertique situé au nord de la Mauritanie piétinent depuis des décennies.

Le Maroc, qui en contrôle environ les deux-tiers, veut une «autonomie sous contrôle». Le Polisario, soutenu par l'Algérie voisine, milite pour l'indépendance et réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU.

La visite de M. Schenker s'inscrit dans le cadre de l'accord signé le 22 décembre par les Américains, les Israéliens et les Marocains, liant une normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et l'État hébreu à la reconnaissance américaine de la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental.

Le Maroc est ainsi devenu le quatrième pays à normaliser ses relations avec Israël en 2020 – après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan.

L'accord prévoit notamment l'ouverture d'un consulat américain à Dakhla, port de pêche situé dans le sud du Sahara occidental. En attendant la construction du bâtiment, les Américains ont prévu d'y ouvrir dimanche une représentation provisoire, selon des sources diplomatiques à Rabat.

À son arrivée à Laâyoune, après une tournée régionale qui l'a conduit en Algérie et en Jordanie, M. Schenker a notamment visité le siège de la mission de l'ONU au Sahara occidental, la Minurso, selon la MAP.

La Minurso est restée spectatrice, à la mi-novembre, quand le Maroc a déployé ses troupes dans une zone tampon pour «sécuriser» la seule route vers l'Afrique de l'Ouest, à la frontière avec la Mauritanie. Ce mouvement militaire a poussé le Polisario à rompre le cessez-le-feu, signé en 1991 sous l'égide de l'ONU, et généré des tensions avec l'Algérie voisine.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.