Les JO de Paris aspirés par la crise politique en France

Les JO de Paris aspirés par la crise politique en France
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Publié le Mardi 25 juin 2024

Les JO de Paris aspirés par la crise politique en France

A un mois de l'ouverture, les JO de Paris se retrouvent aspirés par la crise politique française ouverte après la convocation surprise d'élections législatives aux conséquences incertaines alors que la France doit accueillir le monde entier.

En décidant de dissoudre l'Assemblée, à la suite d'une claque électorale pour le camp présidentiel et près de 40% de voix à des partis d'extrême droite, Emmanuel Macron a lancé une élection à haut risque juste avant une édition olympique, une situation inédite selon les spécialistes.

La maire PS de la ville hôte, Anne Hidalgo, a qualifié cette décision prise avant les JO d"extrêmement troublante". Car autant à droite qu'à gauche, dans les collectivités et au gouvernement, c'est l'union sacrée autour des JO qui prime depuis plusieurs années.

 

- "protéger les JO des turbulences politiques" -

 

Bien consciente du risque d'envoyer les Français aux urnes trois semaines avant les JO, dans une France fracturée et avec un scénario possible qu'elle soit ingouvernable, la présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a elle carrément appelé à "une trêve olympique".

A la tête de l'organisation des transports (IDFM), enjeu crucial des Jeux, elle a sommé ses troupes "de montrer une unité nationale autour de ces Jeux et de les protéger des turbulences politiques". Candidate de la droite lors de la dernière présidentielle, elle voit actuellement son parti se déchirer car son président a décidé d'une alliance avec le Rassemblement national (RN).

Alors le président du CIO, Thomas Bach, a beau répéter "pas d'inquiétude" depuis quinze jours, les JO se retrouvent projetés dans l'arène politique.

Et deviennent même un argument électoral pour Emmanuel Macron, pour qui les Français vont les "intégrer dans leur choix". Prétendant à Matignon, le président du RN Jordan Bardella a rétorqué qu'il ne changerait rien à leur organisation s'il venait au pouvoir.

En réalité, les Français commençaient tout juste à s'intéresser à la chose olympique, notamment depuis l'arrivée de la flamme olympique à Marseille le 8 mai dernier.

Le boss des JO Tony Estanguet encaisse et se veut rassurant en expliquant que "les principales décisions" ont déjà été prises. Reste que le VRP en chef des Jeux voit l'avant JO complètement grignoté par une campagne électorale et ses nerfs de champion mis à rude épreuve.

"Estanguet lui il n'a pas d'élection, les calendriers ne sont pas les mêmes", a coutume de dire son entourage pour expliquer une certaine défiance de l'ancien céiste envers les élus. Les calendriers sont en train de se télescoper. "Il doit être vert", glissent à l'AFP plusieurs sources de l'écosystème olympique.

 

- "JO de 1936" -

 

C'est surtout l'après deuxième tour qui inquiète.

"Si le 8 juillet c'est Bardella, ce sera la sidération", explique une source politique à l'AFP. Qui sera aux manettes le soir de cérémonie d'ouverture sur la Seine le 26 juillet assis avec tous les chefs d'Etat étrangers? Où sera le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a passé des heures à préparer la sécurisation de cet évènement? Pas au gouvernement en cas de défaite de la majorité présidentielle, a-t-il déjà prévenu.

"Il y a clairement des questions qui se posent si le RN l'emporte", explique une source policière, craignant des affrontements urbains.

Poche de résistance au RN, qui y a fait moins de 10%, Paris "est une ville d'espérance", a expliqué Anne Hidalgo. "Venez, c'est un endroit où on va continuer à respirer", a-t-elle lancé pour répondre à ceux "qui s'inquiètent pour la situation française".

La trêve olympique, très peu pour l'ancien champion Guy Drut.

Membre du CIO, et ancien ministre des Sports sous Jacques Chirac, il assure qu'"il n'y avait aucune raison que ca se passe mal avec un gouvernement RN", se disant partisan d'une alliance entre LR et le RN.

"Les Jeux olympiques vont bien se passer. Les attentats à Munich en 1972 n'ont pas empêché les Jeux de se dérouler", a-t-il même dit au Monde. "Les propos de Guy Drut n'engagent que lui-même", a réagi auprès de l'AFP le comité d'organisation. Cette sortie a aussi indigné la ministre des JO, Amélie Oudéa-Castéra, qui pourrait ne plus être ministre quand les Jeux commenceront.

Ex-conseiller de François Mitterrand, et ancien soutien d'Emmanuel Macron, Jacques Attali ne mâche pas ses mots envers cette dissolution: "Faire ça avant les Jeux olympiques, c'est scandaleux. On devait avoir les JO de 1924 on va avoir ceux de 1936", a-t-il lâché dans un entretien au quotidien Libération.

Mais, dans ce tumulte, regarder les matches de foot de l'Euro et les épreuves olympiques seront au contraire "du positif", expliquent plusieurs sources.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.


Présidentielle: Bayrou souhaite une grande primaire entre "tous ceux qui rejettent les extrêmes"

Le maire sortant de Pau et candidat centriste du MoDem à sa réélection, François Bayrou, s’apprête à voter lors du premier tour des élections municipales françaises de 2026 à Pau, dans le sud-ouest de la France, le 15 mars 2026. (Photo : AFP)
Le maire sortant de Pau et candidat centriste du MoDem à sa réélection, François Bayrou, s’apprête à voter lors du premier tour des élections municipales françaises de 2026 à Pau, dans le sud-ouest de la France, le 15 mars 2026. (Photo : AFP)
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  • François Bayrou appelle à une grande primaire des forces démocrates et réformistes, de la social-démocratie aux gaullistes, pour désigner un candidat commun d’ici fin janvier ou début février 2027
  • Il estime qu’en l’absence d’un rassemblement, le risque d’un second tour opposant l’extrême droite à l’extrême gauche serait maximal et invite les candidats potentiels à clarifier leurs intentions dès la rentrée

PARIS: Face au "risque" d'un second tour Mélenchon-Le Pen en 2027, l'ex-Premier ministre centriste François Bayrou plaide, dans un entretien dimanche au Figaro, pour une grande primaire de "tous ceux qui rejettent les extrêmes", afin de désigner un candidat unique d'ici février.

Pour François Bayrou, "le risque maximum, c'est un deuxième tour entre l'extrême droite et l'extrême gauche" et cette "catastrophe" se produira "si nous ne portons pas au deuxième tour un candidat capable de rassembler tous les démocrates réformistes".

Or, selon le patron du MoDem, soutien d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022, aucun des prétendants déclarés au sein de cet espace politique n'est aujourd'hui en mesure de fédérer aussi largement.

Pas même Edouard Philippe, pourtant le mieux placé dans les sondages: "Il défend sa position, c'est légitime. Mais qui porte le profond renouvellement attendu?", regrette M. Bayrou.

Lui-même trois fois candidat à l'Elysée, l'ex-maire de Pau considère donc que "tous ceux qui rejettent les extrêmes doivent accepter d'organiser une compétition entre les candidats potentiels (...) du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu'aux gaullistes".

Une grande primaire où "chacun défend sa vision de l'avenir et un vote le plus ouvert possible a lieu fin janvier ou début février pour décider", ce qui laissera au lauréat "deux mois pleins de campagne", bien assez pour remporter un scrutin qui "se joue à la fin, parfois la dernière semaine", selon M. Bayrou.

Dans le cas contraire, faute d'une méthode pour départager les postulants, "si ça ne se fait pas par un accord large, parce que tout le monde est déraisonnable, ça se fera par effraction, par bousculade", prédit-il.

Quoi qu'il en soit, "tous ceux qui veulent se présenter doivent maintenant s'exprimer" d'ici septembre, car "la période des présentations, c'est la rentrée", avant "la décantation et la confrontation".

"Il faut sortir de l'ambiguïté générale (...) Il est temps d'y voir clair", insiste le leader centriste, qui énumère une liste de personnalités aux intentions plus ou moins claires, de Bernard Cazeneuve à Michel Barnier, en passant par Xavier Bertrand et Bruno Le Maire, jusqu'à François Baroin et Yaël Braun-Pivet.

Au passage, il vante les mérites de l'ex-commissaire européen Thierry Breton, "enraciné dans la grande famille démocrate et réformatrice" mais qui "n'a pas appartenu au pouvoir sortant" et qui dispose d'une "capacité à réunir très largement en raison de son expérience".


Risque de feux de forêt : la Gironde repasse en vigilance rouge

Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
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  • La Gironde repasse en vigilance rouge face au risque de feux de forêt, avec des températures pouvant atteindre 38 °C et de nouvelles restrictions pour prévenir les incendieS
  • Le mégafeu de Saumos, désormais maîtrisé mais toujours sous surveillance, a ravagé 42 000 hectares, détruit 240 maisons et entraîné l’évacuation de plus de 220 000 personnes

BORDEAUX: La Gironde, où 42.000 hectares ont brûlé en raison d'un mégafeu "fixé" le 1er août, est repassée samedi midi en vigilance rouge pour les risques de feux de forêt, le quatrième niveau sur une échelle de cinq, a annoncé la préfecture.

La décision, prise "au regard de l'évolution météorologique défavorable", avec des pointes de chaleur avoisinant les 38°C dans le Sud-Ouest selon Météo-France, "entraîne le renforcement des mesures de prévention et de restriction", précise la préfecture dans un communiqué. Les manifestations festives, sportives et culturelles sont notamment interdites dans les "espaces exposés" des "communes à dominante forestière".

Dans l'ensemble du département, plusieurs activités susceptibles de provoquer des incendies sont interdites : utiliser un chalumeau pour débroussailler ou des lanternes volantes, brûler des déchets verts, tirer des feux d'artifice, sauf ceux d'initiative publique depuis une plage, en dehors des zones exposées et en direction du large.

L'incendie déclenché le 22 juillet à Saumos, à l'ouest de Bordeaux, a brûlé 42.000 hectares - une superficie correspondant à quatre fois celle de Paris -, détruit 240 maisons et contraint à l'évacuation de plus de 220.000 personnes. Ce mégafeu, le plus dévastateur depuis 1949, est considéré comme "maîtrisé" par les autorités, mais reste sous surveillance étroite.