L'Iran juge «  irresponsable » la décision du Canada de mettre les Gardiens sur sa liste noire

Le Canada peut désormais geler les biens et poursuivre en justice les membres de l'organisation. Et toutes les transactions financières sont également interdites.  La décision d'Ottawa survient dans un contexte de grande tension depuis plusieurs années entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 2012. (AFP).
Le Canada peut désormais geler les biens et poursuivre en justice les membres de l'organisation. Et toutes les transactions financières sont également interdites. La décision d'Ottawa survient dans un contexte de grande tension depuis plusieurs années entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 2012. (AFP).
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Publié le Jeudi 20 juin 2024

L'Iran juge «  irresponsable » la décision du Canada de mettre les Gardiens sur sa liste noire

  • Le Canada a annoncé mercredi d'avoir inscrit les Gardiens de la Révolution sur sa liste noire car l'Iran a fait "preuve de mépris pour les droits de l'Homme"
  • Il s'agit d'"une mesure hostile", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanani, dans un communiqué

TEHERAN: L'Iran a condamné jeudi comme "irresponsable" la décision du gouvernement canadien de mettre sur sa liste d'entités terroristes les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

Le Canada a annoncé mercredi d'avoir inscrit les Gardiens de la Révolution sur sa liste noire car l'Iran a fait "preuve de mépris pour les droits de l'Homme" et a démontré une "volonté de déstabiliser l'ordre international".

Il s'agit d'"une mesure hostile", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanani, dans un communiqué.

"Cette action irresponsable et provocatrice s’inscrit dans la mauvaise voie que le gouvernement canadien a empruntée depuis plus d’une décennie", a-t-il ajouté, en précisant que Téhéran se réservait le droit d'apporter "une réponse (...) proportionnée".

Le Canada peut désormais geler les biens et poursuivre en justice les membres de l'organisation. Et toutes les transactions financières sont également interdites.

La décision d'Ottawa survient dans un contexte de grande tension depuis plusieurs années entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 2012.

Le Canada suit les Etats-Unis qui avaient placé les Gardiens de la Révolution sur leur liste noire en 2019, alors que certains hommes politiques européens appellent leurs pays à faire de même.

Depuis la contestation déclenchée en 2022 en Iran par la mort de Mahsa Amini, jeune femme décédée en détention après avoir été arrêtée par la police des mœurs, Ottawa a pris plusieurs salves de sanctions contre des organisations et responsables iraniens accusés d'être complices du régime.

Le Canada a notamment banni de son territoire 10.000 responsables iraniens, dont les membres des Gardiens de la Révolution.

Ottawa avait déjà placé sur la liste noire la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens.

Comme plusieurs autres pays, le Canada poursuit l'Iran devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour que Téhéran soit tenu légalement responsable d'avoir abattu un Boeing ukrainien en 2020.

Le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines, effectuant une liaison entre Téhéran et Kiev, a été abattu le 8 janvier 2020, peu après son décollage, provoquant la mort de 176 personnes, en majorité des Iraniens et des Canadiens.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
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  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com