Le marché des sukuk de la région MENA fait un bond de 48 % pour atteindre 6,2 milliards de dollars selon Bloomberg 

Le marché des sukuk a connu une forte croissance, stimulée par la demande mondiale d'investissements conformes à la charia. (Shutterstock)
Le marché des sukuk a connu une forte croissance, stimulée par la demande mondiale d'investissements conformes à la charia. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 27 juin 2024

Le marché des sukuk de la région MENA fait un bond de 48 % pour atteindre 6,2 milliards de dollars selon Bloomberg 

  • Le marché des sukuk a connu une forte croissance, stimulée par la demande mondiale pour des investissements conformes à la charia
  • L'Arabie saoudite est arrivée en tête avec 33,6 milliards de dollars émis sur les marchés des capitaux locaux et internationaux, suivie par la Malaisie avec 4,3 milliards de dollars et les Émirats arabes unis avec 2,9 milliards de dollars

RIYAD : Les émissions de sukuk au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont bondi de 48 % pour atteindre 6,2 milliards de dollars au cours du premier semestre de 2024, sous l'impulsion de projets verts et sociaux, selon une nouvelle analyse.

La croissance du secteur des obligations islamiques a été principalement stimulée par les émissions liées à l'environnement, à la société et à la gouvernance ainsi que par les émissions souveraines, reflétant les efforts pour diversifier les bases de financement et capitaliser sur l'intérêt croissant des investisseurs pour les portefeuilles de finance islamique, selon les données des Capital Markets League Tables de Bloomberg.

Le marché des sukuk a connu une forte croissance, stimulée par la demande mondiale pour des investissements conformes à la charia. Ces instruments jouent un rôle crucial dans le financement des infrastructures, des projets verts et des initiatives sociales, attirant les investisseurs éthiques et reflétant une tendance vers la finance durable.
Selon l'analyse de Bloomberg, l'Arabie saoudite a mené la croissance avec cinq émissions de sukuk totalisant 3,98 milliards de dollars, tandis que les Émirats arabes unis ont représenté les 2,25 milliards de dollars restants grâce à trois émissions.

Les banques de la région ont dominé le marché, avec la Emirates Islamic Bank réalisant une émission inaugurale significative de 750 millions de dollars.

Cette tendance positive souligne l'engagement du secteur financier islamique envers les investissements ESG, en particulier à la lumière des annonces majeures de financement climatique des Émirats arabes unis lors de la COP28 l'année dernière.

En revanche, bien qu'il offre des taux et des conditions compétitifs par rapport aux prêts conventionnels, le marché des prêts islamiques dans la région MENA a vu des volumes d'environ 13,35 milliards de dollars au premier semestre de 2024, marquant une baisse de 21 % en glissement annuel.

Cela reflète le niveau d'activité observé sur le marché obligataire depuis la pandémie.

Au cours du premier semestre de l'année, le secteur a été principalement propulsé par les emprunts souverains mondiaux. L'Arabie saoudite est arrivée en tête avec 33,6 milliards de dollars émis sur les marchés des capitaux locaux et internationaux, suivie par la Malaisie avec 4,3 milliards de dollars et les Émirats arabes unis avec 2,9 milliards de dollars.

Les transactions significatives comprenaient l'émission par l'Arabie saoudite de sukuk de 5 milliards de dollars répartis en tranches de trois, six et dix ans et l'émission par Bahreïn d'un sukuk de 1 milliard de dollars sur sept ans.

« L'expansion continue des émissions de dette islamique de la région MENA s'aligne sur les tendances plus générales de l'espace des revenus fixes, tout en soulignant l'intérêt accru des émetteurs pour la dette durable et une volonté de diversifier les portefeuilles », a déclaré Venty Mulani, spécialiste des données pour les revenus fixes durables chez Bloomberg LP.

Elle a ajouté : « Au second semestre, nous pouvons nous attendre à une croissance continue, en particulier pour les sukuk liés à l'ESG, reflétant un engagement plus profond pour la finance durable dans la région MENA. »

Fitch Ratings a prévu en avril que les émissions mondiales de sukuk continueraient à croître jusqu'à la fin de l'année, alimentées par des besoins croissants en financement et en refinancement.

L'agence de notation a noté que le développement régulier du marché sera soutenu par les efforts de diversification économique dans les pays du Conseil de coopération du Golfe et par la maturation du marché des capitaux d'emprunt.
Cependant, les risques potentiels pour les émissions comprennent l'évolution des exigences de la charia impactant le risque de crédit, les incertitudes géopolitiques et les fluctuations des prix du pétrole.

« Les entreprises et les projets resteront probablement dépendants du financement bancaire, mais la poussée gouvernementale pour développer le marché des capitaux d'emprunt et réduire la dépendance aux banques pourrait stimuler les émissions de sukuk », a déclaré Fitch dans le rapport.

De plus, le marché des capitaux d'emprunt dans les pays du CCG a atteint 940 milliards de dollars d'encours de sukuk et est en bonne voie pour dépasser la barre des 1 000 milliards de dollars.

« Environ 80 % des sukuk du CCG sont désormais de qualité investissement, et le marché des capitaux d'emprunt dans les pays du CCG est en bonne voie pour dépasser les 1 000 milliards de dollars d'encours. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Malaisie resteront probablement parmi les émetteurs de sukuk les plus actifs », a déclaré Bashar Al-Natoor, responsable mondial de la finance islamique chez Fitch Ratings.

Fitch a indiqué que l'encours mondial des sukuk a augmenté de 10 % en glissement annuel pour atteindre 867 millions de dollars à la fin du premier trimestre, les pays du CCG représentant 35 % de ce montant.

Le rapport a souligné que la Malaisie reste le plus grand marché mondial pour ces obligations islamiques, avec environ 60 % de son marché de capitaux d'emprunt en ringgit sous forme de sukuk.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.