La ministre des Armées défend les « résultats » militaires français au Sahel

La ministre française de la Défense Florence Parly prononce un discours lors d'une cérémonie d'hommage à deux soldats français du 2e régiment de Hussards tués au Mali le 2 janvier 2021. (AFP)
La ministre française de la Défense Florence Parly prononce un discours lors d'une cérémonie d'hommage à deux soldats français du 2e régiment de Hussards tués au Mali le 2 janvier 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 10 janvier 2021

La ministre des Armées défend les « résultats » militaires français au Sahel

  • La ministre française des Armées Florence Parly a défendu dimanche les « résultats » obtenus par l'opération militaire antidjihadiste française au Sahel
  • Mme Parly en a profité pour rejeter avec force les soupçons de bavure entourant une récente frappe aérienne de la force Barkhane

PARIS : La ministre française des Armées Florence Parly a défendu dimanche les « résultats » obtenus par l'opération militaire antidjihadiste française au Sahel, qui entre dans sa neuvième année et s'attire des critiques croissantes d'enlisement.

Mme Parly en a profité pour rejeter avec force les soupçons de bavure entourant une récente frappe aérienne de la force Barkhane, des témoignages locaux évoquant une frappe sur un mariage dans le centre du Mali, alors que Paris assure n'avoir tué que des djihadistes.

Les militaires français au Mali, dont cinq ont récemment été tués et six blessés en deux semaines, « sont engagés parce que nous sommes dans un combat contre le terrorisme », a-t-elle fait valoir dans l'émission « Questions politiques » sur France Inter et FranceInfoTV, en partenariat avec Le Monde.

« 600 personnes en 2020 au Burkina Faso ont perdu la vie dans ces attaques » et « au Mali, l'ONU dit que la moitié des victimes des engins explosifs improvisés (...) sont des victimes civiles », a-t-elle rappelé.

« Nous visons à ce que, petit à petit, les forces armées du Sahel, que la force conjointe (du G5 Sahel, ndr) aient la capacité d'assurer la sécurité au Sahel. Cette sahélisation nécessite qu'on l'accompagne. La France, mais aussi les Européens et d'autres pays l'accompagnent », a-t-elle dit.

« C'est une stratégie qui nécessite des efforts dans la durée », a-t-elle poursuivi, mais le « probable » retrait prochain de 600 militaires français envoyés en renfort l'an dernier au Sahel « ne remet pas en question la présence française ».

« Ce que nous voulons ce sont des résultats. Et c'est qui se passe », a-t-elle souligné en assurant que « des progrès ont été réalisés » et en rappelant que l'armée française avait notamment tué ces derniers mois plusieurs hauts dirigeants des groupes djihadistes sahéliens.

En revanche « la question que je pose c'est de savoir comment ce dispositif doit s'adapter », car « nous n'avons pas vocation à être éternels au Mali », a-t-elle répété. Un sommet est prévu en février entre Paris et ses partenaires sahéliens pour évaluer la situation, un an après le sommet de Pau (sud de la France).

Interrogée sur la polémique entourant des frappes survenues dimanche dernier dans le centre du Mali, Mme Parly a réitéré les dénégations exprimées par l'état-major français, en estimant que « beaucoup de gens disent beaucoup de choses, et beaucoup de choses totalement inexactes ».

Des villageois et une association de défense de l'ethnie peule affirment qu'une frappe aérienne, dont certains affirment qu'elle a été menée par hélicoptère, a tué une vingtaine de personnes lors d'un mariage dans le village de Bounti (centre).

« Le 3 janvier, nous avons, après un action de reconnaissance et de renseignement, identifié un groupe terroriste à proximité de la localité de Bounti. Nous avons engagé deux avions de la chasse française qui ont éliminé des dizaines de djihadistes », a affirmé la ministre.

« Nous n'avons engagé aucun hélicoptère sur la zone » et « il n'y avait ni mariage, ni femmes ni enfant, et qu'il s'agissait exclusivement d'hommes », a-t-elle martelé. « Ce n'est pas la première fois qu'on nous parle d'hélicoptères qui en définitive n'ont pas volé ».


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.