France: L'Aïd amer des musulmans de Nice

Une photo prise le 25 avril 2016 montre la mosquée de l'institut En-Nour à Nice, dans le sud-est de la France. (Photo Valery Hache AFP)
Une photo prise le 25 avril 2016 montre la mosquée de l'institut En-Nour à Nice, dans le sud-est de la France. (Photo Valery Hache AFP)
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Publié le Samedi 15 juin 2024

France: L'Aïd amer des musulmans de Nice

  • «On dirait qu'on n'est pas des citoyens à part entière», explique l'imam Otmane Aissaoui, président de l'Union des musulmans des Alpes-Maritimes (Umam), dénonçant «des actes islamophobes» dans les lycées ou les universités
  • Avec l'arrivée en septembre du préfet Hugues Moutouh, puis les contre-coups de l'attaque du Hamas le 7 octobre et de la riposte israélienne dans la bande de Gaza, la situation s'est tendue

NICE, France : «Il n'y a plus de joie». Bousculés ces derniers mois par les discours politiques et les pressions incessantes de l'administration, les quelque 20.000 musulmans de Nice, dans le sud-est de la France, se préparent à célébrer une fête de l'Aïd teintée d'amertume.

«On dirait qu'on n'est pas des citoyens à part entière», explique l'imam Otmane Aissaoui, président de l'Union des musulmans des Alpes-Maritimes (Umam), dénonçant «des actes islamophobes» dans les lycées ou les universités, «les femmes avec le foulard vues d'un mauvais œil, les contrôles inopinés dans les mosquées... On le sent plus ici qu'ailleurs».

Le malaise n'est pas nouveau. L'islam a régulièrement été un thème de campagne politique dans la région et les attentats du 14 juillet 2016 puis de la basilique Notre-Dame en 2020 ont provoqué des réactions de haine qui ont visé jusqu'aux proches des musulmans tués sur la Promenade des Anglais.

Cependant, avec l'arrivée en septembre du préfet Hugues Moutouh, puis les contre-coups de l'attaque du Hamas le 7 octobre et de la riposte israélienne dans la bande de Gaza, la situation s'est tendue.

Alors que le maire Christian Estrosi faisait flotter le drapeau israélien sur le fronton de la mairie, le préfet a inlassablement interdit les manifestations pro-palestiniennes, faisant valoir que le département était «dans le trio de tête» en matière d'actes antisémites.

Retoquées à chaque fois par le tribunal administratif, ces interdictions n'ont cessé qu'en janvier.

Puis, en février, M. Moutouh a ordonné la fermeture temporaire d'une petite librairie musulmane, fustigeant la présence de livres fondamentalistes. Un arrêté lui aussi retoqué par le tribunal administratif: les livres incriminés sont aussi en vente dans des librairies grand public.

Evoquant une grande incompréhension, la gérante a invité le préfet à boire le thé dans sa boutique, où elle vend depuis deux décennies foulards, abayas, tapis de prières et livres sur la spiritualité. Mais elle n'a jamais reçu de réponse.

L'absence de dialogue a aussi dominé la crise autour du collège Avicenne, un établissement musulman hors contrat accueillant une centaine d'élèves, dont le préfet a ordonné la fermeture en mars, à la demande du ministère de l'Education nationale.

- «Un sentiment d'injustice» -

La qualité de l'enseignement n'est pas en cause, d'autant que les élèves brillent à l'examen du brevet puis dans les lycées publics. Mais Avicenne a tâtonné pour répondre aux exigences de la loi contre le séparatisme en matière de transparence sur l'origine de ses financements.

Là aussi, le tribunal administratif a estimé en référé que les erreurs relevées dans la comptabilité de l'établissement ne justifiaient pas la fermeture, en des termes laissant peu de suspense quant à la décision sur le fond, attendue fin juin.

Paradoxalement, le collège a vu ses candidatures doubler et va créer une classe supplémentaire en septembre. Mais il garde «un sentiment d'injustice» et «d'acharnement», explique son directeur Idir Arab: «Vous avez un petit projet qui marche dans un quartier où tout s'effondre, pourquoi aller le fermer ?»

Le collège, où les enseignants sont de toutes confessions et les tenues vestimentaires très diverses, réclame en vain depuis des années à passer sous contrat. «Ils parlent de séparatisme mais c'est nous qui subissons ce séparatisme», regrette M. Arab, également blessé par la condamnation sans réserve du collège par M. Estrosi.

Dans ce contexte, la proposition du maire de Nice de louer de nouveau la vaste salle du palais Nikaïa pour la fin du ramadan, envoyée aux associations cultuelles moins de 48 heures avant la fête, est restée lettre morte en avril.

De même, les options se réduisent pour le sacrifice de l'Aïd al-Adha, ou Aïd el-Kébir, qui débute dimanche en France, après que le dernier site agréé dans le département pour accueillir les fidèles a été épinglé par la justice. Plus de 600 ovins et 45 bovins y ont été saisis fin mai.

Par comparaison, cinq sites sont agréés dans le Var voisin. Résultat: à Nice, beaucoup de familles se sont résolues à envoyer l'argent du sacrifice à l'étranger.

Contactés par l'AFP, M. Estrosi n'a pas donné suite tandis que M. Moutouh n'a pas pu répondre en raison de la réserve électorale.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.